SPINAL
Nous avons étudié les origines du spinal, nous avons vu que ce Fin. 133.
Nerfs lingual, glosso-phargngien, hypoglosse et origine du spinal. i. Nerf maxillaire inférieur. — 2. Nerf lingual. — 3. Nerf gïosso-phafynpe». — 4. Ganglion pétreux. — 5. Nerf de Jacobson. — 6. Rameaux carotidiens, -
SiHXAL.
nerf Rengageait dans le trou déchire postérieur, et qu'il sortait avec le pneumo-gastrique.
Il présente les rapports suivants : Dans le rachis, il est situé entre le ligament dentelé et les racines postérieures des nerfs spinaux auxquelles il est uni par des liens cellulcux. Dans le crâne, il répond en avant de l'artère vertébrale, en haut au cervelet, en dehors au trou occipital. Au niveau du trou déchiré postérieur, il est situé en avant de la veine jugulaire interne, en arrière du pneumo-gastrique.
A sa sortie du trou déchiré postérieur, il se divise en deux branches.
1° Une branche interne ou anastomotique (fig. 132, 22, 133, 21), qui se jette dans le pneumo-gastrique, auquel il fournit, ainsi que nous l'avons vu, la plupart de ses filets moteurs.
Cette branche anastomotique se subdivise en deux branches secondaires, l'une qui concourt à former le plexus pharyngien du pneumo-gastrique, l'autre qui s'unit à ce nerf d'une manière plus intime et s'en sépare beaucoup plus bas pour former le nerf récurrent.
2° Une branche externe ou musculaire (fig. 132, 23, et 133, 22), qui descend obliquement entre l'artère carotide et la veine jugulaire interne , passe entre cette veine et l'artère occipitale en dedans des muscles stylo-hyoïdien et digastrique, longe l'extrémité inférieure de la glande parotide, traverse le muscle sterno-cléido-mastoïdien auquel elle envoie de nombreux rameaux, s'anastomose avec les première, troisième, quatrième (fig. 132, 24) et cinquième paires cervicales, se place entre le splénius, le peaucier, et se perd dans le muscle trapèze fournissant souvent des rameaux à l'angulaire de l'omoplate et au rhomboïde.
7. Plexus inlercarotidien. — 8. Filets qui, du plexus carotidien, descendent sur la carotide. — 9. Rameaux pharyngiens. — 10. Rameau du stylo-pharyngien.
— 11. Rameau lingual (branche terminale du glosso-pharyngien). — 12, 12. Nerf pneumo-gastrique. — 13 Rameau qui va au plexus intercarotidien. — 14. Nerf laryngé supérieur. — 15. Rameau interne du laryngé supérieur. — 16 et 17. Rameau externe se portant au crico-thyroïdien, au constricteur inférieur du pharyux.
— 18. Nerf récurrent. — 19, 19. Origine du spinal sur la moelle épinière. — 20. Origine du spinal sur le bulbe rachidien. — 21. Rameau interne qui se jette dans le pneumo-gastrique. — 22. Rameau externe, coupé, se rendant au sternocléido-mastoïdien et au trapèze. — 23. Nerf grand hypoglosse. — 24. Sou anastomose avec la première paire cervicale. — 25. Son anastomose avec le pneumo-gastrique. — 26. Branche descendante. — 27. Rameau du muscle thyro-hyoïdien. — 28. Rameaux terminaux destinés aux muscles intrinsèques de la langue , et aux stylo-glossc , hyo-glossc , génio-hyoïdien et génio-glossc. — 29,29. Origine et ganglions des six premières paires cervicales. -- 30. Grand sympathique. — 31. Ganglion sub-lingual.
GRAND HYPOGLOSSE.
