VEINES SUPERFICIELLES DE LA MAIN
veines collatérales des cinquième, quatrième doigts et de la moitié du troisièm.e.
FiG.JlG. — Veines et nerfs de la face dorsale delà main.
. Veines Collatérales des doigis. — B. Arcade veineuse dorsale. — C. Veine cé-
plialique du pouce. — D. Veine salvafelle. — E. Veine radiale superficielle. —
F. Deuxième radiale superficielle. — G. Origine de la veine cubitale. —
i, 2, 3. Branches fournies par le nerf cubital :" — 1. Branche dorsale interne.
2. Rameau dorsal interne ou collatéral dorsal interne du petit doigt. —
3. Rameau doi-sal externe qui fournit un rameau anastomotique avec le nerf radial et le collatérHl externe du petit doigt, les deux collatéraux de l'annulaire et l'interne du médius.— 4, 5, 0. Branches fournies par le nerf radial.—
4. Branche superficielle ou cutanée. — 5. Rameau externe ou collatéral externe dorsal du pouce. — 6. Rameau interne qui fournit le collatéral interne du pouce, les deux collatéraux dorsaux de l'index, le collatéral externe du métiius. Il forme avec le cubital une arcade nerveuse dorsale. — 7. Rameaux collatéraux des doigts.
466 ANGIOLOGIE.
6. La veine céphalique du pouce ffig. 116, C), qui reçoit les veines (lu pouce et de la moitié de l'indicateur, et s'anastomose entre ces deux doigts avec les veines palmaires.
Nous ajouterons que rien n'est aussi variable que la disposition des veines du dos de la main.
2" Veines superficielles de l'avant-bras. — Elles sont plus multipliées à la région antérieure qu'à la région postérieure ; nous signalerons :
a. La veine radiale (fig. 146, E et F; fig. 117. 3). Elle est la continuation de la céphalique du pouce ; elle commence sur le dos du carpe ; monte d'abord sur la partie postérieure du radius, puis longe son bord externe, et, arrivée à la partie moyenne de l'avant-bras, se porte d'arrière en avant sur le bord externe du radius, puis verticalement en haut jusqu'au pli du coude, sur le côté externe de la face antérieure de l'avant-bras. Dans son trajet elle reçoit un assez grand nombre de branches métacarpiennes, des rameaux de la salvatelle, les veines de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané de l'avant-bras. Elle se divise souvent en plusieurs branches, quelquefois même il existe deux veines radiales superficielles. La veine radiale se jette dans la médiane céphalique.
b. La veine cubitale {ûg. 116, G, et fig. 117. 1). Elle est surtout formée parla salvatelle et les veines de la partie inférieure et antérieure de l'avant-bras ; elle monte le long du bord interne de l'avant-bras, se porte en avant, et s'anastomose, au pli du coude, avec la médiane basilique. Dans son trajet elle reçoit les veines qui viennent du tissu cellulaire et de la peau de la partie interne et postérieure de l'avant-bras ; quelquefois il existe une veine cubitale postérieure qui se jette tantôt dans la veine que nous venons de décrire, d'autres fois directement dans la médiane basilique plus haut que la cubitale:
c. La veine médiane (fig. 117. 2) n'est pas aussi constante que les deux veines précédentes ; son calibre est en général en raison inverse de celui de ces deux vaisseaux. Dans certaines circonstances elle est représentée par un lacis veineux superficiel qui fait communiquer les deux veines radiale et cubitale antérieures. Elle tire son origine des veines de la région antérieure du carpe et de l'avant-bras ; au niveau du pli du coude elle s'anastomose largement avec une des veines profondes et se termine par deux branches qui se jettent, l'une dans la veine radiale, l'autre dans la cubitale ; ces rameaux, que nous examinerons au pli du coude, portent les noms de médiane basilique et de médiane céphalique.
3° Veines du pli du coude. — La disposition et les rapports des veines du pli du coude présentent une grande importance à cause de l'opération de la saignée qui est presque toujours pratiquée sur un des vaisseaux de cette région.