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BRANCHE OPHTHALMIQUE DE WILLIS

Elle est la plus grêle des branches de la cinquième paire, se porte d'arrière en avant, un peu de bas en haut et de dehors en dedans ; au côté externe du sinus caverneux, elle se divise en trois rameaux qui pénètrent dans l'orbite par la fente sphénoïdale. Ce sont :

A. Un rameau externe, lacrymal (fig. 177. 15, et 178. 4). — C'est le plus grêle des trois ; il pénètre dans l'orbite par la partie la plus étroite de la fente sphénoïdale, se porte d'arrière en avant le long de la paroi externe de cette cavité, au-dessus du muscle droit interne, ^ arrive à la face interne ou bord postérieur de la glande lacrymale oià il se divise en deux filets : l'un, interne, qui traverse cette glande à laquelle il fournit de nombreuses ramifications, puis franchit l'aponévrose palpébrale et se termine dans la paupière supérieure en fournissant deux ordres de filets cutanés : les inférieurs, ou palpébraux, qui se portent à la peau de la paupière; les supérieurs, ou temporaux, qui se distribuent à la [leau de la tempe. L'autre, externe, ou malaire, qui fournit quelques filets très grêles au bord externe de la glande lacrymale, à l'angle externe de l'œil, s'anastomose avec le rameau malaire du maxillaire supérieur, traverse l'os malaire et va sp distribuer à la peau de la joue.

BRANCHE OPHÏHALMÎQtlE DE ÂVILLÎS. 815

B. Un rameau moyen, on frontal (fig. 177. 14, et 178. 3). — Plus volumineux que le lacrymal, il pénètre dans l'orbite par la partie la plus large de la fente sphénoïdale avec le nerf pathétique, marche d'avant en arrière entre le périoste et le muscle releveur de la paupière supérieure, et se sépare dans l'orbite en deux rameaux.

i° Le frontal interne, qui se porte en dedans, au-dessus du releveur supérieur et du grand oblique, passe au-dessus de la poulie de ce muscle et se divise dans ce point en deux sortes de filets.

a. Le filet interne, ou descendant, qui se porte de haut en bas, et de dehors en dedans, et se distribue à la paupière supérieure ; b. les filets externes, ou ascendants, plus volumineux que les précédents, qui se distribuent à la partie inférieure de la ligne médiane du front.

2" Le frontal externe, ou sus-orbitaire (fig. 184. 12), suit la direction primitive du nerf frontal, passe dans l'échancrure sus-orbitaire ; dès qu'il a franchi l'arcade orbitaire, il monte verticalement sur la paroi antérieure de l'os du front, fournissant des rameaux descendants qui vont se perdre dans la paupière supérieure, et se divisent bientôt en rameaux internes plus grêles, plus superficiels, qui montent entre le muscle frontal et la peau, et en rameaux externes plus profonds, qui montent entre le muscle et le périoste. Tous ces filets sont destinés à la peau du front et peuvent être suivis jusqu'à la suture lambdoïde ; quelques filets peuvent être suivis jusque dans le périoste.

C. Le rameau nasai (fig. 177. 16, et 180. 8), moins volumineux que le frontal, plus gros que le lacrymal, pénètre dans l'orbite avec le moteur oculaire commun et le moteur oculaire externe, entre les deux insertions postérieures du muscle droit externe, s'anastomose avec les nerfs moteurs oculaires commun et externe, et fournit après un trajet de 4 à 5 millimètres, la longue racine du ganglion ophthalmique (fig. 177. 17), et quelques nerfs ciliaires (fig. 177. 18). Ces filets se détachent quelquefois du nerf nasal avant son entrée dans l'orbite.

Bientôt ce nerf se porte en dedans et en avant, croise le nerf optique obliquement, gagne la paroi interne de l'orbite et se divise en deux branches.

1° Le nasal externe (fig. 177. 20) qui suit le trajet primitif du nerf, passe au-dessous de la poulie du grand oblique, se divise en deux branches : a. une branche supérieure qui se perd dans la paupière supérieure et dans la peau du front ; b. une branche inférieure qui sort de l'orbile plus bas que la branche précédente, envoie des rameaux à la caroncule lacrymale, au sac lacrymal et se termine dans la peau du dos du nez.

