STRUCTURE DE L INTESTIN GRELE. ,H
uns contre les autres, qu'ils semblent à eux seuls composer la plus grande partie de la membrane interne de l'intestin. Leur fond ou culde-sac ne dépasse pas la membrane muqueuse, de sorte que l'épaisseur de celle-ci est mesurée par la longueur des tubes. Les tubes sont plus gros et plus courts dans le gros intestin ; leur longueur augmente un peu et leur diamètre diminue dans l'intestin grêle (1). »
Glandes solitaires. — Ce sont de petites vésicules de la grosseur d'un grain de millet, qui, lorsqu'elles sont pleines, soulèvent la membrane muqueuse ; percées à leur centre d'une petite ouverture, elles sont couvertes par les villosités intestinales. On les rencontre dans tous les points de l'intestin grêle et du gros intestin jusque sur les valvules conniventes; le liquide qu'elles contiennent est plus épais que celui qui est versé par les glandes de Lieberkiihn. Henle compare ces glandes aux follicules sébacés de la peau.
Glandes de Peijer, follicules agminés. — On les rencontre surtout dans l'iléon ; à peine si l'on en aperçoit quelques-unes dans le jéjunum, on n'en rencontre jamais dans le gros intestin. Elles se présentent sous la forme de taches ovalaires, épaisses, opaques, creusées de fossettes, ce qui leur a fait donner le nom de plaques gaufrées. Elles sont situées sur le bord libre de l'intestin et n'envahissent jamais les valvules conniventes. Ces glandes sont au nombre de vingt à trente, quelquefois il en existe un moins grand nombre. Les glandes qui occupent la partie supérieure du canal intestinal sont moins volumineuses que celles qui occupent la partie inférieure, où elles peuvent acquérir une longueur de 1, 2, quelquefois même 3 centimètres. Au niveau de chaque glande de Peyer, la muqueuse est lisse, n'offre ni villosités ni orifices de glandes de Lieberkiihn. Autour de ces glandes et dans leur intervalle on voit un cercle de villosités et d'orifices de follicules. La structure des glandes de Peyer a soulevé des discussions dans lesquelles nous ne pouvons entrer; nous pouvons toutefois rattacher les opinions des anatomistes à deux catégories distinctes. Les uns, MM. Bretonneau et Jacquart, les considèrent comme formées de vésicules closes; les autres, Lacauchie par exemple, comme formées de follicules offrant chacun un orifice distinct; d'après M. Sappey, ces vésicules sont imperforées, elles renferment un liquide dans lequel nagent des granulations brunâtres. Lorsque ces vésicules sont pressées entre deux plaques de verre, on voit le liquide s'échapper tantôt en filets linéaires, tantôt en nappe. Dans certains cas, il sort du point culminant de la vésicule glandulaire, dans d'autres points de la surface muqueuse, ^'ous ajouterons que ces amas de follicules sont situés profondément sous la membrane muqueuse, qu'ils sont à peine visibles dans l'état sain, et que les plaques de Peyer sont surtout apparentes dans la fièvre typhoïde.
Outre les plaques gaufrées, M. Sappey décrit des plaques lisses
(1) Bérard, Cours de physiologie, t. II, p. 413.
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encore plus difficiles à constater que ces dernières ; moins nombreuses, il les a trouvées chez les personnes d'une faible constitution, les follicules qui les composent sont plus petits et aussi nombreux.
Glandes de Brunner. — Souvent confondues avec les glandes solitaires ; elles appartiennent à la classe des glandes en grappe ; elles sont situées dans la première portion du duodénum ; elles disparaissent presque complètement vers la fm de cet organe ou vers le commencem.ent du jéjunum. Pour bien voir ces glandes il faut enlever la tunique muqueuse ; on découvre alors une couche serrée de glandes blanchâtres qui font le tour de l'intestin. Elles sont serrées les unes contre les autres, retenues et enveloppées par la tunique fibreuse de l'intestin ; chaque acinus est pourvu d'un canal|excréteur qui le réunit aux canaux voisins et forme pour la même glande un canal unique qui s'ouvre par un très petit orifice sur la muqueuse intestinale.
Artères. — Elles viennent de la mésentérique supérieure.
Veines. — Bien plus nombreuses que les artères, elles forment la grande veine mésaraïque qui est une des principales branches d'origine de la veine porte.
Vaisseaux lymphatiques . — Ils naissent des villosités, des glandes en tube et probablement des glandes vésiculeuses ; leur injection est fort difficile. Le liquide qu'ils renferment est, pendant le travail de la digestion chez l'homme et les mammifères, carnivores d'un aspect lactescent, d'où le nom de vaisseaux chylifères qui leur est fort souvent donné. Ils se jettent dans les ganglions mésentériques.
Nerfs. — Ils viennent du plexus solaire.