Au sortir du trou condylieh antérieur, le grand hypoglosse (fig. 133, 23) se porte verticalement en bas entre l'artère carotide et la veine jugulaire internes, en arrière, puis en dehors, puis en avant du pneumo-gastrique ; profondément placé d'abord en avant de la colonne vertébrale, il devient plus superficiel au niveau du ventre postérieur du digastrique; là ce nerf se porte en avant et en dedans, croise les deux carotides en avant desquelles il est situé. Bientôt il n'est plus séparé de la peau que par le muscle sterno-cléido-mastoïdien; arrivé en avant il devient plus profond, il est recouvert par le digastrique, le stylo-hyoïdien, la glande sous-maxillaire, et s'enfonce dans la langue parallèlement à l'artère linguale dont il est séparé par Thyo-glosse au-dessus de la grande corne de l'os hyoïde. Dans son trajet il présente les rameaux collatéraux suivants : 1° Des rameaux anastomotiques avec le pneumo-gastrique fig. 133, 25).
2° Des rameaux anastomotiques avec les deux premières paires cervicales (fig. 133, 24).
3° Un filet très grêle qui communique avec le ganglion cervical supérieur ou son rameau carotidien.
4° Une branche descendante (fig. 133, 26); cette branche sort de l'hypoglosse au moment où ce nerf de vertical devient transversal; elle paraît provenir des filets anastomotiques qui, des deux premières paires cervicales, se rendent au nerf grand hypoglosse; elle se porte verticalement en bas au-devant de la carotide interne, se recourbe en arrière et s'anastomose en formant une anse à concavité supérieure, avec le rameau descendant du plexus cervical; de cette anse partent des rameaux qui vont se jeter dans les muscles omoplat-hyoïdien, sterno-hyoïdien.
5" Au niveau du bord postérieur du muscle hyo-glosse s'échappe un petit filet vertical qui se rend au muscle thyro-hyoïdien (fig. 133, 27).
6° A peu près dans le même point l'hypoglosse fournit des filets qui se jettent clans les muscles hyo-glosse et stylo-glossc(fig. 133y 28).
7° Arrivé au bord antérieur de l'hyo-glosse, le nerf hypoglosse s'enfonce dans l'épaisseur du muscle génio-glosse(fig. 133, 28), s'épanouit en un grand nombre de filets qui se dirigent d'arrière eu avant, et se perdent dans les muscles de la langue; ce nerf s'anastomose avec le nerf lingual, mais non avec le glosso-pharyngien ou le facial.
GRAND §fMPATIfiî$l^.
Nous venons de passer en revue les nerfs qui, du cerveau et de la moelle épinière, vont se rendre aux organes des sens, à la peau,
PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE
aux muscles. Nous avons vu qu'un très petit nombre de filets nerveux se distribuait aux organes de la vie végétative. 11 nous reste, pour compléter l'étude du système nerveux, à étudier cette série de ganglions étendus tout le long de la colonne vertébrale, qui communiquent avec le système encépbalo-rachidien par des nerfs qui partent des deux racines des paires racbidiennes et qui se distribuent au cœur, au poumon, à l'intestin, à l'appareil génito-urinaire, etc. L'ensemble de ces ganglions, réunis par des filets de communication, constitue ce que l'on appelle le nerf grand sympathique.
Examiné dans son ensemble, le nerf grand sympathique se présente sous la forme d'un long cordon noueux étendu de la première vertèbre cervicale à la dernière vertèbre sacrée, recevant en arrière des filets qui viennent des paires racbidiennes, envoyant dans les viscères de nombreux filets entrelacés et désignés sous le nom de plexus; ces plexus établissent de larges communications entre les nerfs grands sympathiques des deux côtés, de plus ces deux nerfs communiquent entre eux, à la tête et au bassin, par deux anastomoses médianes.
Nous allons étudier successivement le grand sympathique à la tète, au cou, dans le thorax, dans l'abdomen.
La portion céphaliqite du grand sympathique se trouve formée par les ganglions ophthalmique, sphéno-palatin, etc., que nous avons examinés avec le nerf trijumeau, communiquant entre eux par les rameaux carotidiens qui entourent l'artère carotide interne et ses divisions ; nous ne reviendrons pas sur cette partie que nous avons déjà décrite, et conformément à l'usage, nous recommencerons notre description à la région cervicale.
