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NERF OPTIQUE

Préparation des nerfs de l'orbite. — Les nerfs optique , moteur oculaire externe, pathétique, la branche ophthalmique de Willis , moteur oculaire commun, contenus dans l'orbite, doivent être étudiés simultanément. La préparation que nous avons indiquée page 357, pour Tarière ophthalmique, permet également de découvrir tous les nerfs de l'orbite ; la coupe dos fosses nasales, conseillée pour découvrir les branches terminales de l'artère ophthalmique , permet également de suivre les rameaux de la cinquième paire qui se rendent aux fosses nasales.

A partir du chiasma, le nerf optique marche de dedans en dehors et un peu de bas en haut, s'arrondit, pénètre dans l'orbite par le trou optique enveloppé par un prolongement de la dure-mère qui l'accompagne jusqu'au point où il se perd dans le globe de l'œil. Ce nerf se porte d'arrière en avant en décrivant une légère courbe à concavité interne, traverse la sclérotique un peu en dedans du diamètre transverse du globe de l'œil ; à son passage à travers la sclérotique il se rétrécit un peu, ce rétrécissement paraît porter plutôtsurses fibres que sur son enveloppe extérieure.

Il est en rapport à son passage au trou optique avec l'artère ophthalmique placée au-dessous de lui, plus en avant il passe dans une gaîne qui lui est fournie par les insertions postérieures des muscles de l'orbite ; dans le reste de son étendue il est en rapport avec du tissu cellulaire très abondant; le ganglion ophthalmique est situé à son côté externe, les nerfs ciliaires sont immédiatement en contact avec lui.

Dans l'intérieur de l'œil ses fibres primitives constituent la membrane nerveuse que nous avons décrite sous le nom de rétine.

NERF MAXILLAIRE INFÉRIEUR

C. Nerf buccal (fig. 126, 13; 127, 19, et 129, 7). — Plus interne et plus antérieur que le précédent, il envoie quelques filets au muscle ptérygoïdien externe, se dirige en bas et en dedans, passe entre le ptérygoïdien externe et l'apophyse coronoïde de la mâchoire, fournit quelques filets au bord antérieur du temporal, passe entre la branche de la mâchoire et le buccinateur, et arrive à la partie postérieure de ce muscle à la surface duquel il s'épanouit en un grand nombre de filets divergents. De ces rameaux les uns sont ascendants et se perdent sur la peau de la région malaire et buccale; un de ses rameaux s'anastomose avec le nerf facial derrière le canal de Sténon; d'autres, moyens, se portent horizontalement dans la peau de la joue; enfin, d'autres sont descendants, traversent le buccinateur et vont se porter à la muqueuse et aux glandules buccales, quelques filets vont à la peau et à la muqueuse des lèvres. D'après M. Longet, le nerf buccal ne laisserait aucun filet dans les fibres du buccinateur ; ce muscle serait mis en mouvement par le nerf facial ; d'après M. Cruveilhier, un certain nombre de filets se perdrait dans les fibres musculaires. Quoi qu'il en soit, si le nerf buccal est un nerf mixte, les fibres motrices sont fournies par la portion qui vient de la petite racine; les fibres sensitives viennent de la portion qui part du ganglion de Gasser.

D. Nerf mylo -hyoïdien (fig. 129, 3). — Décrit par presque tous les anatomistes comme une branche du nerf dentaire inférieur ; mais M. Longet a pu le décoller et le suivre jusqu'à la branche motrice du trijumeau. À partir de son origine ce nerf s'accole au dentaire inférieur; arrivé au point où le nerf dentaire pénètre dans le canal qui lui est creusé dans le maxillaire inférieur, il l'abandonne, glisse entre l'os et le ptérygoïdien interne , bientôt s'écarte un peu de l'os et va se perdre dans le muscle mylo-hyoïdien et le ventre antérieur du digastrique.

E. Nerf du ptérygoïdien interne. — Il se détache du côté interne du maxillaire inférieur, se dirige entre le ptérygoïdien interne et le péristaphylin externe et se perd dans le premier de ces muscles ; il envoie aussi un petit filet au muscle péristaphylin externe.

F. Nerf auriculo-temporat (fig. 126, 16; 127, 18 et 128, 12).— Gros filet nerveux qui naît de la partie postérieure du maxillaire inférieur ; il se porte en arrière et un peu en bas , derrière le col du condyle de la mâchoire où il se divise en deux branches.

poral. — 17. Rameau du conduit auditif. — 48. Rameau temporal superficiel. — 19. Nerf moteur oculaire externe. — 20. Grand nerf pétreux superficiel, coupé. — 21. Petit nerf pétreux superficiel. — 22. Portion de la corde du tympan. — 23. Nerfs de la septième paire. — 24. Nerfs de la huitième paire, — 25. Nerf de la neuvième paire.

NÉVROLOGIE.

1° Une branche supérieure, temporale superficielle (fig. 126, 18), qui se porte verticalement en haut entre le conduit auditif

Nerf maxillaire inférieur.

i. Nerf optique. — 2. Moteur oculaire commun. — 3. Branche du moteur oculaire commun se rendant au muscle petit oblique. — 4. Ganglionde Gasscr. — 5. Branche ophthalmique de Willis. — 6. Rameau frontal. — 7. Rameau lacrymal. — 8. Nerf maxillaire supérieur. — 9. Son rameau orbitaire. — 10. Branche qu'il fournil à la glande lacrymal. — 11. Ganglion sphéno-palatin. — 12. Nerf sous-orbitaire. — 13. Grand nerf pétreux. — 14. Nerf maxillaire inférieur. — 15. Ganglion otique. — 16. Petit nerf pétreux superficiel, racine motrice du ganglion otique. — 17. Racine ganglionnaire du ganglion otique sur l'artère méningée moyenne. — 18. Nerf auriculo-temporal traversé par l'artère méningée moyenne, et s'anastomosanl avec le facial. — 19. Nerf buccal. — 20. Nerf massetérin. — 21. Nerf dentaire inférieur. — 22. Anastomoses du facial avec le buccal de la cinquième paire. — 23. Nerf lingual. — 24. Nerf facial. — (25. Ganglion géniculé. — 26. Rameau du digastrique. — 27. Corde du tympan.

