STRUCTURE DU FUIE
l'étendue def? conduits biliaires depuis ceux qui offrent 0""", 02 jusqu'au conduit hépatique sur lequel elles disparaissent peu à peu, en sorte qu'à la réunion de ce conduit avec le canal cystique on n'en trouve plus aucune trace. Le volume de ces glandes est en raison du calibre du conduit sur lequel elles se trouvent. Ainsi sur les conduits de 2 centièmes de millimètre, la glande est réduite à un simple ulricule ; à 4 centièmes de millimètre, on voit des glandes en grappe, et sur des conduits encore plus grands on y voit de véritables glandes acineuses. Toutes ces glandes sont pourvues d'un canal excréteur qui s'ouvre dans le conduit hépatique sur lequel elles sont fixées.
Vasa aberrantia. — M. Sappey nous a donné encore une bonne description des vasa aberrantia. « On y voit quelquefois, dit-il, sur certains points de la surface du foie, les lobules s'atrophier peu à peu. puis disparaître complètement et laisser alors à découvert les conduits biliaires correspondants qui deviennent au contraire le siège d'une hypertrophie remarquable. C'est aux conduits ainsi mis à nu et hypertrophiés que s'applique la dénomination de vasa aberrantia. » On les observe le plus souvent sur le bord hépatique du ligament latéral gauche. Ces vaisseaux communiquent avec les conduits biliaires; ils ont la même structure, seulement la tunique fibreuse est beaucoup plus épaisse, les glandes qu'ils portent sont hypertrophiées, déformées au point de les rendre mécorinaissables.
3*^ Vaisseaux du foie. — a. Artères. — L'artère hépatique, branche du tronc cœliaque, se jette dans le foie au niveau du sillon transverse. Elle est remarquable par la petitesse de son calibre, qui est loin d'être en rapport avec le volume de l'organe auquel elle est destinée ; elle sert à la nutrition de la substance du foie et aux conduits biliaires ; la veine porte seule concourt à la sécrétion de la bile. On a constaté des anastomoses des capillaires de l'artère hépatique avec des capillaires de la veine porte. Le foie reçoit encore des rameaux de la coronaire stomachique et de la mésentérique supérieure.
b. Veine porte. — Elle se place dans le sillon transverse du foie, où elle se divise en deux branches qui se distribuent au foie à la manière d'une artère ; chaque granulation reçoit une des petites ramifications de la veine porte. M. Bernard a constaté que des branches assez volumineuses de la veine porte traversent le foie sans se perdre en capillaires, et vont directement dans la veine cave, où elles s'ouvrent par un orifice oblique à la manière de l'uretère dans la vessie.
Indépendamment de la veine porte, on compte cinq groupes de vaisseaux que M. Sappey décrit sous le nom de veines portes accessoires. Le premier groupe occupe l'èpiploon gastro-hépatique ; il est formé par les veinules qui proviennent de la petite courbure de l'estomac, des veines qui rampent entre les deux feuillets de l'èpiploon, et quelquefois enfin de la veine pylorique ; ces vaisseaux se perdent dans les lobules qui limitent en avant et en arrière le sillon transverse. Le se-
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cond groupe est constitué par les veines qui viennent de la vésicule biliaire ; le troisième par les veines des parois de la veine porte de l'artère hépatique et des conduits biliaires ; le quatrième parles veines qui du diaphragme descendent dans le ligament suspenseur du foie, elles se jettent dans les lobules auxquels adhère ce ligament; enfin, le cinquième est formé par les veines qui se portent de la portion susombilicale de la paroi abdominale antérieure vers le sillon longitudinal du foie.
c. Veines sus-hépatiques. — Les veines sus-hépatiques reportent dans la veine cave le sang de la veine porte qui a servi à la sécrétion de la bile et celui de l'artère hépatique. Chacune de ses petites ramifications sort du centre de chaque lobule, se réunit aux ramifications voisines, et ne tarde pas à former le gros vaisseau que nous avons signalé sur le bord postérieur du foie. Nous devons faire remarquer : 1° que les ramifications de la veine sus-hépatique sont transversales, tandis que les ramifications de la veine porte sont anléro-postérieures ; 2° que si l'on coupe le foie, les vaisseaux sus-hépatiques restent béants, tandis que les vaisseaux de la veine porte s'affaissent. Cette disposition tient à ce que les parois de la veine sus-hépatique adhèrent au tissu propre du foie, et que la veine porte et ses ramifications sont contenues dans la capsule de Glisson.
Outre ces deux veines on trouve au foie les cordons qui résultent de l'oblitération de la veine ombilicale et du canal veineux. Nous reviendrons sur ces vaisseaux en décrivant la circulation du fœtus.
Vaisseaux lymphatiques. — Ils sont extrêmement nombreux ; ils sont superficiels et profonds ; ils vont se jeter dans les ganglions qui longent les vaissea\xx hépatiques, d'autres se jettent directement dans le canal thoracique.
Nerfs. — Ils viennent du pneumogastrique et du plexus solaire.
Canaux biliaires. — Nous avons vu que de chaque granulation partait un petit canal hépatique; ces petits canaux, renfermés dans la capsule de Glisson, se réunissent à la manière des veines pour constituer le conduit hépatique dont nous allons nous occuper en décrivant les voies biliaires.