STRUCTURE DU CERVELET
Les lames sont séparées les unes des autres dans toute leur hauteur, et ne tiennent au cervelet que par leur bord adhérent.
Sur la lig-ne médiane, les segments, les lames et les lamelles ne sont point interrompus au niveau du vermis supérieur; mais cette communication n'existe pas à la face inférieure.
Parmi les lobules du cervelet, on distingue : i° le lobule du bulbe rachidien, Y amygdale; ce sont les plus internes des lobuies de chaque hémisphère cérébelleux. Situés sur les parties latérales et internes de chaque lobule, concaves en dedans, ils sont en rapport avec le bulbe rachidien ; convexes en dehors et en arrière , ils sont en rapport supérieurement avec le vermis inférieur et les valvules de Tarin. 1" En dehors des amygdales, et un peu en avant, deux autres lobules plus longs; ce sont les lobuli biventres de Reil. 3" Au bord inférieur des pédoncules cérébraux, le lobule du pneumogastrique (fig. l.'J9. 29), implanté sur le bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen, au-devant des précédents, en avant et au-dessus des fdets d'origine du pneumogastrique , en arrière et en dehors des filets d'origine de la septième paire, sur le côté externe de la valvule de Tarin.
Sb'ucture du cervelet.
Si l'on coupe le cervelet dans un point quelconque de son étendue, on voit qu'il est composé de substance blanche et de substance grise.
La substance grise occupe la partie la plus superficielle de l'organe ; elle est en plus grande quantité que la blanche.
La substance blanclie se trouve au centre du cervelet; elle est beaucoup plus dense et plus résistante que la substance grise, elle en est séparée par une lamelle de tissu jaunâtre qui olîre beaucoup d'analogie avec la lamelle jaunâtre de l'olive ; elle est formée par un très grand nombre de lamelles que l'on peut séparer de la manière suivante après une macération prolongée dans l'alcool : le faisceau blanc de chaque lobule est divisé en lamelles secondaires; celles-ci en lamelles tertiaires. Cette division du tissu blanc du cervelet peut être suivie dans le noyau central : cependant les lamelles ne peuvent être isolées au niveau du corps rhomboïdal qu'elles contournent pour l'envelopper comme dans une espèce de capsule; elles ne peuvent non plus être séparées au niveau de la ligne médiane de la région supérieure, là les lamelles des deux côtés paraissent s'entrecroiser.
Au centre de chaque moitié du cervelet, on voit un corps irrégulièrement ovoïde, assez semblable à l'olive par ses dimensions et sa structure : c'est le corps rhomboidal. 11 est formé par une membrane d'enveloppe jaunâtre, percée en dedans et en bas d'un trou au niveau des angles latéraux du quatrième ventricule. Dans l'intérieur de cette capsule se trouvent quelques vaisseaux qui vont se rendre à une matière qui tient le milieu entre la substance blanche et la substance grise, et forme le tissu propre du corps rhomboïdal.
724 NÉVROLOGIE.
Si l'on coupe le cervelet d'avant en arrière, sur le milieu des hémisphères cérébelleux, on voit un noyau central, duquel partent dans toutes les directions des branches blanches qui vont se rendre à chaque lobule, et de chaque branche partent des ramifications secondaires qui vont aux lames du cervelet; enfin, de chaque ramification secondaire des ramifications de troisième ordre vont se rendre aux lamelles : c'est ce qui a été désigné sous le nom d'arbre de vie du cervelet. Chacune des divisions est entourée par une lamelle très mince de substance jaune, et recouverte entièrement par la substance grise qui constitue la couche corticale du cervelet.
Le lobe moyen du cervelet présente aussi son centre médullaire qui réunit les centres médullaires latéraux ; cette disposition se voit très bien par une coupe horizontale, à Taide de laquelle on peut encore constater les rapports des lames et des lamelles entre elles.
Nous avons déjà dit que le cervelet était réuni aux autres parties de l'encéphale par les pédoncules cérébelleux au nombre de trois.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs^ formés par les processus cerebeUi ad testes, ne vont pas du cervelet aux tubercules quadrijumeaux, comme leur nom semblerait l'indiquer; au contraire ils passent au-dessous, se portent dans les pédoncules cérébraux dont ils forment l'étage supérieur et se perdent dans les couches optiques, dans les corps striés, et enfin dans les hémisphères cérébraux.
Les pédoncules cérébelleux moyens, formés par les fibres transversales de la protubérance annulaire, se réunissent aux faisceaux antéro-latéraux de la moelle.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs ne sont autre chose que les corps restiformes ; ils établissent donc une communication entre le cervelet et les faisceaux postérieurs de la moelle.
Il résulte de cette disposition, que le cervelet communique avec le cerveau, la protubérance annulaire, les faisceaux postérieurs et antéro-latéraux de la moelle.