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C. Plexus mésentérique inférieur

Ce plexus est formé par des branches du plexus mésentérique supérieur et par les rameaux des ganglions lombaires qui viennent du plexus lombo-aortique ; il enlace l'artère mésentérique inférieure et toutes ses branches, et se jette dans la moitié gauche du côlon transverse, dans le côlon descendant, dans l'S iliaque du côlon, et se termine au rectum, en foravani le plexus hémorrhoïdal supérieur. Il contribue à la formation du plexus hypogastrique.

D. Plexus sacré.

Les rameaux internes de la portion sacrée du grand sympathique continuent les plexus aortiques, et constituent un plexus beaucoup plus grêle que ce dernier ; il est formé par des filets internes proprement dits qui enlacent l'artère sacrée moyenne et s'anastomosent largement entre eux, et par des filets antérieurs qui contribuent à former les

PLEXUS HYPOGASTRIQUE. 857

plexus hypogastriques : quelques filets de ce plexus pénètrent dans la substance du sacrum.

PLEXUS HYPOGASTRIQUE.

Au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche. Ces plexus sont formés: l^ par la terminaison du plexus mésentérique inférieur; 2° par les filets du plexus lombo-aortique ; 3° par le plexus aortique ; 4° par les filets antérieurs des plexus sacrés ; 5° par des rameaux provenant des branches antérieures des troisième, quatrième, cinquième paires sacrées.

FiG. 188. — Plexus hypogastrique (tiré de l'Atlas d'accouchement de M. Mor eau).

A. Utérus développé par la geslation, — B. Vagin. — C. Vessie. — D. Rectum.

— a. Branches d'origine du nerf scialique. — i . Nerf du plexus rénal se rendant à l'ovaire et à l'ulérus. — 2. Nerf splanchniqiie lombaire gauche. — 3. Nerf splanchnique lombaire droit. — 4. Plexus résultant de l'anastomose des deux nerfs précédents. — 5. Ganglion sacré. — 6. Cordon plexiforme du grand sympathique, qui descend dans le bassin, et reçoit des filets du ganglion sacré. — 7. Nerfs utérins ascendants. — 8. Branclio vésico-utérine émanée du plexus sacré.

— 9. Anastomose du plexus sacré avecie plexus ]iypo;astrique. — 10. Qualrième branche du plexus sacré, donnant des rameaux anasiomotiques au plexus hypogastrique et aux viscères pelviens.

8o8 NÉYROLOGIE.

Ils sont situés dans le bassin, sur les côtés du rectum et de la vessie chez l'homme, sur les côtés du rectum, de la vessie et du vagin chez la femme ; ils se divisent en un grand nombre de plexus secondaires qui suivent les divisions de l'artère hypogastrique. Ce sont :

1° Plexus vésical. — Il se distribue à la vessie, à l'extrémité inférieure des uretères, à la prostate, aux vésicules séminales.

2° Plexus hémorrhoïdal moyen. — Continuation du plexus hémorrhoïdal supérieur, il se confond en bas avec le plexus hémorrhoïdal inférieur.

3° Plexus hémorrhoïdal inférieur. — Il est formé par les branches terminales du plexus hémorrhoïdal moyen, auxquelles se joignent un très grand nombre de filets qui viennent des paires sacrées. Il communique vers l'anus avec les filets venus directement des nerfs sacrés.

4" Plexus déférentiel el tesliculaire. — Ces plexus,' qui entourent le canal déférent, puis se portent dans le cordon spermatique, se joignent au plexus spermatique et vont se perdre dans le testicule.

5° Plexus vaginaux. — Formés en grande partie par les nerfs sacrés, ils se perdent dans la muqueuse du vagin.

6° Plexus utérins^ nerfs de l'utérus. — Les nerfs de l'utérus ont été mis en doute par quelques anatomistes; ils proviennent des plexus ovariques et des plexus hypogastriques. On les divise en rameaux ascendants (fig. 188. 7), qui se dirigent de bas en haut et vont se porter le long du bord de l'utérus, et en rameaux descendants, qui se rendent à la partie inférieure de l'utérus, dans les plexus vaginaux (fig. 188. 9). Ces plexus suivent les artères utérines d'abord, puis s'en écartent, s'anastomosent avec les rameaux utérins qui viennent des plexus ovariques. D'après M. Velpeau, les branches sacrées fourniraient des rameaux qui se distribueraient au col de l'utérus ; suivant M. Jobert, le col, insensible à l'action du fer rouge et aux dégénérescences organiques, serait dépourvu de nerf. « S'il m'est permis, dit M. Ludovic Hirschfeld (1), de conclure de mes propres recherches, je dirai que le col, aussi bien que le corps de l'utérus, est pourvu d'un système nerveux émané des nerfs de la vie organique et de ceux de la vie de relation, mais principalement des premiers. » M, Boulard a suivi un filet nerveux dans la lèvre antérieure du museau de tanche.