NERF MAXILLAIRE INFÉRIEURE

et l'articulation temporo-maxillaire à laquelle il envoie quelques rameaux, devient sous-cutané et se jette dans les téguments qui recouvrent la fosse temporale; il peut môme être suivi jusque sur la peau de la tête. Cette branche fournit au nerf facial un filet très remarquable qui ne forme pas une anastomose, mais qui s'accole seulement (fig. 127 ,18 ). L'existence de ce filet explique comment quelques ramifications du nerf facial paraissent se rendre à la peau; elle fournit d'autres filets destinés à la peau qui tapisse le conduit auditif externe.

2° Une branche inférieure, auriculaire (fig. 126, 17), qui se porte derrière le condyle, envoie des rameaux dont les uns traversent la glande parotide et vont se rendre au lobule de l'oreille, d'autres s'anastomosent avec les filets auriculaires du plexus cervical dont ils augmentent le volume.

G. Nerf dentaire inférieur (fig. 127, 21 , et 129, 2).— Ce nerf est la plus volumineuse des branches terminales du maxillaire inférieur, il descend entre les deux ptérygoïdiens, puis entre le ptérygoïdien interne et l'os maxillaire inférieur, séparé du lingual par une lame aponévrotique, pénètre dans le canal dentaire, fournit des filets aux dents molaires et arrivé au trou mentonnier il sort du canal dentaire et s'épanouit en un grand nombre de filets; il prend alors le nom de nerf mentonnier, se distribue à la peau, à la muqueuse et aux glandules de la lèvre inférieure. Avant de sortir du canal dentaire le nerf dentaire inférieur envoie un petit filet qui continue le trajet du tronc nerveux, nerf incisif, qui se distribue à la canine et aux deux incisives.

H. Nerf lingual (fig. 127, 23 ; 129, 4, et fig. 133, 2). — Branche terminale du maxillaire inférieur, moins volumineuse que la précédente. Ce nerf se porte en bas et en avant entre le ptérygoïdien externe et le péristaphylin externe, puis entre les deux ptérygoïdiens où il reçoit la corde du tympan qui s'en sépare bientôt pour se rendre au ganglion sous-maxillaire. Après avoir franchi les ptérygoïdiens il se trouve entre le ptérygoïdien interne et l'os maxillaire, puis entre la mâchoire et le constricteur supérieur du pharynx; il se place ensuite entre la glande sous-maxillaire et la muqueuse buccale, croise le canal de Warthon entre le mylo-hyoïdien et l'hyoglosse, et arrivé au côté interne de la glande sublinguale il pénètre dans la langue. Là il se termine par un très grand nombre de filets qui se distribuent à la muqueuse de cet organe dont il recouvre les deux tiers antérieurs.

Chemin faisant il fournit quelques filets qui vont se rendre à la muqueuse du pharynx, aux gencives, aux amygdales, à la glande sous-maxillaire, à la glande sublinguale et à la muqueuse buccale.

Ce nerf s'anastomose en arcade avec le nerf grand hypoglosse sur les côtés de la base de la langue.

Ganglion otique.

A. Cellules mastoïdiennes. — B. Aqueduc de Fallope. — C. Face interne de i membrane du tympan. — D. Enclume. — E. Marteau. — F. Muscle interne M marteau. — G. Os lenticulaire. — H. Muscle ptérygoïdien interne. — L. Artère carotide externe. — M. Artère auriculaire postérieure. — N, N. Artère maxillaire interne. — 0. Artère tympanique. — P. Artère méningée moyenne. —

NERF MAXILLAIRE SUPÉRIEUR

GANGLION OPHTHALMIQUE.

On donne ce nom à un petit renflement grisâtre, lenticulaire, situé sur le côté externe du nerf optique, à 1 centimètre environ du trou optique (fig. 123, 21 ; 124, 5, et 126, 4). On considère à ce ganglion quatre angles, deux postérieurs, l'un supérieur qui reçoit un rameau grêle et long du rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis (fig. 123, 17; 124, 6, et 126, 9); l'autre, antérieur, reçoit un rameau gros et court du moteur oculaire commun (fig. 126, 11, 124, 8, et 126, 3). Ces deux rameaux constituent, le premier la racine sensitive, le second la racine motrice du ganglion. Le ganglion reçoit une troisième racine, la racine ganglionnaire (fig. 123, 22, et 126, 5) qui part du plexus caverneux et va se jeter directement dans le ganglion, d'autres fois dans la racine longue.

Les deux angles antérieurs fournissent deux faisceaux de nerfs, nerfs ciliaires, divisés en supérieurs et inférieurs; ces nerfs s'anastomosent (fig. 123, 23, et 126, 10), les inférieurs du moins, avec les nerfs ciliaires fournis par le nasal, et se portent vers le globe de l'œil en formant un grand nombre de flexuosités; ils percent la sclérotique au pourtour du nerf optique, marchent entre la sclérotique et la choroïde, se jettent dans le cercle ciliaire où ils s'anastomosent et vont se perdre dans l'iris ; ces rameaux sont les nerfs ciliaires courts. Les ciliaires longs, au nombre de deux ou trois, naissent presque toujours du nasal; ils se comportent comme les autres nerfs ciliaires.

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