‹ Nouveaux cahiers de jeunesse. 1846Chapitre 32 sur 37 · ii- sftprà, \t\). 77 vl · texte numérisé non relu

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le procédé. Lyncée est un métallurge célèbre ; c'est qu'il voit sous terre, etc. C'est le génie de la métaphore à sa plus haute puissance.

Ce n'est pas sans raison que les hommes tombent à genoux devant les grands hommes, en font des sortes de mythes, d'idoles. Napoléon, par exemple. Ces hommes sont la gloire de ceux qui n'en ont pas. On segloriûe de la communauté avec eux. Cela exalte le titre d'homme que l'on porte. Ce titre suffit, quelque large qu'il soit, pour instituer communauté. — Ce ne sera que quand la masse des individus sera parvenue à un certain niveau que les grands hommes s'effaceront.

Voici peut-être le fait le plus caracléiisé que l'on reproche aux Grecs des époques civilisées en fait de sacrifices humains, c'est celui de ces xaôâpîxaTa, criminels que Ton réservait pour être précipités dans la mer par forme d'expiation, en cas de peste, etc.

Singulier spectacle que la vie locale, s'agitant parci, par-là, diverse, variée. Ici telle province, telle couleur. Vie riante, folâtre, là sombre. Le Lapon, le méridional, l'Arabe, le Cafre, et tout cela l'humanité. Et tout cela se multipliant dans la durée, dans I histoire. Il y aurait un iK)ème à faire sur ce thème.

Voici quelque chose d'affreux qui est tacitement au fond de toutes les intelligences les plus distinguées. — Me voilà, je critique témémirement et froidement ceux qui m'ont précédé. Ceux qui viendront après moi feront de même de moi. Moi, je suis donc là, rutilant, flamlx)yant pour les yeux d'aujourcThui, ot cola me fait plaisir, et je sais qu'un jour il n'en sera pas ainsi, cl jo n'en tiens [kis comple, je suis gai tout de même. In tel état ne peut s'expliquer qu'en supjx)sant on que 1" le gi'and honmie, comme on dit, ne soupçonne pas (juo sa forlune passera, comme celles qui ont précédé, ce qui est trop bêle; :2° jou qu'il vil| en se disant : Vivre, c'est vivre. Vive la vie ! Adieu l'avenir. Vive aujourd'hui ! Malheureux ! c'est là leur hase !

APPENDICE aO.H

Rien de plus inexact que d'établir des axiomes absolus en politique, comme : l'État n'a pas droit sur ceci; il a droit sur cela, etc., l'idée de la société est ceci, cela. — Cela change : à telle époque, mille choses ont rentré dans la société, qui n'y rentreront plus, l'éducation, la religion, etc., qui [sait] ce qui arrivera un jour ; l'idée, et par conséquent le pouvoir de la société civile, change avec les époques. Qui sait si un jour le droit international ne s'étendra pas à ce que chaque nation soit sensible comme un menlbre à tout ce qui se fera dans les autres, qu'une injustice intéi'ieure arme toutes les nations et que ce soit alors regardé comme un progrès accjuis. Mille autres choses qu'on ne peut prévoir: car, pour tout cela, on ne peut avoir l'idée de la chose qu'après qu'elle est arrivée. Ce sont des détours subits de chemin déroutant toute prévision et ouvrant subitement de nouveaux horizons. Choses où en avoir l'idée, c'est les créer. L'idée suit le fait, l'avènement de la chose, et non le fait l'idée. On ne systématise que sur le fait ari'ivé.

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