APPAREIL DE LA VISION
que la couleur jaune du locus luteus:. L'extrémité du filament terminal se divise dichotomiquement en plusieurs branches : sur le trajet des filaments se trouve des renflements en forme de nœuds, et entre ces cellules, qu'Ecker appelle cellules olfactives, il y en a d'autres qui lui paraissent servir à remplacer les précédentes (ce/Zu?es de remplacement).
Glandes. — La membrane muqueuse des fosses nasales est pourvue d'un grand nombre de giandes en grappe parfaitement décrites et figurées par M, Sappey , elles affectent une forme parfaitement régulière et sont constituées par des acini pourvus de leurs canaux excréteurs qui vont se rendre à un canal commim à toute la glande. Elles sont plus abondantes dans la moitié inférieure que dans la moitié supérieure, elles existent en très grand nombre sur les cornets moyen et inférieur; en un mot, dans tous les points où la membrane muqueuse est très épaisse.
Artères. — Les artères de la pituitaire sont très nombreuses; elles viennent presque toutes de la maxillaire interne, elles sont fouinies par les branches spbéno-palatine, sous-orbilaire, avéolaire supérieure, palatine, ptérygo-palatine ; d'autres viennent de l'ophlhalmique, ce sont les sus-orbitaires, les ethmoïdales; enfin, quelques-unes sont fournies par la faciale, ce sont les artères de la sous-cloison, celles de l'aile du nez et la dorsale du nez.
Veines. — Les veines sont^également nombreuses et suivent le trajet des artères.
Vaisseaux lymphatiques. — Immédiatement au-dessous de l'épithélium, d'après M. Cruveilhier, qui revêt la pituitaire, on trouve un réseau lymphatique extrêmement remarquable. M. Sappey n'est pas encore parvenu à le démontrer.
Nerfs. — Ils viennent directement de la branche ophthalmiqiu; de Willis et du maxillaire supérieur par le ganglion sphôno-palalin : tels sont le rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis, le nerf sphéno-palatin, le grand nerf palatin.
La muqueuse des fosses nasales reçoit encore un nerf spécial, le nerf olfactif, ou nerf de la première paire, entièrement destiné à la perception des odeurs ; ce nerf passe par les trous de la lame criblée, s'enveloppe au sortir de chaque trou dans une petite gaine fibreuse, et s'épanouit jusque sur le cornet moyen et sur la partie moyenne de la cloison. (Voy. Névrologie.)