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IRIS

Viris (fig. 150. il) est un diaphragme membraneux, vertical, percé, un peu en dedans de son centre, d'une ouverture, \a pupille (fig. 150. 12), circulaire chez l'homme, et qui divise la partie de l'œil comprise entre la cornée et le cristallin en deux parties : la chambre antérieure et la chambre postérieure.

L'iris présente : 1" Une grande circonférence enchâssée entre le cercle ciliaire qui est en avant et le corps ciliaire qui est en arrière. Dans ce point se trouve un sinus veineux : c'est le canal de Fontana dont nous avons parlé plus haut. 2^ Une pelite circonférence^ qui limite l'ouverture pupillaire : c'est le petit cercle de l'iris. Cette ouverture est bordée par un cercle étroit d'une coloration un peu différente du reste de l'iris. 3» Une face antérieure, plane, un peu convexe en avant, diversement colorée, qui forme la paroi postérieure de la chambre antérieure; elle présente dans l'espèce humaine des stries parallèles qui vont de la grande à la pelite circonférence; elle est supposée tapissée parja membrane de l'humeur aqueuse. 4" Une face postérieure formant la paroi antérieure de la chambre postérieure, et tapissée par une couche de pigment que l'on a appelée membrane uvée. Si l'on enlève celle-ci, on voit que la face postérieure de l'iris présente, comme la face antérieure, des stries concentriques, mais elle n'a pas la même coloration : elle est blanche, lisse, comme la faceprofomie delà choroïde dépouillée de son pigment.

Structure deViris. — Les alternatives des contractions et de relâchement de l'iris ont fait admettre que cette membrane était composée de fibres musculaires, les unes radiées, les autres ciiculaires. M. Giraldès a constaté que l'iris possède des fibres musculaires parallèles aux rayons du cercle irien, et qu'elles servent à dilater la pupille. Exiï^te-t-il des fibres circulaires? M. Giraldès n'ose l'affirmer, il ne pourrait tout au plus les admettre que par analogie. M. Guillemin a démontré l'existence de fibres circulaires se comportant comme les fibres musculaires de la vie animale.

Les expériences de Nysten et rie M. Longet ont en outre démontré que l'iris se contractait sous l'iutluence de la pile. La nature musculaire de l'iris doit donc être admise, plutôt d'après les fonctions de cet organe, car l'insuffisance de la démonstration anatomique ne permet pas de la constater d'une manière directe.

L'iris reçoit un grand nombre de vaisseaux artériels qui lui sont fournis par les ciliaires longues, qui, en s'anastomosant, forment un cercle vasculaire dont les rameaux se dirigent de la grande circonférence de l'iris vers la pupille, où elles forment un second cercle en s'anastomosant de nouveau. Les veines sont beaucoup plus nombreuses que les artères. Les nerfs, très volumineux, viennent du ganglion ophthalmiqne et du rameau na>al de la cinquième paire, se portent, sons le nom de nerfs ciiiav es^ dans le cercle ciliaiie, s'y anastomosent, et de là se dirigent dans l'épaisseur de l'iris jusqu'à sa petite circonférence.

Chez le fœtus, l'ouverture pupillaire est fermée par une membrane, membrane pupUlave^ membrane de Wachendorf; elle apparaît vers le troisième mois de la vie intra-utérine et disparaît vers le septième. M. J. Cloquet a démontré que cette membrane était composée de deux feuillets entre lesquels lampaient des vaisseaux qui ne sont

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