INTRODUCTION
En 1794, j’ai fait paraître un Traité sur les Glaires. Sept éditions de cet ouvrage se sont succédées avec une rapidité qui me donne beaucoup à espérer que le public accueillera également ce nouveau travail, qui en est une suite , et auquel je n’ai songé que parce que, malgré les augmentations que j’ai faites à chacune d’elle , la matière m’a paru loin d’être épuisée \ on retrouvera ( je crois devoir en prévenir ) des observations qui présentent des faits semblables à ceux que j’ai rapportés dans ce Traité , parce qu’ils se rattachent à mon sujet et qu’ils confirment ce que j’y ai avancé.
Dans le même ouvrage, je considère
cette humeur comme cause des obstructions ; j’ai dû actuellement établir la distinction qui existe entre celles qui peuvent se dissiper et celles qui , à raison de la trop grande solidité de la matière qui les forme , résistent à l’usage des remèdes les mieux indiqués dans ce genre de maladie.
J'ai cru convenable de rapporter quelques faits propres â prouver que les engorgemens , considérés comme squirrheux, pouvaient assez souvent ne pas l’être , et j’ai rassuré les personnes , qu’il était impossible d’en débarrasser , sur les suites peu dangereuses qu’elles avaient le plus ordinairement, lorsqu’on avait assez de prudence pour ne se conduire que d'après les conseils de médecins sages et instruits.
L’onanisme, cette passion bien malheureuse, qui fait tant de victimes , et
dont on s’occupe si peu de garantir la * jeunesse, m’a beaucoup occupé; j’ai saisi toutes les occasions d’en parler qui se sont présentées, dans l’espérance que ceux des pères de famille ou des instituteurs qui liront cet ouvrage, sauront mettre à profit ce que j’ai dit à cet égard.
Les vers , les aigres , les vents dont sont tourmentées un grand nombre de personnes, ont aussi fixé mon attention.
Je n’ai pas cru non plus devoir omettre de faire mention des écoulemens qui surviennent aux parties génitales , écoulemens qui , reconnaissant souvent des causes bien innocentes , n’en. donnent pas moins naissance à des soupçons aussi injustes qu’injurieux.
J’ai rapporté des faits qui ne per-
. mettent pas de douter que lapulmonie, cette maladie terrible et souvent regardée comme inguérissable , pouvait quelquefois être confondue avec une affection catarrhale de la poitrine*
J'ai aussi dit ce que je pensais de /* l’usage des bains ordinaires , de ceux ~/Ÿde vapeurs , et des frictions sèches , autant de moyens indiqués toutes les * fois qu’il s’agit d’ouvrir les pores de la peau et de donner issue à la matière transpirafrle dont les glaires sont formées.
Tels sont les principaux points que j’ai traités dans ce travail , où je désire que l’on voie une nouvelle preuve de l’intérêt que n’a cessé de m’inspirer une classe d’hommes bien intéres-
santé , par cela même qu’elle est attaquée de maladies dont la plupart sont abandonnées comme incurables.