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ESTOMAC

vance un pou dans l'hypochondre droit; il est maintenu en place par l'œsophage et le duodénum avec lesquels il se continue et par des feuillets séreux qui de l'estomac se rendent au foie et à la rate, épiploons gastro-hépatique, gaslro-spléniquc.

Il est dirigé de haut en bas, de gauche à droite et d'avant en arrière. Il a une forme qui l'a fait comparer à une cornemuse ou à un cône recourbé sur lui-même.

Nous lui décrirons une surface extérieure et une surface intérieure.

Surface extérieure. — Elle présente une face antérieure, une face postérieure, une grande courbure ou bord convexe, une petite courbure ou bord concave, une grosse tubérosité, une extrémité œsophagienne, une extrémité cardiaque.

Face antérieure (fig. 7 7, 2). — En rapport avec le diaphragme, le foie , les six dernières côtes gauches , la paroi abdominale ; dans l'état de distension les rapports de l'estomac avec la paroi abdominale sont beaucoup plus étendus et plus immédiats.

Face ^postérieure. — En rapport avec le mésocôlon transverse, la troisième portion du duodénum, le pancréas , l'aorte et les piliers du diaphragme et médiatement avec la colonne vertébrale.

Grande courbure, bord convexe, bord inférieur. — 11 donne attache au grand épiploon; il est en rapport avec les dernières côtes, la paroi abdominale et le côlon transverse.

Petite courbure, bord concave, bord supérieur. — Ce bord donne attache à l'épiploon gastro-hépatique; il est en rapport avec l'aorte, les piliers du diaphragme, le tronc cceliaque, le lobule de Spigel, le plexus solaire.

Nous avons examiné les rapports des faces et des bords de l'estomac dans son état de vacuité ; lorsque cet organe est distendu , et surtout lorsque la paroi abdominale a été enlevée, les rapports sont un peu différents : ainsi la face antérieure devient supérieure, la face postérieure devient inférieure, le bord inférieur ou grande courbure devient antérieur, et le bord supérieur ou petite courbure devient postérieur. L'état de distension fait également varier l'angle d'insertion de l'extrémité œsophagienne avec l'œsophage.

Grand cul-de-sac. — Formé par toute la portion située à gauche de l'extrémité cardiaque de l'estomac. Il donne attache à l'épiploon gastro-splénique, remplit l'hypochondre gauche, et est en rapport avec la moitié gauche du diaphragme et avec la rate ; en arrière il

transverse. — 9. Côlon descendant. — 10. Rectum. — 11. Foie. — lâ. Vesi-

eiùc biliaire coupée. — 13. Veines sus-hépatiques adhérentes au tissu du foie.

14. Rate. — 15. Vessie, recouverte incomplètement par le péritoine.

A. Aorte. — B. Veine cave inférieure. — C. Diaphragme et les deux feuillet séreux qui recouvrent ses deux faces.

iPLÀNCHNOLOGIË.

repond à l'extrémité gauche du pancréas, au rein et à la capsule surrénale gauche.

Petit cul-de-sac de l'estomac. — On donne ce nom et celui d'antre du pylore à une dilatation peu prononcée qu'on remarque à 6 centimètres environ de l'extrémité pylorique , sur la petite courbure de l'estomac au moment où l'extrémité inférieure se recourbe pour se confondre avec la première portion du duodénum.

Extrémité œsophagienne. — Elle est en rapport avec le lobe gauche du foie en avant , en arrière avec le lobe de Spigel ; cette extrémité est recouverte par le péritoine qui embrasse l'extrémité inférieure de l'œsophage et se replie sur le diaphragme.

Extrémité pylorique. — Elle occupe l'extrémité droite de l'estomac, regarde à droite, en arrière et en haut; elle est en rapport à droite, avec la vésicule biliaire et le foie, en bas avec le grand épipîoon, et avec la tète du pancréas.

Surface intérieure et valvule pylorique. — Cette surface est formée par la membrane muqueuse; elle présente d'important à considérer : Y orifice œsophagien, Y orifice duodénal et la valvule pylorique.

Vorifice œsophagien , orifice cardiaque, cardia, regarde directement en haut: il est très dilatable, ne présente point de valvule ni de muscle sphincter ; il présente des plis radiés qui s'effacent par la distension et un bord frangé formé par l'épithélium de la muqueuse œsophagienne.

Vorifice duodénal regarde en arrière et un peu en haut ; beaucoup plus étroit que l'orifice cardiaque, il est peu dilatable; il présente en outre un repli valvulaire et circulaire formé par la membrane muqueuse de l'estomac et celle du duodénum, et doublé par un cercle musculaire , véritable muscle sphincter dont la contraction rétrécit l'orifice pylorique.

Structure de l'estomac.

Ucstomac est formé par quatre tuniques : une tunique séreuse, Une musculeuse, une fibreuse, une muqueuse.

Tunique séreuse. — Nous reviendrons sur cette tunique séreuse en décrivant le péritoine; nous dirons ici seulement qu'elle recouvre l'estomac en entier, excepté à l'insertion des épiploons sur la grande et la petite courbure et sur le grand cul-de-sac, qu'elle est beaucoup moins adhérente au voisinage de l'insertion des épiploons que sur ses faces antérieure et postérieure, enfin que l'estomac se distend en écartant les feuillets qui constituent chaque épipîoon.

Tunique musculeuse. — On admet généralement pour la membrane muqueuse de l'estomac trois plans de fibres :

1° Un plan superficiel, ou fibres longitudinales. Elles sont la continuation des fibres longitudinales de l'œsophage ; au niveau de

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