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T. SURFACES ARTICULAIRES

Les surfaces articulaires sont formées par les os, par des cartilages, des fibro-carlilages.

i" Os.

Les os s'articulent entre eux par leurs extrémités ou par leurs bords. Les extrémités osseuses présentent pour les articulations des renflements considérables : elles sont diversement configurées dans les points où elles se mettent en contact. Les deux surfaces qui concourent à former une articulation ont une forme inverse ; ainsi une tète est reçue dans une cavité dont la profondeur est généralement

(1) De la squeleltoppée, thèse de concours pour la place de chef des travaux anatomiques, par M. J. Cloquet, Paris, 1819, p. 43;

sdrfaces articulaires. 123

en rapport avec le volume de la tête osseuse ; une trochlée trouve sur la surface osseuse avec laquelle elle s'articule des éminences et des enfoncements qui correspondent aux enfoncements el aux éminences qu'elle présente. Les surfaces osseuses ne frottent pas immédiatement les unes contre les autres ; elles sont séparées l'une de l'autre par une surface cartilagineuse.

Telle est la disposition des articulations mobiles. Dans les articulations complètement immobiles, les os se réunissent par leurs bords, et par leurs angles, tantôt par engrènement réciproque; ils présentent des dents qui sont reçues dans l'intervalle que laissent entre elles les dents de l'os avec lequel elles s'articulent. D'autres fois la réunion se fait par juxtaposition ; les os sont alors très rapprochés l'un de l'autre : dans les deux cas une substance cartilagineuse unit les bords des os contigus et les maintient solidement en contact.

Enfin, dans les articulations qui ne sont pas complètement immobiles, les symphyses, les surfaces osseuses sont maintenues par du tissu fibreux entre-croisé extrêmement résistant.

2° Cartilages.

Le tissu cartilagineux se présente dans l'économie sous plusieurs formes : 1° les cartilages temporaires qui précèdent l'ossification ; 2" ceux qui sont enveloppés par le périchondre et qui se comportent exactement comme les os, dont'ils paraissent, dans beaucoup do cas, être le prolongement : les cartilages costaux, ceux des ailes du nez, du larynx, etc., par exemple ; nous en avons parlé dans le système osseux; 3" les cartilages permanents, c'est-à-dire les cartilages qui recouvrent les surfaces articulaires. Nous les décrirons sous le nom de cartilages diartlirodiaux.

Enfin il est encore une forme de cartilages dans lesquels la substance cartilagineuse est mêlée à du tissu fibreux ; nous les désignerons sous le nom de pbro-carlilages.

Cartilages diartlirodiaux. — Ces cartilages se rencontrent dans les articulations diarthrodiales et reouvrent certaines parties osseuses sur lesquelles doivent glisser des tendons ; ils ont des connections tellement intimes avec le tissu osseux, qu'on ne peut distinguer aucun tissu d'union intermédiaire ; leur adhérence est tellement grande, qu'ils paraissent faire corps avec lui, « Ils sont une partie d'euxmêmes ; pour s'en convaincre, on n'a qu'à faire attention à leur mode de formation : presque tous sont constitués par une partie non ossifiée des cartilages épiphysaires. Bichat l'a bien indiqué, et cependant on semble l'avoir oublié lorsqu'on discute de la structure des cartilages diarthrodiaux et de leur vitalité. Il n'y a pas de doute pour moi qu'ils soient organisés et vivants, car si je les examine sur des sujets nouveau-nés avec ou sans injection préalable, il m'est impossible de trouver une ligne de démarcation entre le cartilage épiphy-

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saire et le cartilage diarthrodial ; c'est une seule et même substance dont une partie s'ossifiera plus tard : or serait-il rationnel d'admettre qu'une portion de cette substance est organisée, et que l'autre ne l'est pas (1) ? i)

Dans presque toutes les articulations, le cartilage s'applique sur une couche de substance osseuse non complètement développée ; elle consiste en une substance fondamentale jaunâtre prmcipalement fibreuse, et qui ne renferme pas de canaiicules osseux, ni d'espaces médullaires, ni de cavités (corpuscules) osseuses.

L'épaisseur du cartilage n'est pas la même dans toute son étendue ; celui qui tapisse une surface convexe est plus épais au centre, et est très mince à la circonférence ; celui qui tapisse une cavité est, au contraire, plus épais à la circonférence ; l'épaisseur du cartilage qui tapisse une surface plane est à peu près uniforme. Ils sont d'un blanc nacré, lisses, polis par leur surface articulaire.

Les cartilages diarthrodiaux sont considérés par un grand nombre d'anatomistes comme des produits inorganiques analogues à l'épiderme, à l'émail des dents, aux ongles, etc. ÎS^ous ne saurions partager cette opinion.

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