STRUCTURE DES CARTILAGES DIARTHRODTAUX
Outre les synoviales iiiterarticulaires , il est d'autres cavités séreuses extra- articulaires qui se développent partout où il existe des frottements. Ces séreuses sont de deux espèces. Les unes existent dans les gaines fibreuses qui logent les tendons : ce sont les gaines synoviales lendineuses ; les autres se développent au-dessous des muscles, de la peau, partout où l'on trouve de nombreux frottements. Ces cavités sont destinées à faciliter le glissement ; on les a désignées improprement sous le nom de bourses muqueuses. M. Nélaton leur a donné avec raison le nom de bourses séreuses. Par leur structure» leurs rapports, leurs produits de sécrétion, ces membranes sont absolument identiques avec les membranes synoviales.
Dans ces derniers temps, M. Gosselin a appelé l'attention des anatomistes sur de petits organes dont il a constaté la présence dans l'intérieur des articulations. Ces organes, qu'il a désignés sous le nom de cryptes on de glandides synovipares, ont été constatés par cet habile anatomiste dans les articulations du poignet, dans celles du genou, de la hanche, de l'épaule. Ces petits organes sont formés par des prolongements en cul-de-sac de la membrane synoviale. Ils s'ouvrent dans la synoviale par un orifice plus ou moins rétréci; dans quelques cas môme leur orifice a la forme d'un goulot dont l'ouvprture est extrêmement étroite. Dans les points où existent ces glandules synovipares, la membrane reçoit des vaisseaux plus nombreux ; celles-ci sont donc destinées à la sécrétion de la synovie, sinon exclusivement, ils y concouient'du moins avec la membrane synoviale. M. Gosselin pense que les kystes appelés ganglions sont dus à l'oblitération de ces orifices et à l'accumulation de la synovie dans leur cavité.