CHAPITRE VI
EFFETS DE L* APPLICATION A l’ÉTUDK ET DK LA VIE SÉDENTAIRE.
Lorsque Pâme est inquiète, le cœur éprouve des serremens multipliés , ces serremens se communiquent à tout le système, et les pores de la peau se ferment , dès-lors plus de transpiration , la matière dont cette excrétion est formée fait un mouvement rétrograde qui est plus ou moins dangereux , suivant l’importance des organes sur lesqùels elle se fixe ; la trçp grande application h l’étude , quoique produisant des effets beaucoup plus lents ,
n’en a pas moins des résultats bien nuisibles, surtout lorsqu’on mène une vie sédentaire.
Par suite de la trop grande application à V étude , î estomac devient presque incapable de digérer , et il se forme des glaires. Migraines et vertiges qui résultent de la même cause. .
Il est dit, dans un mémoire que j’ai sous les yeux , qu’un homme de lettres qui s’est livré au travail du cabinet , a l’estomac tellement dérangé , qu’il digère très-difficilement , ce qu’il attribue à des glaires , dont il crache abondamment ; qu’il est aussi sujet à des migraines qui durent quelquefois quinze jours de suite, ses nerfs sont très-irrités , son teint est souvent jaune, ce qui annonce que l’estomac n’est pas le seul viscère chargé de l’humeur glaireuse, que le foie l’est également.
Cet homme est aussi sujet à des vertiges , accident dont se plaignent bien des personnes qui, commèlui, prennent peu d’exercice et travaillent beaucoup. Je suis persuadé que l’habitude qu’il a contracté de se mettre k l’ouvrage immédiatement après ses repas , est ce qui lui a fait le plus de mal.
% sur les Glaires. ^9
La physiologie nous a appris à connaître les rapports qui existent entre le cerveau et l’estomac (i). Ces rapports sont tels, que l’un de ces deux viscères ne peut être fatigué sans que l’autre en éprouve de la difficulté à remplir ses fonctions; aussi n’ai -je souvent réussi à guérir des hommes de lettres qu’en leur interdisant le travail aussitôt après avoir mangé.
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