Quant à l'augmentation de volume des nerfs utérins pendant la grossesse, M. Hirschfeld la considère comme une question tout à fait jugée: il y a augmentation de volume, mais cet accroissement ne porte pas sur le tube nerveux lui-même, mais sur son névrilème, très développé dans les nerfs du grand sympathique.

(4) Ouvr. cit., p. 231.

PAR M. le docteur 1ER1\'EUIL.

Vemhryologie est cette partie de l'anatomie qui traite de la des= cription du fœtus.

Depuis la première apparition du germe jusqu'à l'époque de sa naissance, le nouvel être subit dans les organes maternels une série de métamorphoses qui en changent singulièrement la forme, le volume et les propriétés. Au début, il est uniquement représenté par un élément anatomique très simple qui se rapproche beaucoup par ses caractères anatomiques et physiologiques de la cellule considérée en général. Cet élément, qui prend le nom d'ovule, présente en dehors même de la participation du mâle une évolution qui lui est propre et qui a pour théâtre l'ovaire et la trompe de Fallope; après quoi il se détruit spontanément, comme il s'était développé. Mais la fécondation, c'est-à-dire le contact matériel avec le sperme, a-t-elle lieu, l'ovule acquiert au moins une aptitude nouvelle, celle de s'accroître aux dépens des fluides maternels ambiants. L'intérieur de la sphère creuse qu'il représente devient le siège d'une production très active de cellules nouvelles qui se disposent en membranes. Sur un point très circonscrit de ces dernières, la formation cellulaire s'exagère encore, et donne naissance à un petit renflement discoïde : c'est Vembryon.

D'abord très simples, la forme et la structure de ce dernier se compliquent de plus en plus ; les régions du corps se dessinent, les organes intérieurs marquent leur place, les tissus apparaissent, et l'élément cellulaire cesse de composer à lui seul toute la masse du nouveau produit. C'est toujours aux dépens des fluides maternels que se fait cet accroissement à l'aide de l'absorption, la plus simple des propriétés de la matière organisée. Tant que la sphère embryonnaire n'a qu'un volume restreint, l'aliment fourni par la muqueuse utérine traverse la paroi de l'œuf, et, modifié sans doute par elle, arrive jusqu'au centre. Mais quand le diamètre augmente, et avec lui la distance entre la source nutritive et les organes de l'embryon, une portion des membranes de l'œuf se dispose spécialement en appareils de

nutrition, des vaisseaux se développent dans l'intérieur et à l'extérieur du corps, s'allongent rapidenfient pour aller soutirer au loin, mais toujours médiatement, les substances nutritives ou sang maternel. Ces appareils sont multiples ; essentiellement temporaires, ils se succèdent, se remplacent et disparaissent aussitôt que leur rôle est fini.

A la caducité des annexes extérieures correspond, du côté de l'embryon lui-même, une variabilité extrême dans la configuration organique et dans la composition histologique , et l'on peut ajouter encore dans la constitution chimique des liquides et des solides ; il n'y a dès lors pas à s'étonner des différences considérables que la vie embryonnaire présente aux diverses époques du développement. A des formes, à des structures, à des caractères chimiques aussi variables répondent des propriétés spéciales et des changements que nous n'observons plus pendant la vie. Nous ne contestons pas tout ce que ces phénomènes ont de remarquable, mais nous nous refusons à y voir ces mystères dont on se plaît à orner les diverses phases de l'épigénèse. Les actes qui ont lieu pendant la vie embryonnaire sont spéciaux comme les organes, les tissus et les éléments anatomiques qui en sont le siège ou les instruments, voilà tout; et le mystère existerait au contraire si une matière différente de celle que nous étudions chez l'homme était douée de propriétés semblables à celles que nous constatons pendant la vie extra-utérine.

Pour expliquer la formation du germe, l'apparition de l'embryon et les complications croissantes de l'organisation, certaines personnes croient indispensable de faire intervenir une force vitale, un principe invisible, intangible et impondérable, indépendant delà matière; cette puissance régirait l'apparition des organes, leur accroissement, leurs transformations, leur achèvement, préviendrait les écarts de leur formation, et, dès le début, veillerait à la perfection du produit. Outre qu'il est difficile de savoir quand, où et comment se manifeste pour la première fois cette intervention mystique qui reste à démontrer, il est certain que cette hypothèse ne présente aucune utilité pour l'étude, et qu'elle ne guide en aucune façon l'observation, seule capable de nous fournir les notions scientifiques nécessaires. A ce titre nous n'avons pas à nous en préoccuper; nous laissons volontiers cette conception arbitraire aux esprits qui, non contents des splendeurs de la nature, veulent chercher au delà quelque chose de plus merveilleux encore et arrivent ainsi à lâcher la proie pour l'ombre.

Les organes génitaux renferment, dans les deux sexes, des éléments particuliers dont l'étude se lie étroitement à l'histoire du développement. Chez la femme, ils subissent, au moment de la gestation, des changements anatomiques considérables, mais qui ne cessent pas pour cela d'être normaux, et doivent être décrits comme tels.

On ne s'étonnera donc pas de retrouver ici quelques lignes sur l'anatomie des organes sexuels des parents, comme complément aux

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