Substance tubuleuse
G. Substance corticale.
Sl7'uclure du
Capsule adipeuse du rein. — Chaque rein est entouré d'une couche de tissu cellulaire graisseux qui le sépare des parties voisines el le maintient immobile.
Le périloine n'enveloppe pas le rein -, il ne fait que passer à sa partie antérieure.
Membrane fibreuse propre. — Le rein est entouré d'une membrane fibreuse propre qui, par sa face externe et lâchement unie à la capsule adipeuse, par sa face interne envoie entre les parties constituantes du rein des prolongements peu résistants, de sorte que cette membrane peut être facilement détachée du tissu propre de la glande. Au niveau du hile, elle se continue sur les calices et les vaisseaux, sans pénétrer dans l'intérieur de l'organe.
Le rein est composé d'une substance externe ou carlicale (fig. 136. 6); d'une autre interne ou tubuleuse (fig. 136. 5).
La substance corticale a une apparence granuleuse, moins rouge, plus molle que la substance tubuleuse, qu'elle enveloppe complètement; par sa face interne, elle envoie entre les pyramides des prolon-
598 SPLANCHNOLOGIE.
gements connus sous le nom de colonnes de Berlin. Ces colonnes se prolongent jusqu'au niveau du hile du rein, et chacune d'elles est formée de la réunion des deux lames de substance corticale embrassant les pyramides voisines. Nous considérons donc le rein comme une glande conglomérée formée d'un certain nombre de lobes composés eux-mêmes d'une pyramide enveloppée de substance corticale.
La substance tubuleuse est plus dure, plus rouge que la substance corticale, dont il est facile de la distinguer à son apparence striée. Les rayons sont disposés en faisceaux coniques dent le sommet en forme de mamelon (fig. 136. 4) regarde le hile du rein, tandis que la base convexe regarde en dehors. Ces cônes, désignés sous le nom de pyramides de Malpighi.^ sont en nombre variable suivant les sujets ; on en compte généralement de 10 à 20.
Il résulte de cette disposition que le rein se trouve formé d'un nombre plus ou moins considérable de lobes semblables, et pour déterminer la structure du rein, il suffira de déterminer la structure d'un des lobes.
Chaque lobe du rein se trouve composé des tubes de Bellini, des tubes de Ferrein, du sommet mamelonné de la pyramide.
Tubes de Bellini. — Ce sont de petits canaux urinaires qui composent le tissu de la pyramide ; ils s'ouvrent sur le sommet du mamelon, et c'est dans ce point qu'ils présentent leur plus grande largeur, de là ils montent en divergeant vers la surface externe du rein; après un court trajet, ils ne tardent pas à se diviser dichotomiquement sous des angles très aigus. Ces tubes, très serrés les uns contre les autres, arrivent parfaitement droits jusqu'à la substance corticale. Plus ils approchent de la base de la pyramide, plus ils sont étroits et nombreux. Ferrein, ayant examiné au microscope les tubes de Bellini, a vu ou a cru voir que chaque tube était formé par un grand nombre de conduits secondaires disposés en pyramide ; aussi chaque tube de la pyramide de Malpighi est-il désigné sous le nom de pyramide de Ferrein.
Arrivés à la base de la pyramide, les tubes de Bellini pénètrent, sous le nom àetubesde Ferrein, dans la substance corticale. Chaque tube, après un court trajet rectiligne dans la substance corticale, devient flexueux, se contourne sur lui-même, décrit une courbe de telle sorte qu'ils semblent former un lacis inextricable ; ce sont ces tubes de Ferrein très nombreux et très grêles qui constituent les canalicules urinaires.
Les extrémités mamelonnées des pyramides sont formées de la réunion des tubes de Bellini; elles sont entourées par les calices ; chaque calice enveloppe tantôt une, quelqttefois deux, et jamais plus de trois pyramides.
Tous les mamelons rayonnent vers le hile du rein ; ils sont donc tournés les uns vers la face antérieure, les autres vers la face postérieure, etc. Chaque mamelon est recouvert par la muqueuse percée