IRIS
Les procès ciliaires du corps vitré sont presque en tout semblables à ceux de la choroïde ; ils ont un bord qui est adhérent au corps vitré et anticipe un peu sur la circonférence du cristallin ; le bord libre est frangé, la couleur noire du bord libre des franges et la transparence de l'espace qui les sépare ornent la partie antérieure du corps vitré d'un cercle fort remarquable qui a été comparé à une fleur radiée. De même que les procès ciliaires de la choroïde se placent dans les espaces compris entre les procès ciliaires du corps vitré, de même ' ceux du corps vitré s'enchâssent avec ceux de la choroïde. Par leur extrémité, ils se fixent sur le bord delà membrane cristalline.
Si l'on examine les procès ciliaires isolés et séparés l'un deTaulre, on voit que des portions de membrane hyaloïde ont été détachées, dans les intervalles du procès ciliaire du corps vitré et sur les bords du procès ciliaire de la choroïde, par les tractions exercées pour enlever les procès ciliaires. Sur les procès ciliaires du corps vitré, au contraire, on trouve des lambeaux de matière noire que l'on ne peut faire disparaître parle lavage, et qui appartiennent à la face interne du procès ciliaire de la choroïde. Cette disposition démontre que la rétine ne saurait arriver jusqu'à la circonférence du cristallin, et qu'elle se termine à la face postérieure des procès ciliaires.
La structure de la choroïde est essentiellement vasculaire. Les procès ciliaires ont été injectés par Ribes ; il les a remphs avec les injections poussées dans les artères et dans les veines.
Ruysch a divisé la choroïde en deux lames : l'une externe, l'autre interne, extrêmement vasculaire; c'est ce feuillet qu'on a appelé membrane ruyschienne.
La face interne de la choroïde, les procès ciliaires sont recouverts par une couche noire, le pigment, plus épaisse en arrière qu'en avant. Thomas Wharton Jones a prétendu que le pigment était sécrété par une membrane particulière. Cette opinion ne saurait être admise ; et si chez les fœtus on a pu séparer le pigment par lamelles, cela prouve, tout au plus, que les cellules dans lesquelles est contenue la matière colorante forment une lame celluleuse très mince.
Le pigment recouvre, avons-nous dit, toute la face interne de la choroïde. Chez les mammifères, en dedans du nerf optique, la face interne de la choroïde prend un aspect lisse, brillant, diversement coloré : c'est ce que l'on appelle membrane du tapis. Cette partie n'est pas recouverte par le pigment.