A. perforante postérieure du
premier espace.
12,lïî,12,12. Artères collatérales des orteils.
1'' Uarlère dorsale du tarse (fig. 108. 6), branche souvent très volumineuse qui se porte en dehors au-dessous du muscle pédieux, et se divise en rameaux noaibreux qui se distribuent au muscle pédieux,
434 ANGIOLOGIE.
aux os, aux articulations du tarse, aux téguments du pied, et qui s'anastomosent avec la péronière, la plantaire externe; ses rameaux antérieurs s'anastomosent avec la dorsale du métatarse.
2° Artère dorsale du métatarse (tig. 108. 7), branche volumineuse qu'on peut considérer comme branche de bifurcation de la pédieuse; elle naît de cette artère au niveau de l'extrémité postérieure du premier espace interosseux. De ce point, elle se porte en dehors au niveau de l'extrémité postérieure des métatarsiens, et forme l'arcade dorsale du métatarse (fig. 108. 8) ; de cette arcade partent trois rameaux qui se rendent en avant le long des trois derniers espaces interosseux (fig. 108. 9). Ces artères reçoivent des rameaux qui viennent de l'arcade plantaire ; ce sont les artères perforantes, au nombre de deux pour chaque interosseux : l'une, au niveau de l'extrémité postérieure; l'autre, au niveau de l'extrémité antérieure de l'espace interosseux correspondant. Au niveau des articulations métatarso-phalangiennes, ces artères, considérablement augmentées de volume, se divisent chacune en deux branches ; ce sont ; les collatérales dorsales des orteils {û§. 108. 12).
Branches terminales. — Au niveau de l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, l'artère pédieuse se bifurque; une branche se porte en avant : c'est Vartère interosseuse du premier espace (fig. 108. 10). Celte artère se comporte exactement comme les interosseuses déjà décrites; elle fournit deux branches collatérales qui sont : la collatérale externe du gros orteil, la. collatérale interne du second orteil. La seconde branche de bifurcation se porte directement en bas, va se jeter dans l'artère plantaire interne, et concourt à former l'arcade plantaire.
TRONC TIBIO-PÉRONIER.
Branche postérieure de bifurcation de l'artère poplitée, cette artère (fig. 109. 7), dont la longueur est très variable, limitée en bas par sa division en artère tibiale postérieure et artère péronière, est située à la partie supérieure, postérieure et profonde de la jambe ; elle est en rapport en avant avec les muscles de la couche profonde de la jambe, •en arrière avec le muscle soléaire.
Branches collatérales. — 1° Branche récurrente interne, petit rameau qui contourne la tubérosité interne du tibia et va s'anastomoser avec l'articulaire inférieure interne. 2° Artère nourricière du tibia, rameau qui s'enfonce de haut en bas dans l'épaisseur du tibia. 3° Rameaux postérieurs qui s'enfoncent dans l'épaisseur du muscle soléaire.
Branches terminales. — Le tronc tibio-péronier se termine en se divisant en deux branches, Vartère péronière et Vartère tibiale postérieure.
ARTÈRE PÉRONIÈRE.
La plus petite des branches de bifurcation du tronc tibio-péronier,
ARTERE TIBIALE POSTERIEURE. 435
et dont le calibre est en raison inverse de celui de la tibiale antérieure, l'artère péronière (fig. 109". 9), est dirigée verticalement le long de la face postérieure du péroné.
Rapports. — En avant, avec le péroné, dont elle est séparée supérieurement par le jambier postérieur ; en arrière, avec le soléaire et avec le fléchisseur propre du gros orteil; en bas, elle se trouve appliquée sur le ligament interosseux, entre le jambier postérieur et le fléchisseur propre du gros orteil.
Branches collatérales. — Ce sont des rameaux musculaires divisés en postérieurs, antérieurs, internes, et externes; beaucoup plus volumineux que les autres, ils sont destinés aux muscles de la face postérieure et de la face inférieure de la jambe; parmi les rameaux antérieurs se trouve Vartère nourricière du péroné dirigée de haut en bas comme l'artère nourricière tibiale.
Branches terminales. — A une hauteur variable, le plus souvent au niveau du cinquième inférieur de la jambe, l'artère péronière se divise en deux branches qui sont :
1° La brandie postérieure (fig. 109. 10), qui longe le bord externe du tendon d'Achille, se porte derrière la malléole externe et se divise en nombreux rameaux. Ceux-ci se portent à la face externe du calcanéum, se distribuent à la peau qui recouvre la face externe de l'articulation du pied, aux attaches des muscles de la région externe du pied et aux téguments de cette région ; ces diverses branches s'anastomosent avec la malléolaire externe, la plantaire externe et des rameaux calcanéens de la tibiale postérieure. Dans son trajet elle fournit une branche transversale qui se porte en arrière de la partie inférieure de la jambe et concourt k ïoTV[\ev\a branche transversale libio-péronière.
