SURFACE EXTÉRIEURE DE LA MOELLE
La moelle présente sur la ligne médiane denx sillons médians, l'un antérieur, l'autre postérieur.
7U8 NÉVROLOGIE.
Le sillon médian antérieur (fig. 154. 9) divise la partie antérieure de la moelle en deux portions parfaitement égales. Il s'étend de l'enirecroisement des pyramides à la terminaison de la moelle. Sa profondeur est égale à peu près au tiers de l'épaisseur de la moelle ; dans le fond de ce sillon, on trouve la commissure blanche ou commissure antérieure sur laquelle nous reviendrons plus tard.
Le sillon médian postérieur (fig. 154. 8) s'étend du bec du calamus scriptorius à la terminaison de la moelle, et a été l'objet de grandes divergences d'opinions entre les anatomistes. Suivant les uns, ce sillon serait moins profond que le sillon postérieur. D'après MM. Cruveilhier et Longet, le sillon postérieur non- seulement existe constamment, mais il est encore plus profond que le sillon antérieur; il arrive jusqu'à la commissure postérieure ou commissure grise.
Sur les parties latérales de la moelle, on remarque :
Le sillon collatéral postérieur, ou sillon des racines postérieures. Ce sillon est très apparent quand on a enlevé la pie-mère et détaché les racines postérieures des nerfs spinaux. M. Cruveilhier examine si ce sillon existe réellement ou s'il est dû à la préparation que l'on fait subir à la moelle épinière. Si l'on projette, dil-il, un filet d'eau sur celte petite colonne grisâtre, on a bientôt détruit la continuité de la moelle, et le filet pénètre jusqu'au centre de l'organe. Il est évident pour cet anatomiste, qu'il n'existe pas de sillon qu'on puisse comparer aux sillons médians antérieur et postérieur, que la séparation est une véritable solution de continuité de la substance grise qui envoie un prolongement jusqu'à la surface de la moelle (fig. 154. 10).
Ce sillon, ou plutôt cette petite colonne de substance grise, divise chaque moitié de la moelle en deux cordons : un cordon postérieur (fig. 154. 7) compris entre le sillon médian postérieur et les racines postérieures; un cord07i anléro-latèral (fig. loi. 11) compris entre le sillon médian antérieur et les racines postérieure?.
C'est sur le cordon antéro-latéral de la moelle que s'implantent les racines antérieures des nerfs spinaux; c'est en vain qu'à l'aide du jet d'eau on a cherché à constater l'existence d'un sillon aualogue à celui des racines postérieures ; on ne saurait donc admettre que le cordon antéro-latéral est divisé en deux portions, le cordon antérieur et le cordon latéral.
Le cordon postérieur de la moelle est divisé en deux portions par un petit sillon superficiel et linéaire que l'on peut regarder comme commençant en dehors de chaque faisceau qui borde le calamus scriptorius ; ce sillon est désigné sous le nom de sillon postérieur intermédiaire; il limite en dehors le petit cordon de la moelle appelé cordon médian postérieur. Suivant quelques anatomistes, M. Longet entre autres, ce sillon ne serait distinct qu'à la région cervicale et aux deux tiers de la région dorsale. M. Cruveilhier pense que ces petits
STRUCTUHE DE L\ MOEI.LE. 709
sillons se prolongent dans toute la longueur de la moelle et s'enfoncent dans la scissure médiane postérieure.