‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 151 sur 670 · GRAND PECTORAL · texte numérisé non relu

GRAND PECTORAL

Préparation. — Élevez le thorax, écartez le bras du tronc, incisez les téeiinienls sur la ligne médiane ; du milieu de celte incision faites-en une seconde qui se prolonge jusqu'à la parlie inférieure du creux de l'aisselle i disséquez les deux lambeaux transversalement et parallèlement aux fibres musculaires.

Situé à la partie supérieure et antérieure du thorax, le grand pectoral est un muscle large, épais, triangulaire (fig. 65. 4).

Insertions. — Il s'insère, en dedans, à toute la face antérieure du sternum et aux cartilages des six premières côtes portion thoracique \ en haut, à la moitié interne du bord antérieur de la clavicule portion davicuîaire, ces deux portions sont séparées par une ligne celluleuse; en bas, à la partie supérieure de l'aponévrose abdominale portion abdominale. De ces différents points, ses fibres se rendent : les supérieures, de haut en bas et de dedans en dehors ; les moyennes, tiansversalement ; les inférieures, de bas en haut et de dedans en deliors, à un fort tendon qui s'attache à la lèvre antérieure de la coulisse bicipitale.

Le tendon humerai du gtand pectoral se replie sur lui-même, de manière à former deux lames : l'une antérieure, plus forte, qui reçoit les fibres transversales et les fibres descendantes ; l'autre postérieure, plus faible, qui reçoit les fibres ascendantes.

Rapports. — Il est recouvert par la peau et le peaucier ; il recouvi e au thorax, le petit pectoral, le sous-clavier, les côtes et les espaces intercostaux. A l'aisselle, il forme la paroi antérieure de cette cavité, et il se trouve dans cette région en contact avec les nerfs et les vaisseaux axillaires, les muscles biceps, coraco- brachial; son bord externe est en rapport avec le deltoïde. C'est dans l'interstice de ces deux muscles que se trouvent la veine céphalique et l'artère acromiale.

Action. — Si le membre est élevé, il abaisse le bras jusqu'à la position horizontale par sa portion claviculaire ; il porte le moignon de l'épaule en haut et en avant, si les deux muscles se contractent en même temps dans leur portion supérieure; les bras étant pendants le long du tronc, les coudes se portent obliquement en avant en dedans et un peu en haut, dans ce mouvement, si l'humérus est en suppination il se trouve dans la rotation en dedans. La portion thoracique et la portion abdominale tire en bas le moignon de l'épaule, si le bras est élevé, il abaisse le bras, ces portions agissent surtout pour ramener le membre au-dessous d'une ligne horizontale ; dans ce mouvement, le bras est ramené en dehors, mais ne se place pas exactement dans une direction parallèle. Quand le bras est fixé, il soulève les côtes par ses fibres antérieures : il est donc inspirateur ; il déprime,

MYOLOGIE.

au contraire, les côtes et le sternum par ses fibres transversales : il est donc expirateur, vérité démontrée par MM. Beau et Maissiat. Si le bras est fixé et élevé, il est entièrement inspirateur.

Page 1