2" La branche antérieure, péronière antérieure (C\g. 107. 0, et fig. 108. 1), branche ordinairement très grêle et dont le volume est en raison inverse de la tibiale antérieure qu'elle remplace quelquefois ; elle tiaverse la partie inférieure du ligament interosseux, descend sur la partie antérieure et inférieure de la jambe, sur la face supérieure du tarse et du pied, se distribue aux téguments, à l'articulation tibio-tarsienne, au muscle pédieux et se jette dans l'artère pédieuse qu'elle renforce.
ARTÈRE TIBIALE POSTÉRIEURE.
Branche interne de bifurcation du tronc tibio-péronier, Vartère tibiale postérieure (fig. 109. 8), située à la partie postérieure de la jambe, se dirige obliquement en bas et en dedans, et arrivée à la gùullière calcanéenne, elle se divise en deux branches, Vartère plantaire interne et Vartère plantaire externe.
Rapports. — Située entre les muscles de la couche superficielle et ceux de la couche profonde, elle est en rapport en avant avec le lonofléchisseur commun des orteils, le jambier postérieur et son tendon
ANGIOLOGIE.
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FiG. 109.
Artères delà partie postérieure de la jambe.
dO.
Muscle poplité.
Attaches du naiscle soléaire.
Muscle long péronier latéral.
M. court péronier latéral.
M. jambier postérieur.
M. long fléchisseur commun des orteils.
M. long fléchisseur propre du gros orteil.
Ai'tère poplitée.
A. articulaire supérieure externe.
A. articulaire supérieure interne.
A. articulaire inférieure externe.
A. articulaire inférieure interne.
A. tibiale antérieure.
Tronc tibio-péronier.
Artère tibiale postérieure.
Artère péronière.
Branche postérieure de la péronière.
Artère calcanéenne.
ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE. 437
qui la sépare de la face postérieure de la malléole interne ; en arrière, avec le soléaire et les jumeaux ; à la partie inférieure de la jambe, avec le bord interne du tendon d'Achille; en dedans, avec le nerf tibial postérieur ; très profonde à son origine, elle devient superficielle à sa partie inférieure,' et elle peut être facilement liée.
Branches, collatérales. — Elles sont très nombreuses et très grêles ; le's branches fournies à la jambe se portent dans les muscles et dans les téguments ; nous signalerons seulement la. branche transversale libio-péronière dont nous avons déjà parlé. Les branches fournies au niveau du calcanéum se portei;t sur la face interne de cet os, aux articulations voisines, et s'anastomosent avec la péronière et la malléolaire interne; d'autres rameaux se rendent aux articulations tibio-aslragalienne et astragalo-calcanéenne.
Branches terminales. — Au niveau de la gouttière calcanéenne et du ligament annulaire interne, l'aitère tibiale postérieure se divise en deux rameaux, ïartère plantaire interne eiVartère plantaire externe,
ARTÈRE PLANTAIRE INTERNE.
La plus grêle des branches terminales de la tibiale postérieure, Varlère plantaire interne (iig. 110. 1 , et fig. I 1 1 . 3) se porte d'arrière en avant le long du côté interne de la plante du fiied, entre les muscles court fléchisseur commun des orteils et adducteur du gros orteil, fournit un grand nombre de petits rameaux aux articulations des os du taise et aux muscles plantaires, s'anastomose avec des rameaux qui viennent de la malléolaire interne et de la dorsale du tarse, et se divise au niveau de la partie moyenne du premier espace interosseux en deux branches : l'une, eaterne (fig. 1 10. 2), qui se porte transversalement en dehors et se jette dans l'arcade plantaire; l'autre, interne, qu'on peut considérer comme la terminaison de l'artère, longe le bord interne du gros orteil dont elle forme la collatérale interne (fig. 1 10. 3, et fig. 111. 4).
ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE.
Bi'anclie très volumineuse qu'on peut considérer comme la continuation de la tibiale postérieure, l'artère plantaire externe (fig. 1 10. 4, et fig. 111. 5) contourne le calcanéum, se porte obliquement en bas, en dehors et en avant, entre le court fléchisseur commun des orteils et l'accessoire du long fléchisseur, puis entre le premier de ces muscles et l'adducteur du petit orteil. Cette artère fournit des rameaux calcanéens, musculaires, articulaires, périostiques peu importants, et, arrivée à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, elle se recourbe, se porte très obliquement en dedans et en avant, gagne l'extrémité postérieure du premier espace interosseux où elle reçoit un
ANGIOLOGIE.
rameau très volimiin-eux de l'artère pédieuse ; celte courbe constitue 'arcade plan lai re (fig. 111. 7). Cette arcade, formée par la réunion
FiG, IdO.
RégioJi plantaire.
A. Aponévrose plantaire.
B. Sa division en cinq ban-
delettes.