‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 60 sur 617 · US ILIAQUE · texte numérisé non relu

US ILIAQUE

rieure, une postérieure peu apparentes; l'inférieure, au contraire, très considérable , est comblée , à l'état frais , par un ligament qui la convertit en un trou, au-dessous duquel passent les vaisseaux qui vont se rendre à l'articulation. La cavité cotvloïde reçoit la tête du fémur. Derrière cette cavité, on trouve une surface convexe peu importante; en avant, on rencontre le trou sous-pubien dont le bord tranchant donne attache à la membrane obturatrice. Ce trou est ovalaire chez l'homme, triangulaire chez la femme; à sa partie supérieure on voit la gouttière des nerfs et des vaisseaux obturateurs, qui a déjà été signalée. A son pourtour, on trouve une surface qui donne attache à l'obturateur externe et au muscle petit adducteur profond qui s'insère en avant.

Le bord supérieur, crête de l'os des iles , est courbé en S italique. On lui considère une lèvre externe, qui donne attache au muscle grand dorsal , au grand oblique , aux grand et moyen fessiers ; une lèvre interne; sur laquelle s'insèrent le transverse, le carré des lombes et le muscle psoas iliaque; un interstice pour le muscle petit oblique. La tubérosité iliaque donne attache par sa lèvre interne au muscle transversaire épineux , par son interstice au muscle sacro lombaire.

Le bord inférieur , plus court , présente une partie verticale encroûtée de cartilages et s'articulant avec l'os du côté opposé, avec lequel elle forme la symphyse pubienne ; une partie oblique en bas et en arrière. Toute la portion osseuse comprise entre ce bord et le trou sous-pubien prend le nom dé branche descendante du pubis et ascendante de l'ischion; ce bord donne attache par son interstice au muscle grand adducteur ; par sa lèvre antérieure, au droit interne et à l'obturateur externe; par sa lèvre postérieure, à l'obturateur interne.

Le bord antérieur présente deux portions : l'une postérieure, oblique en bas et en dedans; l'autre antérieure, presque horizontale; à l'union du bord supérieur avec le bord antérieur, on trouve une saillie : c'est V épine iliaque antérieure et supérieure, donnant attache par sa lèvre externe au muscle fascia lata; par sa lèvre interne, au muscle iliaque; par son interstice, au couturier et à l'arcade crurale. Au-dessous de cette éminence, on trouve une échancrure , puis une autre éminence , V épine iliaque antérieure et inférieure , qui donne attache au droit antérieur de la cuisse; au-dessous de cette éminence, on trouve une gouttière lisse, dans laquelle glisse le muscle psoas iliaque. En dedans de cette gouttière, on trouve Véminence iléo-pectinée, où s'attache le petit psoas ; puis la branche horizontale du pubis triangulaire, dont la lèvre antérieure se continue avec le côté externe du trou sous-pubien, et la lèvre postérieure fait partie de la ligne qui sépare en deux portions la face antérieure de l'os des iles; l'éminence iléo-pectinée donne attache au muscle pectiné. Nous signalerons encore sur son bord supérieur Vépine du pubis, où s'insèrent le pilier externe du canal inguinal,

OSTIiOLOGIE

le pyramidal , le droit antérieur de l'abdomen et le second adducteur superficiel; enfin Van g le du pubis.

Le bord postérieur est encore plus irrégulier que l'antérieur ; il forme, par sa réunion avec le bord supérieur, V épine iliaque postérieure et supérieure. On rencontre un peu au-dessous V épine iliaque postérieure et inférieure, formée par un prolongement de la facette articulaire de l'os des iles avec le sacrum; elle est séparée de la précédente par une petite échancrure; au-dessous, on trouve la grande échancrure sciatique, par laquelle passent le nerf sciatique, les artères fessière, ischiatique, bonteusc interne et le muscle pyramidal; plus en avant et en bas, Vépine sciatique, qui donne attache au petit ligament sacro-sciatique et au muscle ischio-coccygien; au-dessous, une échancrure lisse, sur laquelle passe le tendon de l'obturateur interne; enfin, tout à fait en bas, la lubérosité de l'ischion, large, arrondie , donnant attache par sa partie externe au demi-membraneux; par sa partie postérieure , aux tendons réunis du biceps et du demi-tendineux; par sa partie supérieure, au grand ligament sacrosciatique et aux muscles jumeaux; par sa partie interne et postérieure, au muscle grand adducteur; enfin par sa lèvre interne, au corps caverneux, au muscle transverse du périnée et à l'ischio caverneux.

Nous avons décrit les angles de cet os. Deux sont supérieurs : les deux épines iliaques supérieures, l'une antérieure, l'autre postérieure; deux inférieurs : V angle du pubis, en avant ; la tupérositém l'ischion, en arrière.

L'os des iles s'articule avec son congénère, le sacrum et le fémur.

L'os iliaque se développe par trois points d'ossification primitifs : l'un pour la fosse iliaque; un pour le corps du pubis; un troisième pour la tubérosité ischiatique . Ces trois os se réunissent vers l'âge de quinze ans dans la cavité eotyloïde, où l'on rencontre avant cette époque trois lignes cartilagineuses figurant unY. Chacune de ces trois pièces a été décrite séparément par quelques anatomistes sous le nom d'ischion, d'iléon, de pubis. La réunion de l'ischion avec le pubis se fait sur le milieu de la portion oblique du bord inférieur : de là, le nom de branche descendante du pubis donné à sa partie supérieure; de branche ascendante de V ischion, à sa partie inférieure.

Page 1