Dans chacune de ces régions nous examinerons le cordon formé par les ganglions, insistant surtout sur les renflements ganglionnaires, sur les rameaux qui les font communiquer entre eux, sur les racines des ganglions et sur les nombreux rameaux qui en partent.
PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE
Le grand sympathique, à la région cervicale, occupe la partie antérieure de la colonne vertébrale, dont il se trouve séparé par les muscles droit antérieur de la tête et long du cou, il est situé derrière le& artères carotides interne et primitive, la veine jugulaire interne, le nerf pneumo-gastrique ; il pénètre dans la tête par le canal carotidien, dans le thorax en embrassant l'artère sous-clavière. Il présente, sur son trajet, deux ou trois ganglions, qui reçoivent des racines de toutes les paires cervicales ; ceux-ci sont formés par la j fusion des ganglions qui devraient exister, comme cela arrive à la région dorsale, au niveau de chaque paire rachidienne,
NKVROLOGIE,
A. Ganglion cervical supérieur.
Ce ganglion (fig. 132, 25), souvent très volumineux, situé au niveau de la deuxième et de la troisième vertèbre cervicale, descend quelquefois jusqu'au niveau de la quatrième ou de la cinquième vertèbre; il est en rapport en arrière avec le muscle droit antérieur de la tête, en avant avec la carotide interne, les nerfs pneumo-gastrique, spinal et grand hypoglosse, en dedans avec le pharynx, en dehors avec la veine jugulaire interne.
Rameaux qui aboutissent au ganglion cervical supérieur.
1° Rameau supérieur, carotidien. — Rameau volumineux qui s'anastomose avec le nerf moteur oculaire externe et le nerf vidien. Simple dans le point où il se jette dans le ganglion cervical supérieur, ce nerf, avant son entrée dans le canal carotidien, se divise en deux rameaux, dont l'un se place en dedans de la carotide interne, l'autre en dehors de ce vaisseau; de nombreux filets partent de chacun de ces deux nerfs, s'anastomosent entre eux, le plus souvent sur l'artère carotide elle-même, et arrivent dans le sinus caverneux où ils forment les plexus caverneux qui envoient les filets anastomotiques à la cinquième et à la sixième paires crâniennes.
Dans ce trajet, les divisions des rameaux carotidiens fournissent :
— a. Un filet anastomotique, qui part de sa division externe, s'anastomose avec le nerf de Jacobson, qui, ainsi que nous l'avons vu, part du glosso-pharyngien. — h. Un rameau anastomotique avec le ganglion sphéno-palatin. Nous avons déjà parlé de ce filet nerveux, qui est le rameau carotidien du nerf vidien. — c. Un rameau anastomotique avec le moteur oculaire interne ; ce filet , quelquefois double naît du plexus caverneux, que nous avons vu formé par les filets des deux nerfs carotidiens situés sur la carotide interne, au moment où elle pénètre dans le sinus caverneux. Du plexus caverneux partent encore :
— a. de petits filets qui s'anastomosent avec le moteur oculaire commun; — b. la racine ganglionnaire du ganglion ophthalmique, qui se jette, comme nous l'avons vu tantôt dans ce ganglion, tantôt dans la branche ophthalmique de Willis; — c. des filets qui communiquent avec le ganglion de Gasser.
Le nerf carotidien se termine par des rameaux qui se perdent sur les divisions de l'artère carotide ; ces filets sont désignés sous le nom de plexus; ainsi on a admis un plexus qui se forme autour de l'artère ophthalmique, on a même été jusqu'à décrire le plexus de l'artère centrale de la rétine; enfin, on a décrit des filets qui se portent dans le corps pituitaire.
