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DIAPHRAGME

côtes, par des digilalions qui s'entre-croisent avec celles des muscles transverses de l'abdomen ; en bas, il s'attache à deux arcades aponévrotiques. L'une, interne (fig. 72. 7), qui part du tendon d'origine des piliers, et se fixe à la base de l'apophyse transverse de la première vertèbre lombaire ; cette arcade laisse passer l'extrémité supérieure du muscle psoas. L'autre, externe, plus large, concave, connue sous le nom de ligament cintré du diaphragme {iïg. 72, 6), va de l'extrémité externe de la première arcade au bord inférieur et à l'extrémité antérieure de la dernière côte ; cette arcade donne passage à l'extrémité du carré des lombes. Enfin, en bas et sur la ligne médiane, des fibres tendineuses s'insèrent à la deuxième et à la troisième vertèbre lombaire, se confondent avec les fibres du ligament vertébral antérieur, et donnent naissance à deux gros faisceaux charnus : ce sont les piliers du diaphragme. De ces différentes insertions les fibres musculaires se rendent dans diverses directions, s'attachent à une large aponévrose nommée centre phrénique. Les antérieures, très courtes, se portent en arrière ; les fibres latérales se portent en dedans et un peu obliquement; les fibres qui s'attachent aux deux arcades aponévrotiques se portent d'arrière en avant; enfin, les fibres charnues qui constituent les piliers du diaphragme se portent verticalement en haut, et vont se terminer à l'échancrure postérieure du centre phrénique.

Les piliers du diaphragme et le centre phrénique méritent une description particulière.

Piliers du diaphragme. — - Le pilier droit descend plus bas que le gauche. Il est plus volumineux; il occupe la partie moyenne des vertèbres lombaires; le gauche, au contraire, occupe leur face latérale ; c'est entre les deux piliers que passent les nerfs grands sympathiques. Bientôt ces piliers s'envoient réciproquement des faisceaux musculaires et laissent entre eux deux ouvertures, l'une inférieure, aponévrotique, formée en arrière par la première vertèbre lombaire; sur les parties latérales, par les tendons des piliers; en haut, par une arcade fibreuse qui va d'un ])ilier à l'autre : c'est Yorifice aortique du diaphragme (fig. 72. 4). Cette ouverture donne passage à l'aorte, au canal thoracique, à la veine azygos, quelquefois au grand sympathique gauche. L'ouverture supérieure est musculaire, c'est V orifice œsophagien (fig. 72. 3) ; elle donne passage à l'œsophage et aux nerfs pneumogastriques.

Centre phrénique (fig, 72. 2). — 11 occupe la partie moyenne du diaphragme, il a à peu près la forme d'une feuille de trèfle. La foliole moyenne est la plus large ; la foliole gauche est la plus petite ; entre la fohole moyenne et la droite, on rencontre une ouverture régulièrem.ent quadrilatère circonscrite par quatre bandelettes fibreuses, qui donne passage à la veine cave inférieure (fig. 72. 5).

Ilapports. — Dans la cavité thoracique, le cœur, le péricarde, les deux poumons, la plèvre, sont en rapport avec le diaphragme. L'adhérence du péricarde au centre phrénique a fait considérer cette mcm-

Myologie.

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brane comme l'origine de toutes les aponévroses du corps humain ; mais chez l'enfant, le péricarde peut être facilement séparé du centre phrénique. Dans la cavité abdominale, il est en rapport avec l'estomac, le foie, la rate, les reins; le pancréas et le duodénum sont en contact avec les piliers.

Les artères du diaphragme sont fournies par les diaphragmatiques inférieures, branches qui naissent directement de l'aorte ; les diaphragmatiques antérieures, qui viennent de la mammaire interne ; enfin, parles branches terminales externes de la mammaire interne.

Les nerfs viennent du nerf phrénique, branche du plexus cervical; du plexus soléaire, comme l'ont démontré les concurrents pour la place d'aide d'anatomie en 1851.

Aciion. — Par son abaissement, il agrandit le diamètre vertical de la poitrine. MM. Beau et Maissiat ont démontré qu'en même temps il augmentait le diamètre transversal en projetant les dernières côtes en dehors en même temps qu'il les élève.

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