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POUMONS

et à la partie postérieure de la cavité pectorale par deux étroits replis de la plèvre, appelés ligaments pulmonaires; tous deux de forme triangulaire, s'insérant par leur base sur la paroi du diaphragme et par leur sommet à l'extrémité inférieure du poumon.

Fie, 85.

Cavité thoracique.

1 . Poumons. — 2. Péricarde. — 3. Médiastm antérieur. — 4. Plèvre. — 5. Larynx. — 6. Corps thyroïde. — 7. Trachée. — 8. Veine cave supérieure. —

fc 9. Tronc veineux brachio-céphalique droit. — 10. Tronc veineux brachio-céphalique gauche. — 41, 11. Veine jugulaire interne. — 12. Veine thyroïdienne inférieure. — 13. Tronc artériel brachio-céphalique. — 14. Artère carotide primitive gauche. — 1 5. Artère carotide primitive droite.

558 SPL ANCHN0L0G1E.

Bord antérieur. — Sinueux à gauche, rectilignc à droite, il répond à gauche à la pointe du cœur, à droite à l'oreillette droite et n la veine cave supérieure; il est échancré au niveau de ces organes.

Bord pQsèérimr. ■ — Épais, il est logé dans la gouttière vertébrocostale.

Base. — Elle est concave pour s'accommoder à la voussure du diaphragme. Cette base s'enfonce en arrière dans le sinus que forment le diaphragme et la paroi postérieure du thorax; à droite la base du poumon est plus excavéc, et répond au foie dont elle est séparée par le diaphragme.

Sommet. — Obtus , en rapport avec l'artère sous-clavière qui l'embrasse, il s'élève au-dessous de la première côte. La partie du poumon en rapport avec cet os est légèrement déprimée.

Le volume des poumons est plus considérable chez les individus bien musclés, robustes ; il est plus grand dans l'inspiration que dans l'expiration; il diminue considérablement de volume par l'effet de la compression par un liquide épanché dans les plèvres ou le développement d'une tumeur. L'atrophie qui résulte de la compression n'est qu'apparente, car on peut, à l'aide de l'insufflation, lui rendre son volume primitif.

Le poumon droit est plus large, plus court et plus volumineux que le poumon gauche.

Le poumon est plus léger que l'eau : ce phénomène tient à la quantité d'air qui le pénètre, et dont on ne peut le débarrasser par la pression. Le poumon d'un fœtus qui n'a pas respiré est plus lourd que l'eau.

La couleur du poumon varie suivant les âges : d'un blanc rosé après la naissance, il devient grisâtre chez l'adulte et chez le vieillard; chez ce dernier surtout on rencontre des lignes, des plaques noirâtres qui circonscrivent des polygones plus ou moins réguliers.

Le poumon cède facilement à la main qui le presse, diminue de volume par l'expulsion d'une portion de l'air qu'il contient, et fait entendre à la pression un bruit désigné sous le nom de crépitation I il jouit d'une grande élasticité et possède une tendance constante à revenir sur lui-même et à chasser en partie l'air qu'il renferme.

Structure du poumon.

Le poumon est formé d'un tissu propre, enveloppé par un sac séreux, la plèvre, doublé par une membrane fibreuse.

Tissu propre du poumon.

Nous avons déjà vu que le poumon gauche était divisé par la scissure interlobaire en deux lobes, et le poumon droit en trois lobes. Si l'on examine les lobes du poumon après l'insufflation de l'or-

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