‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 408 sur 617 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

v Surface de la raie,

La rate se trouve constituée par mie tunique péritonéale, nue membrane fibreuse propre, qui forme une multitude (Je cloisons renfermant une bouc couleur lie de vin, des granulations, des vaisseaux et des nerfs.

Tunique séreuse. — Le péritoine enveloppe la rate dans toute son étendue, à l'exception du point où s'insère l'épiploon gastro-splénique,

Membrane fibreuse. — Cette membrane présente une face externe adhérente au péritoine, une face interne de laquelle partent des prolongements fibreux qui forment des cloisons qui divisent la rate en un certain nombre de lobes indépendants. Arrivée au hile de la rate, cette membrane fibreuse se replie sur les vaisseaux et pénètre avec eux dans l'intérieur de l'organe ; de la face profonde de ce prolongement partent des prolongements qui complètent le cloisonnement de la rate.

Chacune des cellules qui constituent la rate contient une matière couleur lie de vin désignée sous le nom de boue splénique. Si l'on pousse une injection d'eau dans l'artère splénique, cette injection revient d'abord bourbeuse par la veine, puis elle devient claire; la boue splénique a été entraînée par l'injection. La rate se présente alors sous l'apparence d'un tissu blanc aréolaire composé de lames qui s'entrecroisent dans tous les sens. Ces prolongements, connus sous le nom de trabécules, interceptent dans la rate des espaces qui contiennent la substance même de cet organe; ils ont été considérés comme de nature musculaire. Kolliker a découvert, dans la rate du cochon, des fibres musculaires de la nature de celles qu'il appelle fibres-cellules musculaires ; ces fibres n'ont pas été retrouvées chez l'homme , où l'on ne voit dans les trabécules qu'un mélange de fibres blanches et de fibres élastiques jaunes.

Dans les espaces compris entre les parois des trabécules on trouve le tissu propre de la rate formée : 1° De petites granulations découvertes par Malpighi, et mieux décrites par Sanders et Kolliker. Ces corpuscules sont éparpillés sur le trajet des divisions artérielles, où ils sont attachés comme s'ils étaient des excroissances de leurs parois ; ils ne peuvent être aperçus que très difficilement dans l'espèce humaine, où leur volume est très petit. Ces corps sont des petits sacs qui contiennent des cellules à noyaux, des noyaux libres; leur paroi est formée d'une membrane analogue à celle des vaisseaux. 2° Entre ces corpuscules se trouve la boue splénique soutenue par les divisions des trabécules; elle contient des capillaires extrêmement fins; elle est composée de cellules h noyaux sphériques analogues à celles des corpuscules de Malpighi;

SPLANCHNOLOGIE.

Artères. — La rate reçoit une artère extrêmement volumineuse, Yartère splénique; ce vaisseau est remarquable par ses flexuosités.

Peines. — La veine splénique présente un volume extrêmement considérable : c'est une des principales racines de la veine porte ; elle est aussi volumineuse que la mésaraïque supérieure ; elle remplit la rate de divisions tellement nombreuses, qu'on pourrait considérer cet organe comme un plexus veineux dont les branches seraient soutenues par des cloisons fibreuses.

Vaisseaux lymphatiques. — Ils sont très nombreux, divisés en superficiels et profonds ; quelques-uns se portent de la rate à l'estomac ; d'autres se rendent aux ganglions situés dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-splénique.

Nerfs. — Ils viennent du plexus solaire, plexus splénique ; ils sont très volumineux et peuvent être suivis profondément dans l'épaisscur de l'organe.

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