Seine
Il est un certain nombre de points qui ont une réputation particulièrement fâcheuse ou bien dans lesquels les conditions d'où sort l'influence tellurique attirent l'attention. 11 convient de les signaler brièvement.
Sur le littoral des départements du Nord et du Pas-de-Calais, représentant l'emplacement de l'ancien golfe de Saint-Omer au bord duquel les bourrelets de dunes ont vu s'élever Calais, Gravelines, Dunkerque et Nieuport, s'étend le pays des Moëres, des Wateringues et des Watergands, Hollande en miniature de plus de 70,000 hectares, d'un niveau plus bas que celui des hautes mers d'équinoxe, et qui, comme toutes les régions de lacs salés et de polders, n'atteint à la salubrité qu'au prix d'un entretien soigneux des canaux, des digues et des travaux de culture. Ici, ce précieux résultat est généralement obtenu. Cependant, çà et là, des années d'inondation et parfois la négligence de quelques particuliers y ménagent des brèches regrettables. Le pays plat des alentours de Lille, où les canaux sont heureusement nombreux, les prairies traversées par la Lys, si recherchée pour le rouissage, les tourbières delà Somme et du Pas-de-Calais, le terrain de formation récente d'Amiens à Abbeville, sont dans des conditions toujours dangereuses par elles-mêmes, mais que l'activité des habibants atténue dans une large mesure.
La Seine est un des fleuves qui prend la moindre part à la formation du sol; cependant elle entretient à son embouchure le marais Vernier au sudouest de Quillebœuf. Le reflux, en barrant les petits cours d'eau qui se jettent dans son estuaire, formerait des marécages dangereux, si les riverains n'apportaient un soin extrême à entretenir la liberté des communications fluviatiles.
Les prairies basses de la Normandie, les marais salés de Carentan, les tourbières du Cotentin, les bords fangeux des rivières du Calvados, sont presque entièrement assainis par les canaux et par la culture.
Les marais de Bol, dans le département d'Ille-et-Vilaine, cultivés depuis longtemps, sont un terrain fertile plutôt que dangereux. Il y a, dans le Finistère et le Morbihan, dans les découpures profondes du sol et les vallées, des rivières, des marais et des landes, que les populations pauvres et isolées de ces régions ne promettent pas d'assainir à bref délai (Yallin).
Sur les deux rives de la Loire, qui achève la formation géologique du pays, on trouve des dépressions correspondant aux anciens golfes et aux lacs salés, que les alluvions comblent peu à peu. Les marais de Saint-Gildas,
DU SOL
[Hygiène
de Donges, de Montoir, de Machecoul, en partie desséchés de notre temps, en marquent la trace. Au nord de Saint-Nazaire, la Grande-Briere est un vaste marais à tourbe, traversé par l'Etierde Méan et entouré à distance d'autres « brières » moins importantes. Les Briérons en retirent chaque année plus de 20,000 tonnes de tourbe. Sur la rive gauche, au sud-ouest de Nantes, le lac de Grand-Lieu représente une petite mer de Harlem. Paimbœuf est bâtie dans le voisinage immédiat de nombreux marais. Le Bocage et le Marais vendéen sont aujourd'hui bien modifiés par le drainage et la culture.
