‹ Nouveaux chants du soldatChapitre 14 sur 52 · MES AMIS · texte numérisé non relu

MES AMIS

A MES AMiS

X Non, mes omis, non, je ne veux rien être. Ainsi chantait notre vieux Béranger.

Humble écolier de cet illustre maître, J'ai sa devise et n'y veux rien chcnger.

A ChA^STS DU SOLDAI.

Et ce n'est pas par égoïsme lâche Que je soustrais mes bras à l'aviron ; Mille rameurs sont prêts pour cette tâche, Je ne suis, moi, qu'un sonneur de clairon.

Je veux tout droit suivre la droite ligne, Penser tout haut et vivre à cœur ouvert; Si je flétris un acte qui m'indigne, Ou si j'cx3lte un grand nom qui m'est cher, Je veux pouvoir répondre à qui peut croire Que l'intérêt m'entraîne ou me corrompt : Slon intérêt c'est la France et sa gloire, Je ne suis, moi, qu'un sonneur de clairon.

Je veux surtout qu'à cette heure funeste Où le poys doit souffrir snns parler, Quelqu'un soit là qui soullre et qui pi-oieste Et dont la haine ait droit de s'exhaler. L'étranger peut épier mon laiig.ige, Mai9 à l'affront quand j'oppose l'affront, Ce n tisi jamais mo pays que j'engage, Je ne suis, moi, qu'un sonneur de clairoa.

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