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V. STRUCTURE DES CARTILAGES DL\RTHRODL\UX

Les cartilages diarthrodiaux sont formés par une substance fondamentale, homogène, hyaline, sans structure apparente, au milieu de laquelle se tronvent des cavités éparses {capsule de cnriilage)(]e forme, de grandeurs diverses, et irrégulièrement espacées. Leur lorrne est généralement elliptique ; elles peuvent se grouper de manière à former des séries longitudinales perpendiculaires à la surface articulaire de l'os, disposition qui explique l'apparence fibreuse que présente la cassure d'un cartilage d'incrustation. Près de la surface libre, les cavités ont une forme différente, elles sont aplaties et leur grand axe est parallèle à cette surface. Dans l'épaisseur du cartilage, elles sont plus rares, oblongues ou arrondies, et disposées dans des directions diverses ; près de la surface osseuse, enfin, elles sont plus allongées et dirigées perpendiculairement à la surface articulaire de l'os. Elles ont, suivant Henle, la plus grande ressemblance avec les cellules épithéliales de la synoviale, avec laquelle, du reste, elles se conti-

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nuent d'une manière insensible. Ainsi se trouve tranchée la question du rapport qui existe entre le cartilage et la synoviale articulaire. Il se passe là ce que l'on observe à la cornée, qui est revêtue par la conjonctive réduite à sa couche épithéliale.

Les cavités que nous venons de décrire, et dont les diamètres varient entre 0,002 et 0,008 de ligne, et dans de plus grandes limites encore, renferment constamment des cellules ou des noyaux en nombre variable, de 1 à 4 ou plus. Les cartilages diarthrodiaux ne renferment jamais de fibres, excepté ceux de l'articulation temporo-maxillaire ; il est généralement admis qu'ils ne s'ossifient jamais. Ils ne renferment ni vaisseaux, ni nerfs. Leur nutrition s'opère au moyen des vaisseaux des synoviales et des os voisins, et par une sorte d'fnhalation.

Les cartilages renferment une matière organique, la chondrine qu'on obtient par une longue ébuUition, et des matières inorganiques constituées par une grande proportion de sels de soude, et beaucoup moins de sels de chaux et de manganèse. L'analyse donne environ pour 100 :

Eau et matière organique 96,50

Matière inorganique .3,50

Les fibro-cartilages intervertébraux, ceux des articulations sternoclaviculaires et temporo-maxillaires, renferment également des cavités munies de cellules et des noyaux. Mais la substance homogène qui leur sert de base est mélangée d'une grande quantité de fibres, ce qui leur donne plus de souplesse, d'élasticité et une ténuité plus considérable.

Ils doivent être, au point de vue de la structure, complètement séparés des ménisques du genou, du ligament rond et des ligaments interosseux de diverses amphiarthroses, ces derniers étant uniquement composés de tissus fibreux.

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