EL. D
1849 (Moquin-Tandon et Sarrat); Philonotis cæspilosa, montagne de Juzet; Fontinalis squamosa, cascade de Juzet; Neckera Philippeana, forêt de Saint-Béat, 1866 ; Hoskerié lucens, cascade des Demoiselles ; IE læte-virens, vallée de or {mai 1866); Myurella apiculata, pic : de l'Anticade; Leskea polycarpa, port de Vénasque ; Platygyrium repens, Portet, vallée de l’Arboust; Thuidium
lac d'Oo; PB: piliferum, forêt de Gouardère; Plagiothecium Muhlembekis. le oquin-Tandon et Sarrat de Gineste) : “Amblytegiun ervoides, vallée de l'Arboust; À. fluviatile, de Luch - Jeanbernat a publié en 1864 (Bulletin ame lolshique de Fe tome x1), la liste des muscinées des environs de Toulouse et . des Pyrénées centrales. Ce botaniste eût pu étendre sa nomenclature s'il eût consulté le travail de ne et “se collection qui P compagne, et peut-être aussi la monographie couronnée par l'Académie en 1857..Les types qui ont. sas ce ras po sont conservés da ans la bibliothèque de cette savante Compa
* M. Husnot (de Cahan) qui a le mérite d'avoir remis en faveur l'étude des mousses en — et qui dans ces dernières années a eu la bonne
aux bryclogues une Revue spéciale pour centraliser leurs drones, a visité fréquemment les Pyrénées. Il a fait connaître d'heureuses récoltes, ainsi que celles de ses aborar MM. Pabbé . ut Cond, Fourcade, etc., ete,, dans un beau recueil en nature (Musci Galliæ), que toutes les collections possèdent niverd'hs M. l'abbé Boulay a publié en 1872 sous le litre de Flore #2 musci-
nées de l'Est, un ouvrage fort important qui est à la fois descriptif, organographique.et géographique. Cette étude conçue sur un plan nouveau (lauteur a sagement réformé. plusieurs genres adoplés dans le principe > par M. Schimper, Robinet dans ja fa tribu des Hypnacées, qui reposa En cara ctèr “ 14
raîre, nous
x France enlière et même- de l'Europe rat ui là meilleure monographie portative. que nous ayons jusqu'à
Le docteur Camille Montagne recueillait encore les phanérogames françaises au mois de juillet 1829*. Etant au Vernet, il renouvellait par lettre à Coder la prière de lui procurer les espèces pyrénéennes qui manquaient alors à son herbier. Il lui remettait la liste de 344 plantes. Sa lettre rappelle les péripéties plus où moins décourageantes auxquelles les excursionnistes sur les montagnés échappent rarement. « Le temps m'a jusqu'ici empêché de faire de grandes courses, dit à Coderc ce botaniste devenu célèbre, une seule que j'avais entre prise sur le Canigow m'a mal réussi. Jeudi dernier, 45 juillet, je partis à quatre heures du matin, sans guide et m'acheminai vers Cadi (aux Jasses). Les brouillards fort épais que je méprisai d’abord furent accompagnés d'averses qui me forcèrent souvent à me tapir sous des morceaux de rochers, en sorte qu'ayant chaud et froid alternativement, je ne pus arrivér qu'à Cadi et que à ‘en rapportai une bonne courbature qui me dure encore. Mon estomac s’est aussi ressenti de cette malheureuse sortie. J'espère pourtant si le temps est beau, aller démain à la Font de Comps avec Léon Garson, mais je louerai un mulet, car sans cela il me serait difficile de — yoyage. »
. On sait que Montagne résida pendant quinze mois dans le Roussillon à partir d'avril 4829. Il parcourut les
Pyrénées-Orientales, escalada le Canigou, alla visiter
Collioure et le Vernet où il rencontra, dit son pu
1} Montagne céda son herbier de plantes phanérogames à dütés savant
re et ami M. de Parseval-Grandmaison, qu’il conserve pieusement |
dans les belles porn . me : a formées au chats des Périères, près de Mäc