2"^ Lenasalinlerne, on ethmoïdal {ûg. 177. 19), qui se porte vers la paroi interne de l'orbite, s'engage avec l'artère ethmoïdale dans le canal orbitaire interne, arrive dans la fosse ethmoïdale, et pénètre dans

816 NÉVROLOGlË.

les fosses nasales par la fente ethmoïdale, oii, après avoir fourni un petit filet destiné aux téguments du nez, et qui passe par le petit canal de l'apophyse nasale, il se divise en deux branches : a. uv.e Ir'unche interne, nerf de la cloison des fosses nasales, destinée à la muqueuse de la cloison des fosses nasales (fig. 17 6. 4) ; 6. une branche exlerne, nerf de la paroi externe des fosses nasales, qui se porte sur la partie antérieure de la paroi externe des fosses nasales (fig-. 179. 12) et se divise en trois rameaux : 1° un postérieur qui marche le long de la partie moyenne du cornet inférieur ; 2" un moyen qui se distribue à la muqueuse située entre le cornet inférieur et le plancher ; c. un rameau antérieur, nerf naso-lobaire., qui suit la direction primitive du nerf, se place derrière l'os propre du nez, puis devient perforant, passe entre cet os et le cartilage triangulaire, et se distribue à la peau du nez et au lobule.

Le nerf nasal ne s'anastomose point avec le nerf olfactif.

GANGLION OPHTHALMIQUE.

On donne ce nom à un petit renflement grisâtre, lenticulaire, situé sur le côté externe du nerf optique, à 1 centimètre environ du trou optique (fig. 177. 21, 178. 5, et 180. 4). On considère à ce ganglion quatre angles, deux postérieurs, l'un supérieur qui reçoit un rameau grêle et long du rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis (fig. 177. 17, 178. 6, et 180. 9); l'autre, antérieur, reçoit un rameau gros et court du moteur oculaire commun (fig. 177. 11, 178. 8, et 180. 3). Ces deux rameaux constituent, le premier la racine sensitive, le second la racine motrice au ganglion. Le ganglion reçoit une troisième racine, la racine ganglionnaire (fig. 17 7. 22, et 180. 5) qui part du plexus caverneux et va se jeter directement dans le ganglion, d'autres fois dans la racine longue.

Les deux angles antérieurs fournissent deux faisceaux de nerfs, nerfs citiaires, divisés en supérieurs et inférieurs; ces nerfs s'anastomosent (fig. 177. 23, et 180. 10), les inférieurs du moins, avec les nerfs ciliaires fournis par le nasal, et se portent vers le globe de l'œil en formant un grand nombre de flexuosités ; ils percent la sclérotique au pourtour du nerf optique, marchent entre la sclérotique et la choroïde, se jettent dans le cercle ciliaire où ils s'anastomosent, et vont se perdre dans l'iris ; ces rameaux sont les nerfs ciliaires courts. Les ciliaires longs, au nombre de deux ou trois, naissent presque toujours du nasal ; ils se comportent comme les autres nerfs ciliaires.

Préparation dit, maxillaire inférieur et du maxillaire supérieur. — Si l'on veut étudier tout le nerf de la cinquième paire sur le même côté de la lêlo, nous conseillons de commencer par le maxillaire inférieur; car, pour préparer le maxii-

NERF MAXILLAIRE StJPÈRlEUft. 81 7

iaire supérieur, il faut sacrifier la plupart des filets du premier de ces deux troncs nerveux.

1° Incisez le cuir chevelu de la protubérance occipitale externe, à la racine du nez; renversez les téguraenls de chaque côté; détachez, en rasant l'o?, la partie supérieure du muscle temporal, et renversez ce muscle latéralement ; divisez circulairement la voûte du crâne, enlevez le cerveau.

2» Divisez la face par une coupe médiane antéro-postérieure.

3° Découvrez, parle côlé externe de la pièce, le nerf auriculo-teraporal ; enlevez la parotide, disséquez le masséter.

4° Sciez l'arcnde zygomalique et renversez-la avec le masséter de haut en bas et d'avant en arrière, en ayant soin de ne pas diviser le nerf massétérin.

5° Disséquez le nerf dentaire inférieur dans le canal dentaire, que vous meltcz à découvert à l'aide de la gouge et du maillet.

6° Divisez l'apophyse coronoïde.

7° Disséquez les nerfs temporaux profonds, plérygoïdien interne , lingual cl buccal.

8" Cherchez le ganglion optique, en dedans du tronc du maxillaire inférieur au-dessous du trou ovale.

Quand le nerf maxillaire inférieur sera étudié, on procédera à la dissection du maxillaire supérieur.

