CALICES ET BASSINET
d'une multitude d'ouvertures qui sont les orifices des tubes de Bellini. Au sommet du mamelon on trouve souvent une petite fossette, espèce de petit calice dans lequel s'ouvre un nombre considérable de tubes.
Nous n'avons plus à nous occuper de la structure intime de la pyramide, nous venons de démontrer suffisamment qu'elle était composée d'un très grand nombre de tubes ; quant à la substance corticale, elle est à la fois tubuleuse et granuleuse. La disposition des tubes de Fer rein a été exposée, nous n'y reviendrons pas. Quant aux granulations appelées granulations de Malpighi, ce sont de petits grains extrêmement nombreux, rouges, situés dans la substance corticale. D'après M. Cruveilhier, ces granulations seraient appendues aux tubes de Ferrein ; d'après Huschke, elles n'ont aucune espèce de connexion avec les canalicules urinaires ; elles dépendent du système artériel ; car, dit-il, on ne peut y faire pénétrer l'injection que par l'artère rénale ; Finjection poussée par les canaux urinaires ou la veine rénale ne les pénètre pas. D'après Kolliker, les corpuscules de Malpighi donnent naissance aux canalicules urinaires qui sont disséminés dans toute Fépaisseur de la substance corticale; le nombre des canalicules urinaires flexueux répondrait dans ce cas à celui des corpuscules de Malpighi.
Artère. — L'artère rénale, branche extrêmement volumineuse, part à angle droit de l'aorte, se porte au rein, et là s'y divise en plusieurs branches qui pénètrent entre les calices, puis entre les pyramides de Malpighi, et arrivent à la substance corticale où elles se divisent en un très grand nombre de rameaux qui se perdent les uns dans la base de la pyramide, la plupart dans la substance corticale; de ces vaisseaux partent d'autres branches plus petites qui se rendent à chaque granulation.
Veine. — La veine rénale est extrêmement volumineuse, elle sort du rein en avant de Fartère et se rend dans la veine cave.
Nerfs. — Ils sont très nombreux, ils viennent du plexus rénal formé par le petit nerf splanchnique.
• Calices et bassinet.
Les calices sont des entonnoirs membraneux qui embrassent les mamelons (fig. 136. 3). Le bassinet est une poche membraneuse (fi§. 136. 2) située derrière les vaisseaux rénaux, aplatie d'avant en arrière, qui se rétrécit presque immédiatement, et prend le nom d'uretère (fig. 136. 1).
La disposition des calices et du bassinet est la suivante : L'uretère, arrivé dans le rein, s'élargit et présente une cavité iufundibuliforme, le bassinet. Dans le bile du rein, cet entonnoir se partage en deux cavités incomplètes, grands ca!îces;Fune supérieure, Fautre inférieure, chacune d'elles se divise également en deux. 11 existe alors quatre divisions dont les deux moyennes sont les plus petites; celles des
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deux extrémités sont les plus volumineuses et se divisent à leur tour, puis chaque division se divise encore plus ou moins complètement. Chacune de ces divisions constitue les calices; ceux-ci sont au nombre de 9 à 15.
Uretère.
Vuretère est un canal qui conduit l'urine du bassinet à la vessie ; unique pour chaque rein, il est très rare de le rencontrer double. Son calibre, très variable, est en général celui d'une plume à écrire, mais il est susceptible de se distendre considérablement, lorsqu'il existe un obstacle au cours de l'urine.
L'uretère est oblique de haut en bas et de dehors en dedans jusqu'au niveau du sacrum ; de là il se porte en bas, en avant et en dedans jusqu'au bas-fond de la vessie, s'engage entre la muqueuse et la musculeuse, et, après avoir décrit un trajet de 2 à 3 centimètres entre ces deux tuniques, il s'ouvre par un orifice étroit à des angles postérieurs du trigone vésical.
Dans son trajet il est en rapport en avant avec le péritoine et les vaisseaux spermatiques quile croisent très obliquement, en arrière avec le psoas. L'uretère droit est situé en dehors de la veine cave.
Au delà du sacrum, dans l'excavation pelvienne, il croise l'artère ombilicale et le cordon qui la remplace, les vaisseaux sous-pubiens, le canal déférent chez l'homme, la partie supérieure et latérale du vagin chez la femme. Dans l'épaisseur de la vessie, il répond chez cette dernière au col de l'utérus.
Structure des calices, du bassinet et de l'uretère. — Ces organes, dont la structure est identique, sont formés d'une membrane externe fibreuse, que l'on considère comme la continuation de la capsule fibreuse du rein : M. Cruveilliier la regarde comme de nature dartoïque ; d'une membrane interne muqueuse qui est la continuation de la muqueuse uréthrale se prolongeant sur les mamelons et jusque dans les tubes de Bellini et les tubes contournés de Ferrein. Elle est blanche, lisse, plissée, suivant sa longueur; elle ne présente pas de valvules. Dans les tubes de Ferrein la membrane muqueuse est pourvue d'un épithélium composé de cellules à noyau, rondes et aplaties. D'après Goodsir, les cellules contiennent l'urine, et en se crevant elles laissent échapper le liquide dans le canalicule cortical, tandis que le noyau produit une nouvelle cellule destinée à remplir les mêmes fonctions ; d'après Huschke, ces cellules et leur noyau pourraient être les acini du rein, par conséquent des folhcules ouverts. Entre la tunique fibreuse et la membrane muqueuse on trouve des fibres musculaires lisses, les unes externes longitudinales, les autres internes transversales, assez épaisses dans le bassinet; elles deviennent plus minces dans les calices et finissent par disparaître entièrement.
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