CORPS STRIÉ
culaire. Ce noyau blanc central est désigné par Vieussens sous le nom de double centre semi-circulaire.
Fig. 108.
Cinquième ventricule et partie supérieure des ventricules latéraux , d'après Vicq d'Âzyr.
A. Substance corticale. — B. Substance blanche ou médullaire sur laquelle on voit de petits points correspondant aux vaisseaux du cerveau coupés dans la préparation. — C. Sillon qui sépare les lobes antérieurs du cerveau. — D. Sillon qui sépare les lobes postérieurs. — E. Lamelles blanches et grises qui entrent dans la structure des circonvolutions. — 1. Corps striés sur lesquels on voit de petites veines qui passent sous le tœnia semicircularis. — 2. Fibres transversales appartenant au corps calleux. — 3. Prolongements antérieurs des ventricules latéraux. — <4. Parois écartées du septum lueidum. — 5,5. Espace compris entre les deux lames du septum lueidum ou cavité du cinquième ventricule, dont on ne voit que la moitié inférieure. — G. Pilier postérieur de la voûte à trois piliers. — 7. Lame cornée. — 8. Ergot de Morand. — - 9. Cavité digitale ou ancyroïde. — 10. Coupe du bourrelet du corps calleux. — 11. Extrémité supérieure de la corne d'Ammon. — 12. Plexus cboro'ùle.
NÉVROLOGIE.
2° Couclies optiques.
On désigne sous le nom de couehes optiques deux renflements volumineux, ovoïdes, qui constituent les parois latérales du troisième ventricule, et dont les faces supérieures forment le plancher des ventricules latéraux.
Les couches optiques présentent les rapports suivants : elles sont situées en avant des tubercules quadrijumeaux, en arrière et eu dedans des corps striés. On leur considère :
Une face supérieure recouverte par le plexus choroïde et la voûte à trois piliers ; elle présente un renflement, désigné par Vicq d'Azyr, sous le nom de tubercule antérieur de la couche optique. C'est de cette saillie que partent les fibres blanches qui se rendent aux tubercules mamillaires correspondants, pour former le pilier antérieur de la voûte; elle est séparée du corps strié par ia lame cornée et la bandelette demi-circulaire.
Une face interne, séparée de la face supérieure par les freins de la glande pinéalc; la moitié antérieure de cette face forme la paroi du ventricule moyen ; la moitié postérieure répond aux tubercules quadrijumeaux. Les faces internes des deux couches optiques sont réunies par la commissure molle, commissure grise, que nous avons déjà décrite.
Une face externe, confondue avec le corps strié et l'hémisphère correspondant; de cette face partent des faisceaux blancs qui vont se jeter dans la substance blanche de l'hémisphère .
Une extrémité antérieure, étroite, embrassée par le corps strié et contournée par le pilier correspondant de la voûte. L'intervalle compris entre le pilier et la couche optique constitue le trou de Monro, orifice de communication entre le troisième ventricule et les ventricules latéraux.
Une extrémité postérieure continue en dedans avec les tubercules quadrijumeaux, et en rapport, en dehors, avec les piliers postérieurs de la voûte et le plexus choroïde qui la contourne.
En soulevant cette extrémité on trouve deux renflements qui sont les corps genouillés, distingués en interne et en externe.
Le corps genouillé interne, plus saillant et moins volumineux que l'externe, est réuni, par une bandelette blanche, à son extrémité postérieure et interne, au tubercule quadrijumeau postérieur ; son extrémité antérieure et externe est l'origine de la racine interne du nerf optique.
Le corps genouillé externe est plus volumineux, d'une couleur plus blanche que l'interne; il est réuni, par une bandelette blanche, au tubercule quadrijumeau antérieur; à son extrémité antérieure se trouve la racine externe du nerf optique.
VENTRICULES LATÉRAUX
3° Cavité digitale ou ancyroïde.
On donne ce nom au prolongement postérieur des ventricules latéraux; cette arrière-cavité commence au niveau du bourrelet du corps calleux au moment où le ventricule change de direction, et elle se prolonge en pointe, à une distance plus ou moins grande, dans le lobe postérieur du cerveau.
Cette cavité (fig. 108, 9) présente une paroi supérieure formée par la face inférieure de la corne postérieure du corps calleux; une paroi inférieure et interne, refoulée par une circonvolution retournée qui forme une saillie plus ou moins prononcée, désignée sous le nom d'ergot de Morand, petit hippocampe (fig. 108, 8), dont le volume et la forme sont extrêmement variables ; on a vu manquer cette éminence chez un certain nombre de sujets.
B. Etag'c inférieur des ventricules latéraux.
L'étage inférieur du ventricule latéral présente : une paroi supérieure et externe, concave, formée par la corne sphénoïdale du corps calleux; une paroi inférieure et interne, formée par ]a corne d' Artimon, le corps frangé, le corps godronné; son extrémité inférieure se prolonge dans le lobe sphénoïdal du cerveau ; son extrémité supérieure se continue avec l'étage supérieur du ventricule latéral.
La lame cornée (fig. 108, 7) est une bandelette demi-transparente, épaisse, d'apparence cornée, située dans le sillon de séparation du corps strié et de la couche optique; elle est formée par la membrane ventriculaire qui présente, dans ce point, une épaisseur et une résistance plus considérable.
Au-dessous de la lame cornée on trouve la veine du corps strié ; enfin, au dessous de cette veine on rencontre la bandelette semi-circulaire (tœnia semi-circularis) .
La bandelette demi-circulaire est formée par des fibres médullaires en rapport, en haut, avec la veine du corps strié, en bas, avec le double centre semi-circulaire de Vieussens. D'après M. Foville, cette bandelette forme un cercle complet partant, en avant, du quadrilatère perforé, et se terminant, en arrière, au même espace; suivant d'autres anatomistes, MM. Longet, Sappey, elle se terminerait, en avant, dans les piliers de la voûte et dans la couche optique; son extrémité postérieure se perdrait dans la paroi supérieure de la portion réfléchie du ventricule latéral.
M. Foville a signalé une bandelette analogue à la précédente, située en dehors du corps strié dans l'étendue de la courbe qui détermine sa limite externe; cette bandelette est quelquefois très facile à voir chez les nouveaux-nés, d'autres fois on ne peut la trouver qu'à l'aide d'une dissection très délicate.
NÉVR0L0G1E.
Corne d'Âmmon. — Cette éminence, désignée encore sous le nom de pied d'hippocampe, est concave en dedans, convexe en dehors, large et épaisse en avant, où elle présente trois ou quatre saillies séparées par des sillons peu profonds; plus mince en haut, où elle se termine, sans démarcations distinctes, avec le bourrelet du corps calleux. La corne d'Ammon n'est autre chose qu'une circonvolution dédoublée et renversée en dedans.
Au devant de la corne d'Ammon, sur le prolongement des piliers postérieurs de la voûte, on trouve une lame de substance blanehe, inscrite dans le bord concave de la corne d'Ammon; c'est cette partie que l'on désigne sous le nom de corps frangé, corps bordé.
Si l'on soulève le corps frangé, on trouve, immédiatement audessous et en arrière, une bandelette de substance grise, située aussi dans la courbure de la corne d'Ammon, et désignée sous le nom de corps godronné, corps denté, corpus fimbriatum; en dedans et en haut elle fait suite au bourrelet du corps calleux, en avant et en bas elle se termine un peu en arrière de l'extrémité de la corne d'Ammon, se confondant avec la substance grise.
Dans les ventricules latéraux, se trouvent les plexus choroïdes qui ont été décrits avec la pie-mère.