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CONDUIT AUDITIF EXTERNE

Canal cartilagineux et osseux, étendu de la conque à la membrane du tympan, long de 3 centimètres environ, légèrement coudé, à angle saillant en haut; près de son orifice externe, il est en rapport, en avant avec l'articulation temporo-maxillaire, en arrière avec l'apophyse mastoïde, en bas avec la parotide.

Son orifice externe, plus ou moins évasé suivant les sujets, est limité en arrière par une crête semi-lunaire qui le rétrécit. Cette crête est formée par la juxtaposition du conduit auditif externe et du pavillon derrière le tragus. Cet orifice est précédé d'une excavation qui en forme, pour ainsi dire, le vestibule.

Son orifice interne est terminé par la membrane du tympan ; il est comme cette membrane, oblique de haut en bas et de dehors en dedans.

Structure. — A. Portion osseuse. — Décrite avec l'os temporal (voy. Ostéologie, p. 46); elle manque chez le fœtus, où elle est remplacée par le cercle du tympan.

B. Portion cartilagineuse. — Elle forme la moitié externe du conduit auditif ; elle peut être séparée du pavillon, exceptée sa partie inférieure ; le cartilage du conduit auditif externe est attaché à l'os temporal par un tissu fibreux très résistant, qui lui permet cependant d'exécuter certains mouvements. Au voisinage du tragus, le conduit auditif présente deux ou trois incisures transversales, perpendiculaires à la longueur du conduit, incisures de Santorini. Ces espèces d'anneaux sont réunis par du tissu fibreux dans lequel on a cru trouver des fibres musculaires.

C. Portion fibreuse. — Le tiers supérieur du conduit auditif, dans l'échancrure du cartilage, est formé par du tissu fibreux très résistant.

D. Peau. — Le conduit auditif est tapissé dans toute sa longueur par un prolongement de la peau ; celle-ci est fine, transparente, couverte d'un léger duvet, et chez le vieillard, de poils roides qui empêchent les corpuscules de pénétrer dans le canal ; elle présente un grand nombre de follicules sébacés. Ces glandes sécrètent une humeur jaune, épaisse, onctueuse, très anière, à laquelle on a donné le nom de cérumen.

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