De la Seudre à l'estuaire de la Loire, la côte est bordée de salines, où l'eau de mer est promenée de compartiments en compartiments, jusqu'à ce qu'elle dépose le sel (Élisée Reclus). Mais, en raison de la difficulté du travail et pour d'autres causes encore, les marais salants sont abandonnés les uns après les autres et se changent en marais gâts, c'est-à-dire gâtés pour la production du sel. Quand l'eau douce venue de l'intérieur se mêle à l'eau saline, l'air s'y empoisonne et les populations du voisinage sont décimées. Les districts de Rochefort et de Marennes, où pendant longtemps on commettait cette faute d'abandonner les marais salés et de permettre le mélange des eaux, avaient autrefois énormément à souffrir des fièvres endémiques : les bourgs et les villages se dépeuplaient; Brouage, entourée de remparts et de bastions, devenait un misérable hameau. En 1830, la mortalité à Marennes approchait de 48 pour 1,000 habitants. Aujourd'hui, tout ce pays s'est bien assaini et la région de Marennes spécialement, grâce aux efforts de Le Terme, ne perdait, dans la période de 1866 à 1876 que 27 habitants sur 1,000, pas beaucoup plus que la moyenne en France. Néanmoins, les polders de la rive poitevine, de Luçon à Marans et même plus au sud, influencent encore l'aspect de la pathologie et même les allures de la mortalité dans les villes de Marans, La Rochelle, Jarnac, Rochefort, Jonzac, Marennes ; la mortalité automnale l'emporte beaucoup sur celle du printemps. Cette influence s'étend le long de la Sèvre jusqu'à Niort.
De l'embouchure de la Gironde à celle de l'Adour, les dunes de la rive séparent de la mer une série d'étangs ou lacs salés. En arrière de ceux-ci, le terrain, très plat, est formé de ce sol singulier, Yalios, dont il a été question plus haut (p. 21). Cette région a été l'une des plus malheureuses de France. De nos jours, la fixation des dunes par les plantations de pins maritimes, les aunes occupant les mares, la mise en culture de la lanne ou lande elle-même parla substitution du pin maritime et du chêne-liège aux ajoncs, genêts et carex, les fossés d'écoulement (crasies) creusés dans l'alios, les puits d'absorption, ont puissamment modifié, assaini et même enrichi la terre des Landescots, qui perdent peu à peu l'habitude de la locomotion sur des échasses. Des procédés du même genre sont en voie de faire disparaître du Médoc les fièvres [médoquines) , la cachexie héréditaire et la pellagre.
Le département des Basses-Pyrénées ne rappelle plus guères la région précédente; il n'a pas plus d'un millier d'hectares de marais. Celui de Pont-Long influence encore les communes voisines.
généralp.]
ÉTAT DE LA SURFACE DU SOL
L'état du sol, sur le littoral méditerranéen, de Perpignan et Agde jusqu'à la branche orientale du Rhône, contraste singulièrement avec les côtes situées à l'est du fleuve. Celles-ci sont rocheuses, élevées, baignées d'eaux profondes ; les populations y prospèrent. Au contraire, du côté de Montpellier, la côte est plate, indécise, encore en formation géologique par les alluvions du Rhône et les barres que dessinent les courants de l'ouest à l'est; la terre y est entrecoupée d'étangs de peu de profondeur et plus ou moins renouvelés par l'eau de mer selon que les graux sont plus ou moins libres. D'ailleurs, le canal des Étangs, mal entretenu, et l'industrie des salines chez les habitants, augmentent l'insalubrité de ces cantons. On se souviendra que le danger des émanations telluriques est assuré ici par les ardeurs d'un soleil vraiment africain. Ainsi s'explique l'état pitoyable de la population des communes de Vie, Capestang, Villeneuve-lez-Maguelonne, Mireval, Vias ; tandis que Balaruc, Bouzigue, Mèze, Marseillan, sur les bords de l'étang de Thau, suffisamment profond et accessible au flot marin, ont une mortalité à peine supérieure à la moyenne de la France.
Ces dépôts d'alluvions, que le Rhône et l'Aude ajoutent de jour en jour au continent, sont salés parce que la mer les a reçus d'abord et qu'ils ne se fixent qu'après qu'elle les a repoussés parallèlement au rivage. Les dépressions qui restent dans ce sol nouveau gardent donc des eaux saumâtres. C'est ce qui arrive dans l'arrondissement d'Arles, à partir de Fourque, à la bifurcation du Rhône, et dans l'île de la Camargue, où se trouvent le marais de Valcarès et les rozelières. L'établissement de rizières dans les parties les plus marécageuses de l'île, dit Vallin, a plutôt augmenté que diminué l'insalubrité du sol. Le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes, traverse une série de marais, qui prolongent et étendent à l'ouest ces conditions d'air malarial. Pendant que la population de Marseille prolifère et se multiplie, la royale ville d'Arles se rapetisse, Montpellier et Béziers ont grand'peine à maintenir leur chiffre d'habitants. Lodève et Saint-Pons, au contraire, s'épanouissent.
