‹ Nouveaux aperçus sur les causes et les effets des glairesChapitre 15 sur 27 · DES VENTS · texte numérisé non relu

DES VENTS

A mesure que les alimens que nous prenons , se digèrent, il s’en développe dé l’air , qui se comprime de nouveau , ou qui se dilate beaucoup. Cet air s’introduit partout, et ©cca*-" sionne des vents, dont les effets sont infini- ’ ment variés. Les coliques d’estomac , celles des intestins , la difficulté de respirer , les nausées, la céphalalgie , les vertiges , la constipation, sont autant d’accidens que causent

les yents. -

Il est encore une maladie bien difficile îl

sur les Glaires.

guérir, et que produit le séjour des Vents ^au bas-ventre ; celte maladie est connue sous le nom de tympanite ou hydropisie sèche.' Les personnes qui en sont attaquées, se plaignent d’avoir dans les épaules et dans les cuisses des vents qu’on déplace en faisant des frictions sèêhes sur ces parties , ou en les comprimant, ce qui les soulage beaucoup. Il est rare que les personnes qui ont des glaires , ne soient pas en même temps fatiguées par des vents. Je vais rapporter quelques faits à l’appui de ce sentiment.

PREMIER FAIT

Une personne se plaint de ce que les vents lui donnent peu de repos.

« Les vents me tourmentent sans cesse, dit « un malade, dans un mémoire à consulter « que j’ai sous les yeux. J’en rends à chaque «. instant par le haut et par le bas; et je res- « sens de légères coliques , des pesanteurs de “ tête, pour peu que ma transpiration soit “ contrariée , et que le dégagement gazeux « éprouve des obstacles; mes selles sont très- « fréquentes; tous les six ou huit jours j’ai « des diarrhées glaireuses, parfois avec des

tb

go Nouveaux aperçus

« picotemens et des douleurs hémorroïda— « les. »

DEUXIÈME FAIT

Etoiiffemens qui ne cessent qu’en rendant beaucoup de vents.

Un monsieur de Marseille m’écrit :

« Je suis sujet à des étouffemens qui ne se « dissipent que lorsque j’ai réussi à rendre , « particulièrement par le haut , une grande « quantité de vents, qui quelquefois se por- « tent à ma tête , et me font beaucoup souf- « frir. J’ai de temps à autre des évacuations « glaireuses par les selles , qui durent deux « ou trois jours , avec de fortes coliques. »

Je pourrais citer beaucoup d’autres faits semblables; mais je me bornerai à ceux qu’on vient de lire , pour faire connaître les différentes causes qui peuvent occasionner la formation des vers , qui toujours prennent naissance dans la matière glaireuse , et de quelques-unes des maladies que produisent ces insectes.

sur les Glaires.

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