‹ Nouveaux éleménts d'hygiène [electronic resource]Chapitre 199 sur 267 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

DÉCÈS

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pour 1,000 habitants.

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Rio Janeiro, Si Ion H. Rey, a une mortalité de 27,6 pour 1,000 habitants.

Contrairement à l'opinion de J. Stark, les faits prouvent qu'il y a des maladies i'V tables et que les villes qui le veulent énergique ment peuvent s'assainir et abaisser leurs chiffres obituaires. Nous en avons cité, au long de cet ouvrage, chez lesquelles cet heureux résultat a suivi l'exécution des travaux d'édiliié, inspirés par l'hygiène moderne, particulièrement en ce qui concerne 1 approvisionnement d'eau et l'éloignement dt*s immondices.

Assainissement des villes. — En conséquence de ce qui vient d'être dit, l'objectif capital, et toujours poursuivi, de l'hygiène sera la protection de T atmosphère urbaine. Tout converge en ce point : constructions diverses, revêtement et entretien de la chaussée, travaux souterrains, approvisionnement d'eau éloignement des immondices, distance imposée aux établissements insalubres, plantations et promenades dans l'intérieur des villes. Le reste n'a pour but que le confortable, qu'il faut assurément rechercher, mais qui n'e>t pas de nécessité primordiale. Nous ne détachons même pas de cet ensemble l'alimentation des populations urbaines ; car elle n'a pas de règles qui ne soient les mêmes pour toutes les populations, à quelques groupes qu'elles appartiennent, sauf que l'immensité de celui-ci ouvre plus de chances aux altérations spontanées ou, surtout, frauduleuses des denrées. Le côté spécial aux villes, dans cet objet, e>t encore celui p;ir lequel il intéresse l'atmosphère, à savoir 1 installation d'établissements qui pourraient devenir des foyers de putridiié, si l'on n'y veillait : les mai du s et les abattoirs.

On a pu comparer ingénieusement la grande ville à un être monstrueux, ayant son ossature, sou système respiratoire, sa circulation ; qui mange, boit, travaille, sent et pense. Le squelette, c'est l'ensemble des abris ; les rues sont l'arbre respiratoire, aux mille rameaux. Bien qu'on les appelle

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les « artères » de la cité et que là se fasse la « circulation » des voitures et des passants, le système vasculaire n'est pas dans les rues ; il consiste en des tuyaux véritables où circule réellement un liquide, vivifiant à l'arrivée, carbonisé au retour ; les artères de la grande ville, ce sont les conduites d'eaux, et les égouts en sont les veines.

Il nous suffit de renvoyer aux chapites de I'Hygiène générale pour ce qui a trait au sol, à l'atmosphère, aux habitations des villes, à l'approvisionnement d'eau, à l'évacuation des immondices. Toutes ces questions ont nécessairement été traitées, d'une façon plus expresse, en vue des circonstances dans lesquelles le besoin en est le plus large et le plus impérieux, c'est-à-dire en faisant application des théories aux groupes urbains. Nous n'avons que quelques lignes à ajouter.

Le sol des villes. — Toutes les mesures prises à son égard tendent à lui épargner les foyers putrides. On le draine et le dessèche, par précaution contre les effets directs de l'humidité, sans doute, mais surtout parce que la soustraction de l'eau à l'intimité du sol est le moyen de rendre inertes les germes, et inoffensives les infiltrations inévitables de matières organiques.

On revêt la chaussée de matériaux qui annulent le plus possible les échanges et les influences réciproques entre le sol et l'extérieur. Le revêtement de pavés en grès n'empêchait pas autant ces échanges qu'on aurait pu le supposer, parce qu'il y a nécessairement des interstices et un remplissage perméable en tre les cubes de pierre. En revanche, les vieux et massifs pavés de Louis XIV rendaient la circulation désagréable et odieusement bruyante. A l'usage, ils n'étaient pas aussi salubres ni aussi économiques qu'il avait semblé tout d'abord ; parce que les pavés s'enfoncent inégalement sous la pression des voitures, que des creux se forment où la boue s'accumule, et qu'il faut souvent renouveler le pavage. On les remplace, sur nos boulevards et nos avenues, parle macadam (gravier comprimé sur des fragments calcaires ou siliceux, tassés au rouleau), qui a, toutefois, l'inconvénient de la poussière en été, de la boue immédiate par les averses, et d'un entretien coûteux. Si bien que l'on a fini par adopter le moyen mixte : de réserver le macadam à la partie moyenne de la chaussée et de revêtir les bords de pavés. Seulement les cubes de grès sont plus petits qu'autrefois et à surface extérieure plus égale. Les rues de moyenne importance en sont quelquefois exclusivement recouvertes.

Nous ne dirons rien des essais peu réfléchis de revêtement en bois, qui ont été tentés. C'est ajouter au sol de la rue une matière à putréfaction. Le bitume, le ciment, les dalles, sont affectés aux trottoirs, qu'il faut toujours ménager assez larges, pour la sécurité des gens à pied.

Quel que soit le revêtement, la surface de la chaussée doit toujours être légèrement en dos-d'âne, pour que les eaux pluviales gagnent naturellement le ruisseau latéral et les bouches d'égout, situées sous le bord libre du trottoir. En été, là surtout où il s'agit de macadam, de fréquents arrosages sont indispensables; de même que, par tous les temps, mais plus impérieusement par la pluie et la neige, une large organisation du balayage est la condition de la salubrité urbaine.

spéciale.]

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