Nos garnisons du littoral méditérranéen (XVe et XVIe corps) sont très éprouvées par les fièvres intermittentes de toutes formes. Chose remarquable, elles le sont aussi à un haut degré, par la fièvre typhoïde.
La Ccrse a des marais dans les découpures profondes du sol, sur la côte orientale particulièrement, et ailleurs l'état inculte des espaces à maquis. Les manifestations aiguës de l'impaludisme sont communes dans plusieurs de ses cantons. Les insulaires des régions malsaines ne descendent dans la vallée que pour la culture et les moissons ; leur habitation est dans la montagne .
En rentrant sur le continent français, nous trouvons encore dans notre Midi les terres sur lesquelles les débordements de la Durance répandent l'insalubrité; les marais de la Sorgues, issue de la fontaine de Vaucluse, incomplètement assainis par la culture de la garance ; le Palus- de -Monteux , sur la rive gauche du Rhône ; les marais de Bourgoin, dans l'Isère ; la plaine du Forez et ses étangs poissonneux, où Montfalcon observa les étangs à à poisson du département de l'Allier.
138 DU SOL. [Hygiène
La Bresse, et spécialement la portion qui porte le nom deDombes, s'est acquise avec la Sologne, don-t il va être parlé, une sorte d'illustration lugubre dans les fastes de l'impaludisme. La Bresse, selon les géologues, est le fond d'un ancien lac. Au nord, les eaux sont épuisées et le pays est salubre. Mais, dans la région argileuse du sud, les étangs sont encore nom-
2°.lt2 E. de Paris
5° 02 E.de Greenmiclv
D'après la Carte àe-TEtat-Majcr Gravé par E Morisru.
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Fig. 7. — La Domôes et ses étangs.
breux; c'est la Bombes. Ces étangs ne sont pas précisément les restes de l'ancien lac; le pays était en culture avant les guerres du moyen âge. Mais, à cette époque, les paysans ruinés par le passage des gens de guerre profitèrent de la pente naturelle du sol et des dépressions pour mettre leur
générale.] - ÉTAT DE LA SURFACE DU SOL. 139
propriété sous l'eau, à l'aide de barrages en arrière desquels l'eau se collectionne, à la faveur de l'imperméabilité des couches prochaines. L'étang, exploité pour l'élève du poisson pendant deux ans, était vidé la troisième année et ensemencé d'une céréale médiocre, de seigle ou d'avoine le plus ordinairement. Mais la misère régna partout et la fièvre décima les habitants des villages, émanée des étangs et du sol marécageux. De 1802 à 1842, la vie moyenne en Dombes n'excédait pas vingt-quatre ans. Les choses, heureusement, ont bien changé depuis le milieu de ce siècle; on a traversé d'un chemin de fer et reconquis, à l'aide d'engrais et d'amendements plus de la moitié de ces 200,000 hectares, alternativement noyés et asséchés; on y cultive aujourd'hui le blé et même la vigne, car la Dombes n'est pas une plaine basse et creuse, mais un plateau assez élevé, d'une inclinaison uniforme vers le nord-ouest, que trahit nettement la direction constante de tous les étangs (Voy . fig. 7).
