SUR
Les glaires, aiusî que je l’ai dit dans celui de mes ouvrages qui traite spécialement de cette humeur ( i ) sont formées de la matière de la transpiration répercutée et condensée par un acide avec lequel elle a de l’affinité , ou de celle qui résulte des digestions imparfaites; aussi n’est-ce qu’en rétablissant cette excrétion et en fortifiant l’estomac , qu’on réussit à guérir un grand nombre de maladies
(i) Voyez la septième édition du Traité des Glaires , que j’ai publié eu i8i3, en un volume in-8°.
chroniques occasionnées par les glaires ; mais , .
comme je l ai également dit dans le même . ouvrage , cette humeur ne s’évacue qu’avec la plus grande difficulté , et elle se reproduit 6ans cesse , lorsque l’énergie vitale ( vis vitæ ) est peu considérable, de même que chez les vieillards et chez les personnes qui ont mené une conduite irrégulière, chez celles qui ont éprouvé des peines de l’âme , trèsvives et long-temps prolongées , qui se sont trop appliquées à l’étude , ou ont mené une vie très- sédentaire (i).
Quelles que soient les causes qui donnent lieu à la formation des glaires , toutes agissent en affaiblissant les organes et particulièrement ceux qu’on nomme digestifs.
Des digestions parfaites dépend une nutrition exacte, et de celle-ci la force. Il n’est donc pas étonnant que 1 individu dont l’estomac ne remplit qu’imparfaitement ses fonctions devienne faible , que la transpiration soit chez lui peu abondante, et qu’il résulte de la stagnation d’une partie de cette humeur sur les viscères , des engorgemens dont la dis-
(i) Traité des Glaires , page 8.
sur les Glaires.
6Îpation ou l’incurabilité dépend du plus ou moins deysolidité de la matière qui les forme.
C’est ce plus ou moins de solidité qui a donné lieu à la distinction d’obstructions au premier , deuxième et troisième degrés.
Dans le premier degré, la matière peut aisément être divisée : on la nomme congestion ; dans le second , elle présente beaucoup plus de difficulté ; -c’est l’obstruction , et dans le troisième , elle est considérée comme impossible ; alors l’engorgement s’appelle squirrheux.
Je crois devoir donner ici les signes qui font connaître que tel ou tel viscère est obstrué.
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