‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 530 sur 670 · Origine du nerf de la cinquième paire · texte numérisé non relu

Origine du nerf de la cinquième paire

Nous verrons, en étudiant la structure du bulbe, comment les pyramides s'entrecroisent à leur partie inférieure, et comment elles se continuent avec les faisceaux latéraux de la moelle.

En dehors des pyramides, on rencontre un sillon qui les sépare de deux autres éminences, les olives ; c'est de ce sillon que sortent les racines du nerf grand hypoglosse.

Les olives sont deux saillies ovalaires situées en dehors et en arrière des deux pyramides (fig. 153. 11). Moins longues que ces dernières.

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elles sont plus volumineuses et plus saillantes à leur partie moyenne ; plus rétrécies, et s'effaçant pour ainsi dire à leurs extrémités, elles sont limitées en bas par des fibres arciformes à concavité supérieure, faisceau arciforinie de l'olive ; en haut elles sont séparées de la protubérance annulaire par une dépression appelée par Vicq d'Azyr, fosse de réminence oUvaire.

2° Face postérieure. — La face postérieure du bulbe rachidien se continue sans ligne de démarcation avec la face postérieure de la protubérance annulaire; elle forme, avec elle, la paroi antérieure du quatrième ventricule ; elle est cylindrique à sa partie inférieure, où elle se confond avec la moelle; ses fibres blanches, qui ne sont autres que les faisceaux postérieurs de la moelle, s'écartant en dehors à la partie supérieure, laissent à nu la substance grise. L'espace triangulaire compris entre les branches d'écartement, ou corps restifornies, est désigné sous le nom de calamus scriptorius d'Hérophile.

Cet espace triangulaire présente un sillon médian qui se continue en bas avec le sillon médian postérieur de la moelle ; en haut il fait suite à l'aqueduc de Sylvius. Il est recouvert par une lamelle de substance grise, sur laquelle on aperçoit des stries blanches transversales dont quelques-unes concourent à l'origine du nerf auditif. Le sillon médian représenterait la tige de la plume, les stries blanches les barbes, l'angle de réunion des corps restiformes le bec de la plume. Ce sillon se continue en haut avecla rainure de la face postérieure de la protubérance et avec l'aqueduc de Sylvius. Latéralement, l'espace triangulaire est limité par la saillie que forment les corps restiformes, en dedans desquels s'élèvent deux replis cellulo-vasculaires sur lesquels nous reviendrons, et qui concourent à border l'orifice du quatrième ventricule.

De chaque côté du sillon médian de la face postérieure du bulbe, on trouve deux colonnes de fibres blanches, les corps restiformes, qui sont la continuation des faisceaux postérieurs de la moelle; en haut, ils divergent en interceptant l'espace triangulaire déjà décrit et se rendent dans le cervelet, dont ils constituent les pédoncules inférieurs. Chaque corps restiforme est subdivisé par un sillon superficiel en deux cordons secondaires, dont le plus interne forme la pyronùde postérieure, qui, au niveau du calamus scriptorius, s'écarte, se renfle en mamelon, et se termine en s'effilant vers les angles du quatrième ventricule. Sur les corps restiformes proprement dits, situés en dehors des pyramides postérieures, on remarque un sillon sur lequel s'implantent les fibres d'origine des nerfs pneumogastrique et glosso-pharyngien. La portion du corps restiforme, comprise entre ces racines et les olives, est désignée sous le nom de faisceau intermédiaire, qui est la continuation du cordon antérieur et d'une partie du cordon latéral de la moelle épinière.

3° Faces latérales. — Sur les faces latérales du bulbe, on aperçoit d'avant en arrière : les pyramides antérieures, les olives, le corps

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