Notre Nord-Est a peu de marais. Ancelon avait fait autrefois une réputation fâcheuse, d'ailleurs méritée, aux bords de la Seille, depuis l'étang de Lindre jusqu'en aval de Château-Salins, comme les médecins de Strasbourg avaient signalé les influences des débordements et des bras morts du Rhin. Le pays arrosé par la Seille appartient à cette assise du trias où se trouve le sel gemme ; les flaques d'eau à la surface deviennent aisément saumâtres et les prairies y renferment çà et là des plantes familières aux plages marines. D'ailleurs la rivière déborde à tout propos et, comme ses bords sont souvent plus élevés que la plaine environnante, l'eau ne rentre pas et l'inondation dure longtemps. Ces diverses circonstances et surtout la salure du sol ont pu contribuer à donner aux fièvres de la contrée une malignité particulière. Aujourd'hui, le lit de la Seille est l'objet de fréquents curages et des fossés profonds, perpendiculaires au courant, y recueillent les eaux des prairies inondées ; la vallée est devenue beaucoup moins insalubre que par le passé.
Le nord du département des Ardennes continue les Ardennes belges et, sur le plateau arrosé par la Meuse et la Semoy, l'on retrouve les landes et marais appelés fagnes dans le pays.
A l'ouest de Versailles, Seine-et-Oise aies étangs en eau ou cultivés, de Bois-d'Arcis, de Saint-Quentin. L'Oise, l'Orne, Eure-et-Loir, Seine-et- Marne, la Vienne, la Haute- Vienne, ont des marais de peu d'étendue et sans grande notoriété.
Il n'en est pas de même de cette vaste région du Centre, appelée la Sologne et la Brenne.
La Sologne s'est faite à peu près comme la Dombes. Autrefois, de vastes forêts y buvaient l'eau dont les dépressions du sol favorisent les collections. La guerre, le pillage, le déboisement passèrent par là ; les nombreux jours d'abstinence des nombreux moines de l'ancien rite donnaient quelque valeur au poisson ; et la Sologne devint, au centre de la France, le triste pays de marécages et de fièvres que l'on sait, de plus de 4,500 kilomètres carrés d'étendue. Les étangs et les marais de la Sologne sont essentiellement dus à l'imperméabilité des premières couches du sol, à la faible pente
et aux faciles débordements des rivières (le Beuvron, la Sauldre, le Gosson). Déplus les Solognots, négligeaient bien plus leurs étangs que les Bressans ; on les laissait en eau pendant une dixaine d'années et l'on ense-
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Fig. 8. — La Sologne.
mençait seulement les bords et la queue de chaque bassin, fertilisés par la vase. Depuis 1852, on travaille à assainir la Sologne et l'on s'est adressé d'abord à l'arrondissement de Romorantin, le plus malheureux. Le but ne serait pas très difficile à atteindre si les habitants ne croyaient que leur
générale.]
ÉTAT DE LA SURFACE DU SOL
existence est attachée à la production du poisson. Avec le canal de la Sauldre et des canaux secondaires, le défrichement et le reboisement, avec le chemin de fer d'Orléans à Vierzon, des modifications profondes sont survenues dans les habitudes du peuple et dans l'état du sol; les étangs diminuent et les arbres se multiplient ; on cultive le blé en Sologne et même la vigne; le vin récolté est médiocre, sans doute, mais voilà un travail salubre et la médiocrité même du produit fait qu'on le consomme sur place; c'est de la force emmagasinée et un préservatif de la fièvre (Ed. Burdel). La présence des cours d'eau, affluents du Cher, qui traversent le pays, est une condition favorable pour l'évacuation, à l'aide de canaux, des petits bassins lacustres (Voy. fig. 9).