et ancien ami M. Cap, le docteur Lallemand, Aug. de Saint-Hilaire et un jeune botaniste étranger Endress (d'Esling) qui, depuis, et pendant plusieurs mois l'ac- Compagna dans la plupart de ses excursions. Les plantes cryptogames passionnaient le chirurgien-major du 14° de ligne et il donnait tous ses loisirs à leur récolte de préférence aux Végétaux supérieurs qu'il allait bientot tout à fait négliger. C'est à Perpignan qu'il commença la distribution à ses nombreux correspondants des algues, des champignons, des lichens et des mousses qu'il avait recueillis en nombre. C'est aussi à Perpignan qu'il écrivit ses Premières Mofices sur es plantes cryptogames récemment découvertes en France, où figurent d’heureuses trouvailles faites dans cette riche contrée. di Il faut citer parmi les plantes cellulaires du Roussillon dont on doit la eonnaissance-ou la découverte à Montagne, indépendamment des
ia arr 310 es-de-Pêna ; le Parmelia Schleicheri Fr sur les sables près de Canet; le P. chalybæa à Prats et le P. chloro- Phana Fr., à F variété oxylona à Olette, au Vernet, à
Collioure; le Parmelia chrysoleuca Ach., au Canigou et à Cortsavi; P-° cartilaginea Fr., colline de Fuilla, près le Vernet; P. diffracta Mont. Can 1 éa
pa, près de Banyu Scherreri Fr., à Saint-Martin-du-Canigou: P. gypsacea Fr., à Dame-de-Péna; le Verrucaria conoidea Fr., à Saint-Antoine-de-Galamus; les Lecidea Conglomerata Ach. et morio Sch., au Canigou : Z. squalida Ach., à Latour-de-Caro!; L. atrobruneu Duf. et L. armeniuca
Myriangium Durriwi Rerk., le même lichen que j'ai rencontré depuis dans l'Aude Sur les jeunes branches de l'ormeau à Carcassonne, fut . la première fois par Montagne sur le tronc du mûrier au
L' ordre des si nous Fapène à une tré € nésde |
« Ily a deux ans que muni d’une lettre de recommandation du docteur Léon Dufour, je mé présentai chez vouset vous voulütes bien me donner plusieurs plantes rares de votre pays... J'ose donc vous demander les Hieracium dont je voudrais un bon nombre principalement en fruits. Je travaille à une a de ce genre... »
Le mois suivant Monnier dût recevoir de Coder un fascicule d'Æieracium du Roussillon, ce qui est indiqué . rune hote de ce dernier datée du novembre. En . absence de lettre nouvelle, il faut recourir à l'Æssui monographique qui parut à la fin de la même année, pour
distinguer l'opinion de Monnier sur les espèces intéres-
santes de la récolte de Coder, . la note age rappelle - dans l'ordre suivant :
H. angustifolium, B. Coderi DC. f. ue (Mont-Canigou,
-Pla de la Bagudai.)
es à ses chères études, ce ne fut: que cinq années après qu i fit aure dans les tomes v et vi de la 2e série des Annales des scienres naturelles, les récoltes complémentaires faites dans le Roussillon. Nous retrouvons les es pèces suivantes : le Pexiza triformis Fr., et le
du Docs frs L la Trencade ; le red see Mont. et Friès, sur les feuilles Janguissan tes
de Perpignan; Acinoc/adium minimum Fr. sur 1e feuilles. His .
… lArum italicum, encore aux environs de Perpignan.
(1) Monnier imposa à cette espèce le nom d'H. Candollei qui n'a pas prévalu ; le nom plus ancien d'A. pumilum Hoppe? domé par Lapey-
rouse a été maintenu. M. Timbal-Lagrave qui étudie depuis plus de Le les Hieraciun des Pyrénées, et qui a publié en 1871
| ti jo. nymie comparative des princi
D . ‘être consulté lorsqu'il s’agit de débrouiller certaines
nt ir ne dE es 1 Lap Fit NE on ns
H. cerinthoides L. ie Bac. de] B
V'H. ar se plante di ei de est représenté par les deux
— A61 — H. cerinthoides Lap. (Prats-de-Mollé, Mont-Louis !.) H. compositum Lap. (Laurenti.) H. pulmonarioides Vill. (Mont-Louis.) … H. murorum L. et toutes nos formes, des Albères ?, H. sabaudum Lap. et variétés. (Mont-Louis.) H. alatum Lap. (Eynes.)
