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A. pédieuse

ARTERE TIBIALE ANTÉRIEURE. 431

ARTÈRE TIBIALE ANTÉRIEURE.

Branche de bifurcation de l'artère poplitée, Vai'lère tibiale antérieure (fig. 107. 4, et fig. 108. 2), immédiatement après son origine, se porte directement en avant, traverse la partie supérieure du ligament iiiterosseux, puis se porte verticalement en bas, suit la face externe du tibia, par conséquent se dirige un peu en dedans à sa partie inférieure, et, arrivée au niveau du ligament dorsal du tarse, elle change de nom, et prend celui d'artère pédieuse.

Rapports. — En arrière, avec le ligament interosseux dans ses trois quarts supérieurs, avec la face externe et antérieure du tibia dans son quart inférieur. Au sixième environ dcsa longueur ; elle est située entre le jambier antérieur et l'extenseur commun des orteils ; à sa partie moyenne, elle côtoie en dedans le jambier antérieur et en dehors l'extenseur propre du gros orteil; tout à fait en bas, elle est séparée de la peau par l'aponévrose jambière et par l'extenseur propre du gros orteil; elle est recouverte par une lame aponévrotique très forte qui la maintient appliquée contre le ligament interosseux. Ses rapports avec le tibia en bas, dans une région où l'on trouve peu de parties molles, permet la compression de l'artère à sa partie inférieure.

Branches collatérales, -r- L'artère tibiale antérieure fournit un très grand nombre de petites branches internes, externes, antérieures et postérieures, qui se perdent dans les téguments, les muscles de la jambe et le périoste du tibia. Parmi les rameaux collatéraux, on en signale trois : la récurrente tibiale antérieure, la malléolaire externe, la malléolaire interne .

A. Récurrente tibiale antérieure (fig. 107. 5, et fig. 103. 14). — Branche quelquefois volumineuse qui naît de la tibiale antérieure au moment où elle franchit le ligament interosseux, se porte en haut et en dedans entre le jambier antérieur et la lubérosité externe du tibia, et se divise en un grand nombre de rameaux articulaires et périostiques qui s'anastomosent avec des rameaux des artères articulaires inférieures.

'B. Malléolaire externe [iïg. 107. 7, et fig. 108. 3). — Branche assez volumineuse dont l'origine est très variable ; elle naît tantôt de l'extrémité inférieure de l'artère tibiale, tantôt à 5 ou 6 centimètres au-dessus du ligament annulaire; elle a souvent deux racines, l'une qui vient de la tibiale antérieure, l'autre de la péronière. On conçoit que ces ditîérentes origines doivent faire varier son trajet. Quoi qu'il en soit, elle se porte au-devant de la malléole externe, puis au côté externe de l'astragale, du calcanéum, et se divise en rameaux malleolaires externes, en rameaux articulaires, et en rameaux calcanéens

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externes ; enfin elle fournit des rameaux qui se portent en dedans, et s'anastomosent aved'artère dorsale du tarse.

C. Malléolaire interne (fi§\ 107. 8, et fig. 108. 4). — Moins volumineuse que la précédente, elle naît au niveau de l'extrémité inférieure de l'artère tibiale antérieure, se porte transversalement en dedans audessous du tendon du jambier antérieur, se divise en deux rameaux : l'un profond, ou articulaire, qui se jette dans l'articulation tibio -tarsienne ; l'autre malléolaire proprement dite, qui se porte sur la malléole interne, fournit des rameaux qui se perdent dans les téguments du bord interne du pied et se rendent à l'articulation calcanéo-astragalienne ; d'autres rameaux s'anastomosent avec l'artère plantaire interne.

ARTÈRE PÉDIEUSE.

Fournie par l'artère tibiale antérieure, qui change de nom à son passage sous le ligament annulaire dorsal du tarse, l'artère pédieuse (fig. 10". 9, et tig. 108. 5) occupe le dos du pied, s'enfonce à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, s'anastomose avec l'artère plantaire interne, et forme avec elle l'arcade plantaire. Nous reviendrons sur cette portion de la pédieuse en décrivant l'arcade plantaire.

L'artère pédieuse naît le plus souvent de la tibiale antérieure ; mais il existe des anomalies d'origine qu'il est important de signaler : nous l'avons vue fournie par la péronière, par la tibiale postérieure, cette anomalie est plus rare que la précédente. Enfin elle naît assez souvent par deux troncs, l'un qui vient de la tibiale antérieure, l'autre de la péronière.

Cette artère, depuis son origine jusqu'à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, se porte d'avant en arrière ; sa direction est indiquée par une ligne étendue du milieu de l'articulation tibiolarsienne à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux.

Rapports. — Elle recouvre les os du tarse sur lesquels elle est appliquée par une lame fibreuse très épaisse ; elle est recouverte par la peau et l'aponévrose dorsale du pied. Ainsi, pour mettre ce vaisseau à découvert, il est nécessaire de diviser deux plans aponévroliques. En dedans, elle longe le tendon de l'extenseur propre du gros orteil ; en dehors, le faisceau le plus interne du muscle pédieux qui la recouvre quelquefois.

Branches collatérales. — A. Branches internes. — Petites brandies très grêles qui se rendent aux articulations, aux téguments du bord interne du pied, et s'anastomosent avec la malléolaire interne et la plantaire interne ; une de ces branches, un peu plus considérable que les autres et quelquefois assez développée, forme la collatérale interne du gros orteil.

ARTERE PÉDIËUSE. 433

B. Branches externes. — Outre les nombreux petits rameaux qui se perdent dans les téguments du dos du pied , on trouve deux bran-

ches plus importantes, qui sont

FiG. 108.

Artère pédieuse.

A. Muscle extenseur propre du gros orteil.

B. AUache supérieure du muscle pédieux.

\ . Artère péronière aniérieure.

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