2° Rameaux externes. — Ce sont des rameaux grisâtres assez volumineux qui font communiquer le ganglion cervical supérieur
PORTION CERVICALE DU GRAND SYMPATHIQUE
a vec la première, la deuxième, la troisième et quelquefois la quatrième paire cervicale; ces rameaux, ainsi que tous les autres rameau \ que nous verrons partir des paires rachidiennes, doivent être considérés comme les racines motrices et sensitives des ganglions du grand sympathique.
3° Hameaux antérieurs. — Ce sont des filets de communication du ganglion cervical supérieur avec les nerfs glosso-pharyngicn, pneumo-gastrique et grand hypoglosse.
4° Rameau inférieur. — Ce rameau fait communiquer le ganglion cervical supérieur avec le ganglion cervical moyen ou le ganglion inférieur quand le moyen vient à manquer. Ce cordon blanchâtre comme les nerfs rachidiens, se place sur la partie antérieure de la colonne vertébrale, en arrière dès carotides interne et primitive, du nerf pneumo-gastrique, de la veine jugulaire interne. C'est au niveau de l'artère thyroïdienne inférieure , au-dessous de laquelle il passe, qu'il se jette dans le ganglion cervical moyen.
Dans son trajet, ce nerf reçoit des filets des troisième et quatrième paires cervicales , quelquefois de la cinquième; il fournit : quelques rameaux qui vont se porter aux nerfs cardiaques ; un autre qui s'anastomose avec le laryngé externe. Quand le ganglion cervical moyen manque, il fournit les rameaux qui du ganglion cervical moyen vont se rendre au pharynx, à l'œsophage, au corps thyroïde, etc. Nous reviendrons d'ailleurs sur ces filets nerveux en décrivant les nerfs viscéraux qui constituent le système émergent du grand sympathique.
Rameaux internes ou émergents du ganglion cervical supérieur et de son rameau inférieur. — a. Rameaux carotidiens, qui, en s'entre laçant autour de l'artère carotide externe et de ses branches, vont se porter dans les tissus auxquels cette artère est destinée : c'est ainsi qu'on a admis des plexus thyroïdien supérieur, lingual, facial, occipital, auriculaire, etc. ; des filets peuvent être suivis sur l'artère temporale et sur l'artère maxillaire interne et ses divisions. Ces rameaux paraissent destinés aux glandes salivaires et à la membrane muqueuse.
Les anastomoses les plus importantes que nous signalerons, sont : 1° le filet qui se jette dans le ganglion sous-maxillaire; 2° la racine ganglionnaire du ganglion otique ; ce filet entoure l'artère méningée moyenne.
b. Rameaux viscéraux. — 1° Rameaux pharyngiens ; rameaux nombreux qui, réunis avec ceux du pneumo-gastrique et du giossopharyngien, forment le plexus pharyngien; 2° rameaux laryngiens, qui accompagnent le nerf laryngé supérieur; 3° rameaux cardiaques, sur lequel nous reviendrons plus loin quand nous décrirons les nerfs cardiaques.
NÉVROLOGIE,
B. Ganglion cervical moyen.
Petit ganglion, dont l'existence n'est pas constante, situé derrière l'artère thyroïdienne inférieure entre la cinquième et la sixième vertèbre cervicale (fig. 132, 26). Il présente :
1° Rameau supérieur. — Cordon de communication avec le ganglion cervical supérieur; ce cordon a été décrit plus haut.
2° Rameaux externes. — Ces filets font communiquer le ganglion cervical moyen avec la troisième, quatrième, cinquième et quelquefois même la sixième paire cervicale.
3° Rameaux inférieurs. — Quelquefois multiples, les uns passent en avant, les autres en arrière de l'artère sous-clavière, et vont se jeter dans le ganglion cervical inférieur.
4° Rameaux internes ou émergents. — Ce sont : V des nerfs qui accompagnent l'artère thyroïdienne inférieure; 2° le grand nerf cardiaque que nous décrirons plus loin.
Lorsque le ganglion cervical moyen vient à manquer, les rameaux qui s'y rendent, ceux qui en partent s'abouchent avec le cordon de communication qui existe entre le ganglion cervical supérieur et le ganglion cervical inférieur.