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POILS ET FOLLICULES PILEUX

La peau de l'homme n'est pas couverte aussi complètement de poils que celle des animaux. Cependant, excepté à la paume des mains et à la plante des pieds, on trouve sur les téguments de petits poils très fins et très courts qui ont reçu le nom de duvet. Dans certaines régions, les poils ont des dimensions beaucoup plus grandes et ont reçu des noms particuliers, selon les régions où ils se développent : à la tète, ce sont les cheveux ; à la face, la barbe, la moustache, etc.

Le système pileux (fig. 93, 6 et 7) est plus développé chez l'homme que chez la femme; il offre une coloration, une longueur, une consistance et un diamètre variables suivant les individus, et surtout suivant les races.

Le poil prend son origine d'un follicule, follicule pileux, situé dans l'épaisseur du derme, traverse l'épiderme en passant dans un canal qui lui est particulier, et vient par son extrémité libre faire saillie à l'extérieur.

La partie qui sécrète le poil, papille pileuse, est renfermée dans une petite poche qui est le follicule pileux.

Le follicule pileux est une espèce de petit cul-de-sac oblong ouvert à l'extérieur par un goulot qui donne passage au poil. D'après M. Dutrochct, la membrane du follicule est composée de trois feuillets : le feuillet interne est épidermique ; le feuillet moyen est vasculaire; le feuillet externe, par conséquent le plus éloigné du bulbe pileux, est fibreux.

La papille pileuse occupe le fond du follicule pileux ; elle est très courte et son sommet est reçu dans la base du cheveu creusé en cône. Cette papille reçoit des nerfs et des vaisseaux très nombreux.

ORGANES DES SENS

Structure du poil. — Au sommet de la papille se trouve un petit cône de nature cornée qui la coiffe pour ainsi dire, puis se forme un second cône qui repousse le premier, et ainsi de suite. C'est cette série de cônes qui forme le poil, de telle sorte que le poil se trouve constitué par la réunion d'un grand nombre de petits cornets superposés; au microscope il paraît comme formé par de petites lames imbriquées de haut en bas, de telle sorte qu'il est toujours facile de distinguer l'extrémité libre du poil de son extrémité adhérente. Le poil est percé à son centre d'un petit tube qui n'est autre chose que le petit orifice qui existait sur le cône qui recouvre le sommet de la papille pileuse. La partie corticale du poil forme donc une espèce de gaine épidermique incolore ; la matière colorante se trouve enfermée dans le tube central, disséminée au milieu d'une substance à disposition aréolaire.

Suivant quelques anatomistes, l'épiderme, après avoir tapissé le follicule, se réfléchit sur la face externe du poil en lui formant une gaine épidermique ; suivant d'autres , l'orifice du follicule serait recouvert par l'épiderme, de telle sorte que la présence de l'épiderme met obstacle au passage du poil à l'extérieur: dans cette hypothèse celui-ci se recourberait et se contournerait en spirale avant de passer à l'extérieur. Quoi qu'il en soit, il n'est pas possible de nier la nature épidermique de la lame interne du follicule, et la difficulté qu'éprouve le poil à paraître à l'extérieur implique tout aussi bien un rétrécissement qu'une oblitération du goulot.

Le siège du toucher réside, avons-nous dit, dans la peau et à l'origine des membranes muqueuses. Le sens tactile n'est pas partout égal : ainsi il est très développé à la pointe de la langue, à la face palmaire des premières phalanges; il l'est déjà moins au niveau des secondes phalanges; il présente au contraire un développement infiniment moindre à la peau de la face dorsale de la main, du dos, de la poitrine, et surtout au milieu du bras et de la cuisse.

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