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I. Fibres longitudinales

Dans la moelle épinière les fibres longitudinales forment de chaque côté^ comme nous l'avons vu, deux cordons, l'un postérieur, l'autre cmtéro-latéral ; chacun de ces cordons est constitué lui-même par de petites lamelles triangulaires à sommet dirigé vers le centre de la moelle.

Le cordon postérieur de la moelle se prolonge dans le cerveau, par son faisceau interne qui se réunit au faisceau innominé du bulbe, il forme la paroi inférieure du quatrième ventricule. Par son faisceau externe, il pénètre dans le cervelet dont il constitue le pédoncule inférieur, se réunit aux pédoncules supérieur et moyen, et forme avec eux le centre médullaire du cervelet.

Le cordon antéro-taléral de la inoelle se divise en deux portions : l'une latérale, dont la partie interne concourt à former la pyramide correspondante, et dont la partie externe se rend à l'olive, constitue \e faisceau sous-olivaire qui augmente bientôt de volume et concourt à former le faisceau innominé du bulbe. La partie interne du faisceau antéro-latéral de la moelle s'entrecroise avec la partie semblable de l'autre côté et forme la pyramide du côté opposé.

Au niveau de la protubérance annulaire, nous avons donc à examiner quatre faisceaux de fibres qui sont : 1" le faisceau externe du cordon postérieur de la moelle, que nous avons déjà suivi jusque dans le centre médullaire du cervelet; 2" le faisceau interne, réuni au faisceau innominé du bulbe dont il partage le trajet et la terminaison; 3° le faisceau pyramidal ; 4" le faisceau innominé du bulbe. iNous allons décrire le trajet de ces deux derniers faisceaux, le premier ayant été suffisamment exposé, le second étant réuni au faisceau innominé du bulbe.

A. Trajet du faisceau pyramidal. — H traverse d'avant en arrière la protubérance annulaire, foime le plan inférieur du pédoncule cérébral correspondant, et se réunit au faisceau innominé du bulbe avec lequel il est confondu dans le reste de son étendue.

B. Trajet du faisceau innominé du bulbe. — Dans l'épaisseur de la protubérance, le faisceau innominé se divise en deux portions. L'une, qui se jette dans le pédoncule cérébelleux moyen, se réunit aux deux autres pédoncules du cervelet, et se comporte, comme nous l'avons dit plus haut, en formant le centre médullaire de cet organe. Ses fibres postérieures, qui constituent le faisceau latéral de l'isthme, concourent à former la valvule de Yieussens; ses fibres moyennes se réunissent à celles du côté opposé, et se rendent aux tubercules quadrijumeaux; ses fibres antérieures reçoivent la portion des pyramides que nous avons dit se rendre au faisceau innominé du bulbe, pénètrent dans le cerveau en formant la partie moyenne du pédoncule cérébral et s'épanouissent dans les hémisphères en formant une espèce de cône dont

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le sommet répond à la protubérance annulaire. Sur le trajet de ces fibres, on trouve : 1° la couche optique formée par de la substance grise interposée aux fibres blanches écartées; 2° le corps strié constitué par un faisceau semi-p.ylindrique qui chemine entre les noyaux gris intra- et extra-ventriculaires. En dehors du corps strié, ce faisceau blanc s'épanouit dans toutes les directions et forme les fibres blanches des hémisphères cérébraux.

Nous venons de voir comment les faisceaux de la moelle se prolongeaient, d'une part dans le cerveau, d'autre part dans le cervelet. Pour terminer l'exposition du rapport qui existe entre les parties constituantes des centres nerveux, il nous reste à parler des pédoncules supérieurs du cervelet, c'est-à-dire des fibres longitudinales qui unissent le cerveau au cervelet. Nous ne saurions admettre, avec Willis, que ces fibres naissent de la substance grise du cervelet; on ne peut dire, d'une manière absolue, qu'elles sont les prolongements des pédoncules cérébelleux inférieurs, puisque la continuité entre ces fibres n'a pas été démontrée anatomiquement ; cependant cette opinion, qui est celle de MM. Fo ville et Longet, nous semble celle qu'il faudrait plutôt admettre. Ces fibres se présentent sous la forme de deux rubans aplatis qui, du centre médullaire du cervelet, se rendent au centre médullaire du cerveau ; au niveau de la valvule de Vieussens, ces faisceaux sont réunis, passent au-dessous des tubercule? quadrijumeaux, pénètrent dans les couches optiques où ils se réunissent aux fibres longitudinales que nous avons déjà observées dans ces éminences, et se terminent avec elles dans les hémisphères cérébraux.

D'après M. Foville, ces cordons fourniraient au niveau des tubercules quadrijumeaux des fibres qui donneraient naissance aux nerfs olfactifs et optiques, qui de cette manière naîtraient, ainsi que tous les autres nerfs crâniens, des prolongements des faisceaux de la moelle.

IL Fibres transversales.

Les -fibres transversales du centre nerveux ne sont autre chose que celles que nous avons déjà décrites sous le nom de commissures. Ces commissiM-es sont :

1° La commissure de la moelle., bandelette blanche que l'on trouve dans le fond du sillon antérieur. Cette com.missure cesse au niveau du bulbe rachidien,

T La commissure du cervelet, constituée par des fibres blanches qui paraissent naître de cet organe. Cette commissure forme ce que nous avons décrit sous le nom de -pédoncules cérébelleux moyens et de fibres corticales de la protubérance annulaire.

3° La commissure postérieure du cerveau^ qui se perd dans les couches optiques.

4° La commissure antérieure du cerveau, plus étendue que la pré-

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