ÉPILOGUE
Femme, si l'être en qui tu mets ton espérance. Ne met son espérance et son bonheur qu'en toi i Si, Français, il peut vivre étranger à la France, Ne connaissant partout que son amour pour loi ;
Si, sans te croire indigne et sans se croire infâme, Quand tout son pays s'arme, il n'accourt pas s'armer,
O femme, la tendresse a déformé cette âme, S'il ne sait pas mourir, tu ne sais pas aimer l
Mère, si ton enfant grandit sans être un homme,
S'il marche eiïcminc vers son devoir viril;
Si, d'un instinct pratique et d'un sang économe,
Sa chair épouvantée a l'horreur du péril:
Si, quand viendra b jour que notre honneur réclama.
Il n'est pas là, soldat, marchant rans maugréer,
O mère, ta tendresse a mal formé cette âme. S'il ne sait pas mourir, tu n'as pas su créer!