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ET HAUTS PLATEAUX

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générale.] PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DE L'AI H. —

MÉTÉOROLOGIE

mais d'une façon bien plus accentuée; c'est-à-dire que l'influence delà mer pour relever les températures basses est particulièrement évidente dans la saison froide. L'isochimène de 2°, par exemple, réunit des points aussi différents en latitude que Ostende, Châlons-sur-Marne, Besançon, Genève.

Enfin, si l'on trace des isothermes mensuelles, l'expression de ces influences ressort mieux encore. Nous donnons (fig. 51) une carte d'après

Gravé par EiMoriçU',

Fig. 51. — Limites dans lesquelles oscille la thermalité en France.

Renou, sur laquelle sont tracées les lignes principales qui, sous ces divers rapports, représentent les limites dans lesquelles oscille la thermalité de notre pays.

Mais il ne faut pas oublier que les moyennes, quoique tout à fait décisives pour la classification des climats et pour l'appréciation de la quantité de calorique que reçoit un lieu dans un temps donné, notion de pre-

mière importance, font disparaître le mode et l'amplitude des oscillations thermiques, qui ont pourtant une influence considérable sur la santé et, tout particulièrement, impressionnent les convalescents et les faibles d'une façon d'où peut dépendre leur guérison ou leur mort. Lors donc qu'il s'agit d'apprécier les rapports de la climatologie d'une localité avec les affections, que l'expérience a démontrées comme liées aux influences atmosphériques, ou encore les oscillations qu'éprouve la convalescence des malades dans diverses stations adoptées par la thérapeutique des climats, il est essentiel de se rendre compte des différences maxima d'un jour à l'autre, de la différence thermique entre le jour et la nuit et même des variations horaires, ainsi que l'a recommandé Fonssagrives.

Rôle sanitaire de la température atmospiiérique . — La température de l'air est, sinon la plus importante des propriétés physiques du milieu commun, au moins celle dont les effets sont le plus évidents et le mieux connus. Gela explique la prépondérance que lui ont accordée les climatologistes.

La physiologie nous apprend que l'homme possède une chaleur propre dont le taux, un peu variable* selon l'âge, le sexe, la constitution, est en moyenne de 36 à 38°. Il est clair que le cas où le milieu atmosphérique est précisément à la température moyenne du corps humain, ce qui, du reste, est une circonstance gênante, est infiniment rare et ne saurait être durable. Notre existence est donc un perpétuel échange de calorique avec les objets extérieurs et, pour bien dire, une lutte incessante contre la tendance du milieu à nous soustraire de la chaleur ou à l'accumuler dans notre économie. Heureusement, les ressources de celle-ci sont considérables, puisqu'il n'y a pas moins de 100 degrés de différence entre les températures des points extrêmes habités par notre espèce, depuis les régions circumpolaires, où le mercure gèle, jusqu'aux tropiques où le thermomètre atteint fréquemment 70 degrés. De telle sorte que les expressions de froid et de chaud, que nous employons dans nos régions tempérées, changent tout à fait de sens en passant dans la bouche des habitants de l'extrême Nord ou de ceux de la zone équatoriale.

L'action de la température atmosphérique, indépendamment de ses oscillations propres, varie encore selon le degré d'incidence des rayons solaires et celui de l'humidité de l'air.

Il nous est possible d'éprouver sans inconvénient notable une élévation ou un abaissement de la température propre qui ne dépasse pas 1 degré ou 1 degré et demi en plus ou en moins ; le fait se réalise assez souvent sous la simple influence du passage d'une température à une autre. J. Davy constata que la température de six matelots s'était abaissée de 37°, 7 à 36°, 8 pendant que, dans l'espace d'un mois, celle de l'air était descendue de 23°, 44 à 15°, 5. On voit, en sens contraire, la température des marins qui se rendent de nos ports dans les contrées tropicales, augmenter considérablement. Eydoux et Souleyet ont noté que, par une différence de 40° dans l'air, la température humaine s'était élevée de 1°. Cette élévation a monté

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