‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 500 sur 670 · CORNÉE · texte numérisé non relu

CORNÉE

Membrane transparente située à la partie antérieure du globe de l'œil, elle est elliptique; son diamètre transverse l'emporte d'un millimètre environ sur les autres (fig. 150. 3).

Sa f ice antérieure, convexe, fait relief en avant du globe de l'œil ; elle est tapissée par la conjonctive réduite à sa couche épithéliale et qui lui est intimement unie. -Sa face postérieure est concave, tapissée par la membrane de l'humeur aqueuse, membrane de Demours ou de Descetvet ; elle forme la paroi antérieure de la chambre antérieure de l'œil. Sa circonférence, taillée en biseau aux dépens de sa face externe, s'enchâsse dans la sclérotique taillée en biseau aux dépens de sa face interne. L'adhérence entre ces deux membranes est telle qu'on les a longtemps considérées comme n'en formant qu'une seule. C'est encore l'opinion de M. Oiraldès, qui pense que la différence de densité permet seule la distinction.

Slructure. — La cornée peut être divisée en un grand nombre de lamelles; mais cette division est purement artificielle; la texture du tissu pro|ire de la cornée est fibreuse. M. Cruveilhier dit que les injections les plus fines n'ont pu démontrer de vaisseaux dans la cornée; MM. Sappey et Broca n'ont pas pu découvrir de vaisseaux appartenant à cette membr;ine; M. Giraldès pense au contraire qu'il existe des vaisseaux dans l'intervalle des fibres.

Afemhrane d'Arnold.

La face interne de la sclérotique est tapissée par une lame de tissu cellulaire qui soutient les nerfs ciliaires; cette couche celluleuse a été

décrite sous le nom de membrane d'Arnold. Elle e.sL plus mince en arrière qu'en avant, où elle forme, vers le point d'inserlion de la sclérotique avec la cornée, un anneau fibieux qui est le ligament ciliaire, cercle ciliaire ; ce cercle est très riche en vaisseaux sanguins, c'est dans son épaisseur que les nerfs ciliaires se bifurquent et semblent s'anastomoser. Sa petite circonférence répond à l'iris, sa grande à la cornée et à la sclérotique. On a décrit, sous le nom de canal de Fontana (fig. 150. 5), un petit espace situé entre le cercle ciliaire, la sclérotique et la cornée. Le cercle ciliaire a été regardé, par quelques anatomistes, comme un ganglion nerveux, d'oîi le nom de ganglion ciliaire.

CHOROÏDE, PROCÈS CILIAIRES.

La clwroide est la seconde membrane de l'œil par ordre de superposition (fig. 150. 6); c'est une membrane cellulo-vasculaire qui se moule sur la sclérotique, à laquelle elle est peu adhérente, mais qui adhère fortement au corps ciliaire. Sa surface interne est en rapport avec la rétine, à laquelle elle n'adhère pas.

Les deux faces de la choroïde sont tapissées par un pigment renfermé dans des cellules hexagonales et semblable à celui de la peau des nègres ; la couche du pigment est plus abondante à la face interne qu'à la face externe, en avant qu'en arrière.

En arrière, la choroïde est percée d'un trou pour le passage du nerf optique ; en avant, elle se termine parles procès ciliaires. Suivant M. Giraldès, elle se réfléchit pour former une cloison percée à son centre ; cette cloison est Viris.

A la partie antérieure de la choroïde, autour du cristallin, on voit un disque formé de rayons concentriques plus rapprochés au centre, divergents à la circonférence : c'est ce que l'on nomme le corps ciliaire (fig. 1 50. 9). Chaque rayon a été appelé procès ciliaire (fig. 1 50, 10). D'après Ribes, si l'on sépare la choroïde des humeurs de l'œil, on voit après cette séparation deux disques bien distincts : l'un attaché à la choroïde, c'est le corps ciliaire de la choroïde ; l'autre est attaché à la partie antérieure du corps vitré et au cristallin, c'est la zone ciHaire de Zinn, appelée aussiprocès ciliaires du corps vitré (fig. 150. 16).

Les procès ciliaires de la choroïde adhèrent à cette membrane, en augmentant de volume à mesure qu'ils s'approchent de la grande circonférence de l'iris, derrière laquelle ils se prolongent sans y adhérer. De membraneux qu'ils étaient à leur origine, ils deviennent villeux et extrêmement vasculaires ; leur extrémité libre est en rapport avec la partie antérieure du corps vitré et la circonférence du cristallin ; la partie du procès ciliaire qui passe derrière l'iris flotte dans l'humeur aqueuse de la chambre postérieure. Les procès ciliaires sont séparés les uns des autres par un espace triangulaire rempli par les nrocès ciliaires du corps vitré.

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