La Sologne (département de Loir-et-Cher) est située sur la rive droite du Cher ; cette rivière la sépare de la Brenne, quelquefois appelée petite Sologne et qui appartient au département de l'Indre. La Brenne, dit Vallin, est un plateau d'argile et de marne imperméable, couvrant plus de 100,000 hectares dans les cantons de Mézières, Tournon et Le Blanc. Il faut y joindre le Bois-Chaud, du même département de l'Indre, canton de La Châtre, avec 87,000 hectares de forêts et 164,0l!0 de landes et bruyères (Bertrand). Le pays est coupé de haies, de fossés, avec de nombreux étangs. L'Indre, aux eaux dormantes, déborde à la moindre crue et laisse loin de ses bords des flaques stagnantes. La Creuse est presque dans le même cas. L'eau séjourne indéfiniment sur le tuf argileux, en nappes qui sont toujours minces sur une grande étendue. La Brenne n'a pas seulement des étangs mais encore de vastes plaines incultes, humides, occupées par des bruyères ; ce sont les Brandes, tout aussi insalubres que les étangs à poisson, qui le sont surtout, comme on pense, par leur mauvais entretien. Toute cette contrée est peu peuplée et les habitants y sont chétifs, minés de fièvres, à physionomie cachectique. Ils fournissent d'un quart à un tiers d'exemptés pour faiblesse de constitution, à chaque levée de recrues pour le service militaire. Les chevaux eux-mêmes y sont petits et les arbres rabougris.
La Brenne a plus de peine à s'améliorer que la Sologne ; la population y est peu dense, il n'y passe pas de chemin de fer et l'attention du gouvernement ne s'est pas concentrée sur ce point.
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4° Les eaux libres ou terrestres.
Il sera question, dans ce paragraphe, des eaux visibles, superficielles, considérées comme collections liquides plutôt que comme partie inté-
générale.]
LES EAUX LIBRES OU TERRESTRES
grante du sol, par opposition à l'eau souterraine et à l'eau des marais, que Tonne saurait envisager indépendamment du sol et qui, pour cette raison, ont été appelées eaux telluriques, tandis que celles dont il va être parlé sont seulement des eaux terrestres. Celles-ci ont des rapports immédiats avec la vie humaine, en ce qu'elles servent à un grand nombre de nos usages et surtout parce qu'elles répondent pour une part aux exigences de l'alimentation (puisque l'alimentation consiste à restituer à l'économie les matériaux qu'elle a perdus). Mais elles ne laissent pas que d'avoir des rapports directs ou indirects avec le sol, sur lequel elles reposent d'ailleurs toutes et par l'intermédiaire duquel elles se rattachent aux eaux qui sont en quelque sorte de constitution. Pour la géographie, elles font réellement partie de la terre. Il ne saurait en être autrement pour l'hygiène, bien qu'en raison de la complexité des connexions de ses études il soit légitime et nécessaire de considérer l'influence des eaux superficielles sur le sol voisin, sur les qualités de l'atmosphère, sur les méthodes d'assainissement, sur les pratiques industrielles, etc., en même temps que l'on poursuit l'objectif capital, leur appropriation aux besoins physiologiques de l'homme.
La mer. — Sous des noms variables, la mer occupe plus des deux tiers de la surface du globe. C'est la réelle collection d'eaux et tout le reste n'en est qu'une dépendance. L'épaisseur de cette collection répondrait à son étendue, s'il était vrai que la mer atteignît par places des profondeurs de 10,000 à 15,000 mètres. 11 y a de la vie même à ces profondeurs et par conséquent sous des pressions de quelques centaines d'atmosphères. Du reste, à la surface même, la coloration de la mer, lorsqu'elle n'est pas due aux rochers du fond ou à la vase, reconnaît pour cause la présence d'êtres vivants ou de leurs germes ; c'est encore à des animalcules microscopiques qu'est due la phosphorescence de la mer.
Le fait le plus remarquable dans la constitution de l'eau marine est la salure. Le degré de salure est variable ; les mers sur lesquelles Tévaporation a un effet de concentration positif, comme la Méditerranée, la mer Rouge, sont plus riches en sels. Celui de ceux-ci qui prédomine toujours est le chlorure de sodium; les proportions relatives des uns et des autres dépendent jusqu'à un certain degré de la nature des roches du fond et de la côte.