1» Enlevez la paroi externe de l'orbite pour découvrir le rameau orbitaire et celui de la glande lacrymale dans cette cavité déjà ouverte pour l'étude des nerfs moteurs oculaires, branche ophthalmique.

2° Agrandissez, à l'aide du ciseau et du marteau, le trou grand rond, et découvrez le Ironc du nerf dans le fond de la fosse zygomalique.

3° Chercticz, sur la partie moyenne de l'os malaire, le rameau culané malaire.

4° Désarticulez l'os maxillaire inférieur, enlevez la grande aile du sphénoïde et une portion du temporal, et vous découvrirez le tronc du nerf et les rameaux qui vont au ganglion sphéno-palalin.

5° Ouvrez largement le conduit vidien, pour découvrir le nerf du même nom; pour cela détachez l'apophyse ptérygoïde par sa base.

6" Disséquez les nerfs dentaires, la branche terminale du nerf sous-orbitaire, les nerfs palatins.

7" Suivez dans les fosses nasales les branches du ganglion sphéno-palalin.

Le nei'f maxillaire supérieur (fig. 178. 12, et 181. 8) se porte d'arrière en avant et un peu de dedans en dehors, et sort du crâne par le trou grand rond, pénètre dans la fosse sphéno-maxillaire, se place dans le point où la fente sphéno-maxillaire et la fente sphénoïdale s'adossent entre elles, gagne le canal sous-orbitaire qu'il traverse dans toute sa longueur, et, à la sortie de ce canal, s'épanouit dans la peau de la joue. Aplati à son origine, ce nerf s'arrondit en sortant du trou grand rond.

Il fournit un grand nombre de branches collatérales, qui sont :

A. Nerf orbitaire (fig. 178. 13, et 181. 9). — Il naît du maxillaire supérieur, un peu après sa sortie du trou grand rond, passe dans une échancrure située sur le bord interne de la grande aile du sphénoïde, pénètre dans l'orbite par la fente sphéno-maxillaire, s'avance en longeant la paroi inférieure de l'orbite au-dessous du droit

818 néVrologîe.

inférieur et du bord inférieur du droit externe, et se divise en deux rameaux :

1" Un supérieur, lacrymal (181. 10), qui se jette en partie dans la face inférieure de la glande lacrymale, en partie à la paupière inférieure ; 2° un inférieur, temporo-malaire, qui envoie deux filets, dont l'un traverse l'os malaire et se perd dans la peau qui recouvre la pommette; l'autre pénètre dans la fosse temporale.

B. Un rameau, très volumineux, qui va se jeter dans le ganglion sphéno-palatin.

C. Nerfs dentaires postérieurs (fig. 178. 19). — Au nombre de deux, l'un supérieur, l'autre inférieur ; ils naissent souvent par un faisceau commun de la partie inférieure et externe du maxillaire supérieur, marchent d'avant en arrière, se rendent à latubérosité maxillaire, où ils fournissent quelques rameaux qui se jettent dans les gencives et dans la muqueuse buccale ; ils envoient un filet s'anastomoser avec le dentaire antérieur dans la fosse canine ; bientôt ils s'engagent dans l'épaisseur de l'os maxillaire supérieur, fournissent quelques rameaux à la muqueuse du sinus maxillaire, s'anastomosent avec le nerf dentaire supérieur et antérieur, forment une arcade à convexité dirigée en bas, et de laquelle partent les rameaux destinés aux dents molaires et à la muqueuse des gencives.

D. Rameau dentaire antérieur (fig. 178. 21). — Ce nerf se détache du nerf maxillaire supérieur lorsque celui-ci est encore contenu dans le canal sous-orbitaire, passe dans un canal qui lui est particulier en s'entrelaçant autour de l'artère dentaire antérieure, se porte de dehors en dedans, puis de haut en bas, contourne l'orifice antérieur des fosses nasales ; arrivé au plancher de cette cavité, il se divise en filets ascendants qui vont se perdre danslapituitaire, et en filets descendants qui sont destinés à la muqueuse gingivale et aux racines des dents incisives, canines et petites molaires. Ce nerf s'anastomose avec le dentaire postérieur, et forme avec lui une arcade nerveuse de laquelle partent des filets destinés aux racines des dénis, de sorte que ce n'est qu'approximalivement qu'on peut dire à quelles dents ils sont l'un et l'autre destinés.

Les deux nerfs dentaires fournissent encore les rameaux osseux qui se perdent dans l'os maxillaire supérieur.

