VEINES DU MEMBRE THOUACIQUE
Elles sont profondes ou superficielles.
1° Pleines profondes.
Les veines profondes du membre thoracique ne présentent à la main, à l'avant-bras et au bras aucune particularité qui autorise à en faire l'objet d'une description spéciale; elles suivent exactement le trajet des artères ; elles sont au nombre de deux pour chaque artère et sont désignées sous le nom de veines saleUites. Il n'y a qu'une seule veine axillaire et sous-clavière correspondant aux artères du même nom.
Les veines profondes communiquent largement entre elles ; elles communiquent aussi très largement avec les veines superficielles ; elles sont munies d'un très grand nombre de valvules, dont les plus résistantes sont situées à l'embouchure des petites veines.
Nous ne nous arrêterons pas sur les veines profondes du membre tlioracique : ces vaisseaux, en effet, présentent la même disposition
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et les mêmes rapports que les artères. La veine axillaire, dont nous avons d'ailleurs signalé les connexions (voyez Aj^tère axillaire, p. 399), ne présente de remarquable que ses rapport avec les aponévroses de l'aisselle. Nous nous contenterons de rappeler la disposition suivante qui leur est commune avec les veines du cou et de la poitrine. Ces divers vaisseaux adhèrent à l'aponévrose ; aussi, lorsqu'ils sont coupés, ils restent béants, de sorte que l'air peut facilement pénétrer dans leur intérieur. La veine sous-clavière seule mérite une description particulière.
Veine sous-clavière. — Nous désignerons, avec M. Cruveilhier, sous le nom de veine sous-clavière, le tronc veineux étendu de la clavicule, ou plutôt de l'aponévrose sous-claviculaire , au tronc veineux brachio-cépbalique. Ces vaisseaux ont la même longueur des deux côtés et sont plus courts que les artères correspondantes ; cette dernière circonstance tient moins à la longueur du trajet étendu entre leurs deux extrémités qu'à leur direction rectiligne qui contraste avec la courbure des artères.
Rapports. — En avant, avec le sous-clavier qui la sépare de la clavicule; en arrière, avec l'artère sous-clavière dont elle est séparée en dedans par le scalène antérieur ; en bas, avec la première côte et la plèvre; en haut, avec l'aponévrose cervicale et le sterno-masioïdien.
Veines collatérales. — De toutes les branches veineuses correspondant aux rameaux artériels fournis par l'artère sous-clavière, la veine sousclavière ne reçoit que la veine intercostale droite, encore le rameau se jette-t-il souvent dans la veine azygos ; elle reçoit au contraire la veine jugulaire externe, la jugulaire antérieure et la veine céphalique. Les deux premières veines se jettent dans la sous-clavière près de son embouchure dans le tronc brachio-céphalique.
Les veines sous-clavières reçoivent, en outre, celle du côté gauche, le canal thoracique ; celle du côté droit, la grande veine lymphatique.
2° Veines superficielles.
Elles sont situées entre la peau et les aponévroses du membre ; elles reçoivent leurs vaisseaux de la peau et du tissu cellulaire souscutané et s'anastomosent largement avec les veines profondes.
l'' Veines superficielles de la main. — Sur le dos de la main on trouve à chaque doigt une collatérale interne et une collatérale externe (fig. lie, A), qui se réunit en arcade au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes ; ces veines se jettent dans une arcade veineuse fig. 1 16, B), à convexité tournée en bas et de la concavité de laquelle partent un assez grand nombre de rameaux dorsaux, parmi lesquels nous signalerons :
a. La veine salvaielle (fig. 116, D), située à l'exlrémilé supérieure du quatrième espace interosseux, et qui souvent est form.ée par les