EN JOURS
d'abord.
92 cent, cubes.
Totaux 530 —
générale.] CAPACITÉ DU SOL POUR LA CHALEUR, LES GAZ ET L'EAU.
H y avait donc 530 — 142 = 388 centimètres cubes d'eau dans ce cylindre ; mais l'absorption et la déperdition avaient atteint leur dernière limite. Desséchée à 125° jusqu'à ce qu'il n'y eût plus diminution de poids, cette terre perdit seulement 142 centimètres cubes d'eau, pendant que son volume s'élevait à 600 centimètres cubes.
L'humus. — - Le cylindre étant rempli (par extraction) de bonne terre de jardin, et desséché au soleil, on l'arrose lentement d'eau distillée. Le liquide disparaît sensiblement, même avec plus de lenteur que dans le sable; en supposant que la surface de cette terre soit tout à fait sous l'eau, il se passe cinq minutes avant que la première goutte apparaisse par dessous. Les gouttes se succèdent ensuite régulièrement, dans la même mesure que l'eau est versée à la surface; mais bientôt l'absorption et la déperdition se ralentissent simultanément. Un tel sol absorba :
d'abord 200 cent. cub. en 1 heure et perdit 131 cent. cub. puis :00 — — 2 h. 1/2 — 196 —
En le desséchant à 125° comme il a été dit, les 400 centimètres cubes perdirent 1 85 sr. , 5 ; d'où il résulte que 1 000 centimètres cubes de cette terre de jardin peuvent absorber 463,75 centimètres cubes d'eau. Dans l'expérience, le volume s'élève à 440 centimètres cubes qui peuvent alors absorber 205 centimètres cubes de liquide.
Deux cylindres, remplis de terres de pouvoir absorbant différent et saturés d'eau, furent mis dans la chambre d'évaporation après qu'on eut noté leur poids. Toutes choses égales d'ailleurs, ces deux cylindres évaporèrent à peu près la même quantité d'eau. Sous une température moyenne de 20°,
400 cent. cub. déterre de jardin perdirent, en 8 jours, 27 grammes.
— de sable moyen — — 26 —
Dans des conditions semblables, à la température de 20°, l'évaporation fit perdre à
400 cent. cub. de la dune cultivée depuis trois ans, après 4 jours, 17,5
— — — — 4 autres jours, 14,0
— — — — 8 autres jours, 13,0
C'est-à-dire en 16 jours, 44,5
400 cent. cub. du sable de dunes, après 4 jours , 17,5
— — — 4 autres jours 13,0
— — — 8 autres jours 16,0
En 16 jours 46,0
Ces derniers résultats, qui ne se rapportent plus absolument à l'absorption d'eau par le sol, méritent d'être notés ici, parce que l'on a rarement cherché la mesure de Vévaporation du sol nu, et ne dépendant que de la nature du terrain, il est intéressant de savoir que celle-ci est presque indifférente. Nous verrons ailleurs dans quel sens le revêtement du sol modifie ses dispositions à l'évaporation.
La structure du sol paraît avoir plus d'importance à cet égard. Schleh a constaté que le sol compacte prend l'eau plus rapidement et plus abondamment qu'un sol léger, mais qu'il perd bien plus d'eau par l'évaporation. Wagner, en desséchant une terre qui renfermait de l'eau par capillarité, trouva que l'évaporation se fait à sa surface, mais que l'humidité des couches sous-jacentes vient par capillarité remplacer l'eau évaporée. L'importance de l'évaporation dépend : 1° de la puissance de la couche d'évaporation ; 2° de la position profonde ou superficielle de celle-ci; 3° de la rapidité du remplacement de l'eau échappée en vapeur. Plus un sol est léger, plus il peut évaporer d'eau, puisque sa légèreté même àug-
DU SOL
[Hygiène
mente la puissance de la couche évaporante. Mais la capillarité est moins active dans le sol léger que dans le sol compacte ; le premier ne remplace donc que difficilement l'eau perdue en Vapeur. Si l'on veut conserver de l'humidité à un terrain, on devra régler en conséquence le degré de division par la culture qu'on veut y apporter.
Au moment où les plantes commençaient à se faner, Sachs trouva : dans un sable humifère, 12,3 p. 100 d'eau; dans un sol argileux, 8 p. 100; dans le sable quarzeux pur, 1,5.
Oscillations de la nappe souterraine. — Les couches du sol absolument noyées et inaccessibles à l'air ne permettent pas, ou n'admettent que difficilement, le travail de putréfaction des matières organiques. Les médecins légistes savent, par exemple, que les cadavres se conservent beaucoup plus longtemps dans l'eau qu'exposés à l'air. De même, si l'air est parfaitement sec, la décomposition peut être indéfiniment retardée. Il en résulte que, de la part du sol, l'état le plus favorable aux fermentations organiques dans son intimité est celui que nous avons appelé « humide », c'est-à-dire qui permet le conflit de l'eau et de l'air sur les matières organiques que le sol a reçues. De là l'importance des oscillations de la nappe souterraine. Si, après avoir été très élevée, c'est-à-dire voisine de la surface et faisant obstacle à la fermentation dans les couches les plus riches en détritus organiques, elle se met à descendre, il est clair qu'elle laisse le sol humide et qu'en même temps elle est remplacée par de l'air. Qu'elle soit, au contraire, très basse dans un temps prolongé, les couches superficielles se dessèchent, ne possèdent que de l'air et sont par conséquent salubres ; mais, si l'eau souterraine vient à remonter, le sol au-dessus se mouille de nouveau et, quoique salubre au temps de la submersion, reprend l'humidité nécessaire à la putréfaction pour le moment où la nappe s'abaisse de rechef.
Le niveau et les oscillations de la nappe souterraine dépendent essentiellement des cinq conditions ci-dessous énoncées :