E. Sous-orbitaire (fig. 17 8. 22, et 181. 12), branche terminale du nerf maxillaire supérieur. — Il se partage toujours dans ce canal en deux ou quatre filets, réunis par du tissu cellulaire, et qui, conjointement avec l'artère du même nom, sortent par le trou sous-orbitaire, deirière le muscle élévateur de la lèvre supérieure qu'il traverse. Arrivé dans ce point, ce nerf s'épanouit-, les rameaux qui résultent de cette divergence peuvent être divisés en rameaux : 1" ascendants ou

GANGLION SPHENO-PALÂTIN.

palpébraux, qui se jettent dans la peau et la membrane muqueuse de la paupière supérieure ; 2° iniernes ou nasaux, que l'on peut diviser en trois faisceaux, l'un supérieur, l'auti'e moyen, l'autre inférieur ; ces rameaux sont destinés aux téguments du nez ; 3"^ descendants ou labiaux; très nombreux, ils vont se porter aux téguments, à la muqueuse de la lèvre supérieure et aux glandes labiales, s'ei trecroisant avec les filets du facial (fig. 184. 13).

GANGLION SPHÉNO -PALATIN OU DE ilECKEL.

Du bord inférieur du nerf maxillaire supérieur, lorsqu'il est encore contenu dans la fosse sphéno-palatine, part un gros filet, quelquefois

1/8. — Branche ophthahnique de Willis et 7ierf maxillaire supérieur. 1. Ganglion de Gasser. — 2. Brandie ophthalmiquc de Willis. — 3. Son rameau frontal. — 4. Son rameau lacrymal. — 5. Ganglion ophlhalmiqne. — 6. Sa racine^sensitive, rameau grêle et long-, fourni par la branche ophthalraique de Willis. — 7. Sa racine ganglionnaire. — 8. Sa racine UiOlrice, fournie par le rameau du moteur oculaire commun se rendant au muscle petit oblique. — 9. Nerfs ciliaires. — 10. Nerf moteur oculaire commun. — 11. Nerf moteur oculaire externe, coupé.— 12. Nerf maxillaire supérieur. — I 3. Nerf orbitaire, fourni par le maxillaire supérieur. — 14. Ganglion sphéno-palatin. — 1 5. Grand nerf pétreuxsuperficiel. — 16. Nerf vidien. — 17. Son rameau carolidien. — 18. Nerfs palatins. - 19. Rameaux dentaires postérieurs et supérieurs. — 20. Petit nerf dentaire antérieur.— 21. Grand nerf dentaire antérieur. — 22. Nerf sous-orbitaire. — 23. Nerf maxillaire inférieur. — 24. Nerf facial. — 25. Ganglion géniculé. — 26. Artère carotide interne.

820 NÉVROLOGIE.

deux ou trois filets nerveux qui se jettent dans un ganglion sphénopalatin; cette branche est la racine sensitive du ganglion.

Ce ganglion (fig. 178. 14, et 181. Il) est un renflement grisâtre, variable par son volume et par sa forme, situé ? 5 ou 6 millimètres au-dessous du nerf maxillaire supérieur, en dehors du trou sphénopalatin, au-devant du trou vidien.

Comme îous les ganglions, il présente trois racines : la racine sensitive, la racine motrice, la racine ganglionnaire ; et il fournit des rameaux sensilifs et moteurs.

1° La racine sensitive est, comme nous l'avons vu, fournie par le maxillaire supérieur ; elle est formée quelquefois par deux ou trois filets qui se portent en bas, un peu en dedans et en arrière, et aboutissent à la partie supérieure du ganglion. Le plus grand nombre des filets qui partent de cette branche ne pénètrent pas dans le ganglion, et forment la plus grande partie des nerfs palatins et spliéno-palalins,

2° La racine motrice du ganglion sphéno-palalin lui est fournie par le rameau crânien du nerf vidien, la racine ganglionnaire par le rameau carotidien du même nerf.

Lenerf vidien (fig. 178. 16, et 179. 6) est généralement décrit comme un des filets fournis par le ganglion de Meckel. Quel que soit le point dont on fasse partir ce filet nerveux, il n'en est pas moins démontré qu'il fait communiquer le facial avec le ganglion sphénopalalin ; peu importe donc le point dont nous ferons partir la description.

