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LIGAMENTS

entre lesquelles elles sont interposées. La circonférence est généralement plus épaisse que le centre; elle présente souvent des connexions intimes avec les ligaments, les tendons. iNous examinerons plus loin si ces ménisques sont tapissés par la membrane synoviale. Les ménisques de l'articulation du genou ne renferment pas de tissu cartilagineux entremêlé au tissu fibreux.

Nous rapprocherons des ménisques les anneaux fibreux qui constituent dans les articulations de la hanche et de l'épaule les bourrelets cotyloïdien et glénoïdien ; ils s'appliquent sur les os par une base élargie dans les points où se termine le cartilage, et un peu sur le cartilage lui-même.

2"^ Les disques infervertébroux se rapprochent des ménisques par leur structure ; en effet, ils renferment des noyaux cartilagineux entremêlés au tissu fibreux, mais ils se rap|jrochent aussi des cartilages des amphiarthroses parleurs fonctions. Nous reviendrons sur cesfibrocarlilaû'es en décrivant les articulations de la colonne vertébrale.

m. LIGAMENTS.

Les surfaces articulaires sont maintenues dans leurs rapports normaux par des liens fibreux; ce senties ligaments. Nous en décrirons trois espèces : les ligaments proprement dits, les ligaments des amphiarthroses et les ligaments inlerosseux de certaines articulations ; les ligaments jaunes élastiques.

1° Ligaments proprement dits. — Ils se présentent sous la forme de filaments d'un blanc plus ou moins nacré, tantôt parallèles, tantôt entre-croisés; ils sont mous, llexibles, en même temps inextensibles. Ils se présentent sous plusieurs aspects : tantùl ce sont des bandelettes courtes, épaisses, résistantes, placées au pourtour des articulations, ligaments périphériques; tantôt ce sont des membranes très larges qui enveloppent complètement l'articulation, capsules fibreuses; tantôt, enfin, ce sont des membranes minces, tendues, formées de fibres entre-croisées, ligaments interosseux.

Les deux premières espèces de ligaments présentent une face périphérique en rapport avec les muscles, le tissu cellulaire, les tendons ; ils adhèrent d'une manière très intime avec ces derniers organes, qui, dans certains cas, s'étendent sur le ligament lui-même pour en augmenter la solidité. La face interne est lisse, en rapport avec la cavité articulaire, et tapissée par la membrane synoviale. Les extrémités sont extrêmement adhérentes au tissu osseux, ou plutôt au périoste, avec lequel elles font pour ainsi dire corps commun.

Les deux faces des ligaments interosseux sont semblables et donnent attache à des fibres musculaires ; leurs bords sont adhérents aux bords des os des membres.

2" Entre certains os, comme les os du tarse et du carpe, lessym-

12f) ARTHROLOC.IE.

pliyses pubiennes, le sacrum et l'os iliaque, on trouve une substance ligamenteuse, désignée à tort par quelques anatomistes sous le nom de fihro- cartilage. Ces organes sont essentiellement formés de tissu fibreux. On ne trouve pas entre leurs fibres les noyaux cartilagineux que nous avons rencontrés dans les ménisques et les disques intervertébraux ; ils sont composés de fibres blancbes entre- croisées dans divers sens, denses, (rès résistantes à la péripbérie et très molles au centre ; leurs surfaces sont très adhérentes aux os auxquels elles s'attachent.

3° Ligaments jaunes. — On désigne sous ce nom des ligaments qui, à la flexibilité et à la résistance, jouissent d'une grande élasticité ; ils se rencontrent entre les lames des vertèbres; ils ont une couleur jaune qui leur a fait donner leur nom. Ils sont formés par du tissu élastique désigné sous le nom de tissu jaune élastique.

lY. SYNOVIALES.

f'artout où des surfaces se meuvent les unes sur les autres, on trouve dans l'économie des membranes qui tapissent ces surfaces et sécrètent un liquide tilant, onctueux, semblable à du blanc d'œuf. Ce liquide est appelé synovie ; la membrane qui le secrète, membt'ane synoviale. Ces membranes revêtent toute l'articulation; leur face externe est en rapport avec les ligaments et toutes les parties qui entourent l'articulation; elles se correspondent par leur face interne. La synoviale passe-t-elle en avant des cartilages diarthrodiaux? tatapisse-t-elle les fibro-cartilages ? Les anatomistes ne sont point d'accord sur ce point. Bichal, établissant l'analogie des séreuses et des synoviales, regarde ces dernières comme des sacs sans ouverture tapissant toute la surface interne des articulations. D'autres anatomistes ont regardé les synoviales comme de simples sacs, comme des manchons par conséquent, ne passant pas sur les cartilages diarthrodiaux. Ils ont en même temps admis l'existence des synoviales sur les fihro-cartilages. Blandin croit que les synoviales, au lieu de passer sur les cartilages diarthrodiaux, s'interposent à ceux-ci et à l'os. D'après M. Yelpeau, les synoviales et les séreuses ne forment pas des sacs sans ouverture ; elles manquent où le scalpel ne peut les suivre ; par conséquent, sur les caitilages, les ligaments. Pour ce chirurgien, les synoviales seraient formées de lambeaux irréguliers non continus ; il désigne l'état lisse des surfaces articulaires, sous le nom A' étal synovial. A la vérité, on n'a pu, à l'aide de dissections, démontrer l'existence d'une membrane synoviale sur les cartilages diarthrodiaux. Mais il ne s'ensuit pas de là que l'existence de la synoviale doive être rejetée dans ce point ; n'est- il pas dans l'économie des tissus qu'il est impossible de séparer : les tendons et le périoste, par exemple? Nous croyons donc devoir admettre que la synoviale tapisse

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