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PRÉPARATION DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES

La préparation des vaisseaux lyrapliatiques, comme celle des artères et des veines, se compose de deux temps, l'injection et la dissection.

Injection. — Les vaisseaux lymphatiques doivent être, en raison du grand nombre de valvules qu'ils renferment, injectés de leur origine vers leur terminaison ; le liquide employé pour faire les injections est le mercure ; la pression exercée par ce métal le fait pénétrer dans les vaisseaux.

Le mercure est versé dans un tube dont la hauteur est de i 50 centimètres environ, et muni, à son extrémité supérieure, d'un anneau destiné à le suspendre, et à Son extrémité inférieure, d'un tube flexible de caoutchouc, très épais, d'un petit calibre, et doublé à l'intérieur d'un tissu de soie. Au tube flexible est adapté un ajulage muni d'un robinet, et à l'extrémité de l'ajutage on fixe un tube de verre très effilé à la lampe; ce tube de verre est garni à sa grosse extrémité d'un fil de soie plate et entre dans un pas de vis creusé dans le tube d'ajulage (1).

Les sujets les plus propres à ce genre de préparation sont ceux qui sont amaigris et légèrement infiltrés. La putréfaction et la macération rendent plus facile l'injection des réseaux capillaires lymphatiques, mais elles empêchent le mercure de cheminer aussi facilement dans les vaisseaux.

(1) M. Sappey a beaucoup perfectionné les appareils à injection des lymphatiques. Nous renvoyons le lecteur à sa thèse : Injection, prépafoÂion et conservation des vaisseaux lymphatiques, 6 décembre 1843, et à son Manuel d'anatomie descriptii)e, 1. 1".

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