Né en arrière du ganglion sphéno-palatin, ce nerf se porte horizontalement en arrière, s'engage dans le conduit vidien ou ptérygoïdien, traverse la substance cartilagineuse du trou déchiré antérieur et se divise en deux rameaux.

a. Rameau supérieur, ou crânien, grand nerf pétrevx superficiel (fig. 178. 15 ; 181. 13, et 185. 13). — Il pénètre dans le crâne entre le rocher et le sphénoïde, se dirige en arrière et en dehors sous la dure-mère, logé dans une gouttière que lui présente la face supérieure du rocher, pénètre par l'hiatus de Fallope, dans l'aqueduc de Fallope, où il se réunit au nerf facial qui, nous le répétons, est très probablement le tronc qui lui donne naissance.

b. Raiv.eau carotidien (fig. 178. 17). — Il est plus volumineux que le rameau crânien, pénètre dans le canal carotidien, s'accole au côté externe de la carotide et se Jette dans le plexus carotidien.

Ces deux nerfs sont constamment accolés dans le canal ptérygoïdien ; ils peuvent cependant être suivis isolément jusqu'au ganglion de Meckel.

Les rameaux émergents du ganglion du Meckel, sont :

1» Nerfs palatins (178. 18). — Ils paraissent venir plus du maxillaire supérieur que du ganglion, ils sont au nombre de trois :

a. Nerf palatin antérieur (179. 11)- — Le plus volumineux; il descend verticalement dans le canal palatin postérieur, où il fournit

GAMGLION SPHENO-PALATIN.

un rameau nasal destiné au méat moyen, au cornet moyen et au cornet inférieur (fig. 179. 9); arrivé à la partie inférieure du canal palatin, il fournit un ou plusieurs filets staphylins qui se perdent dans la muqueuse du voile du palais ; bientôt il se porte directement d'arrière en avant, se divise en deux branches, l'une exLerne, qui longe le bord alvéolaire supérieur et se distribue aux gencives ; l'autre interne, se distribue à la muqueuse et aux glandules du voile du palais.

b. Nerf palatin moyen (fig. 179. 10). — Le pluspetit des trois nerfs palatins; il s'engage dans un canal particulier ou dans le canal posté-

FiG. 179. — Nerfs de la paroi externe des fosses nasales. . Nerf optique. — B. Nerf oculo-moteur commun. — C. Branche ophthalmiriue de Willis. — 1. Nerf olfactif. — 2. Son passage à travers les trous de la lame criblée. — 3. Sa distribution à la muqueuse de la paroi externe des fosses nasilles. — 4. Nerf maxillaire supérieur. — 5. Nerf ptérygo-palatin. — 6. Nerf vidien. — 7. Tronc du nerf naso-palatin. — 8. Rameau externe du nerf spliénopalatin. — 9. Rameau nasal grand nerf palatin. — 10. Nerfs palatins, moyen et postérieur. — H. Grand nerf palatin. — 12. Filet ethmoïdal. — 13. Tronc du rameau de la cloison. — 14. Piameau latéral dos fosses nasales. — 15. Rameau «jxterne des fosses nasales.

822 NEVHOLOGIE.

rieur, et se distribue à la muqueuse et aux glandules du voile du palais.

c. Nerf palatin postérieur (fig-. 179. 10). — Il se porte d'avant en arrière dans un canal particulier, dans la muqueuse du voile du palais; se divise en deux ordres de filets, les uns qui se jettent dans la muqueuse et dans les glandules du voile du palais ; les autres vont se rendre, ainsi que M. Longet l'a constaté, dans le muscle péristaphylin interne et palato-staphylin : ce sont les fdets moteurs qui partent du ganglion de Meckel. •

2° Nerfs sphéno-palatins. — Ils pénètrent par le trou sphéno-palatin dans les fosses nasales et se divisent en :

a. Sphéno -palatins externes (iî^. 179. 8). — Ils se distribuent à la muqueuse qui revêt le cornet moyen.

b. Sphéno-palatin interne (fig. 176. 2). — Branche qui se dirige de dehors en dedans., au-devant du sinus sphénoïdal, gagne la cloison, se porte obliquement en bas et en avant, puis presque horizontalement d'arrière en avant jusqu'au niveau du canal palatin antérieur, s'engage dans ce canal (fig. 176. 3), s'adosse à son congénère en formant, d'après Hipp. Cloquet, un ganglion*qui n'a jamais été retrouvé, et se distribue à la muqueuse de la voûte palatine.

30 Nerf pharyngien. — M. Cruveilhier le regarde comme un des sphéno-palatins externes; il naît de la partie postérieure du ganglion sphéno-palatin, se dirige en arrière, et se distribue à la muqueuse de la partie supérieure et postérieure des fosses nasales et à la partie du pharynx qui avoisine la trompe d'Eustache.

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