(1) Réuni par MM. Grenier et Godron comme synonyme avec cinq autres espèces de Lapeyrouse (H. rhomboïdale, elongatum, croaticum, glaucum et de parte.) à V'H. neo-cerinthe Fr.. M. Timbal- Lagrave ne ne pertage pas le sentiment des auteurs de la Flore de France quant à la fusion des trois espèces de Lapeyrouse sur cinq, à l'espèce de Friès, qui réunit à bon droit l'A. cerinthoides Lap.. Nous l'avons dit plus haut, mais un “D cet n’est pas inutile. Pour notre savant confrère l'A. elongatum Lap. n’est point un synonyme de l'H. neocerinthe ni de l'A. “en le. Gette forme pyrénéenne qui, par suite de la confusion qu'on a apportée dans l'herbier de Lapeyrouse, porte divers noms qu’elle ne justifie point, est cependant bien distincte, et M. Timbal- Lagrave a proposé pour elle le nom d'H. panduriforme
L'H. rhomboidale a forme r répandue dans toutes la chaine Pyrénées centrales, est une plante très distincte, qui doit rester isolée comme l'entendait son pet,
‘H croaticum Lap., (synonyme de l'H. Grenieri Timb.) des Pyrénées-Orientales. Lapeyrouse a étudié deux formes bien séparées : l'H. ultissimum Lap., réuni à bon droit à V'H. croaticum Wald. et Kit., qui est le Crepis succisæfolia Tansch. et la forme à calice (pericline) et pédoncules couverts de poils longs et tomenteux, sont H. croaticum (H. Grenieri Timb |.
L'espèce que Pourret ([tinéraire) indique sous le nom de H. murorum Pourr., à Saint-Antoine-de-Galamus, a été décrite par M. Timbal (Relig. Pourr.} sous le nom de H. Pourretianum Timb. Elle ne semble
s’écarter de ce gite.
(2) Cette espèce très répandue on les Pyrénées-Orientales a fourni huit variétés aux auteurs de la Flore d , . pi m a été rencontrée par Companyo à Due lus et la vatiéié B.nemorense (H. nemorense Jord.) se montre dans les bois de sapins, aux environs de la Font de Comps. Lé
is Réumi par MM. Grenier et Godron à l'H. prenanthoides Nil.
Muse. à is! tingue l'es espèce de Ar qui, selon lui, ne ae Linnéenne, ni à l'A. prenänthoides Vill. L'étude des échantillons de l'herbier du Vie pyrénéen, l'a détermminé à décrire celle espèce sous le nom d'A. controrersum (voir Obserr,
Los
: —##ù de Le savän t gr du Brésil mél idional | de Saint-Hilaire, qui
à Prades: je
. Les voyageurs de la Société d'échanges botaniques d'Eslingen fondée par Steudel, parcourant les Pyrénées- Orientales, recurent à Prades un concours empressé de la part de Coder. Ce dernier réunit pour l’Uxio itineraria quelques espèces rares et en nombre. Ses envois se suecédèrent depuis 1828 jusques en 1832. La correspondance de Coder fournit des notes intéressantes de Hochstetter et de Ph. Endress. Voici le dernier de l'infortuné botaniste d'Essling, mort comme l’on sait à la, suite des fatigues et d’un malaise ressenti dans son
ultime voyage aux Pyrénées. Il est daté du 3 août 1831. Endress dit à Coder: « Le printemps recommence, les plantes poussent; M. Hochstetter se joint à moi pour vous prier de ne pas nous oublier. Récoltez pour nous en nombre Centaurea corymbosa Pourr., à Prades ‘; Acena alba, à Prades et à la Trusèque, trouvée par ous et envoyée à M. De Candolle *; Zaula helenioides, circa Prades, et Dauphine thymelæa.…..? »
. en 1825, n'est pas indiqué ns l'ouvrage du docteur Companyo. M. Timbal- we (Relig. Pourr.), relève lAllium narcissifolium Pourr. de Bugarach (Aude), pour le réunir comme synonyme à l'A. fallax Don.
(1) Les auteurs de la Flore de France ne citent que le seul habitat a celte plante, sur les rochers de la Clape près de Narbonne. Celui des
ers des environs de Prades mérite d’être rappelé. La curieuse Cen- PH de Pourret se montre encore dans les Pyrénées-Orientales, au bord des vignes à Villefranche.
(2 Forme pyrénéenne qui n'a pas même été conservée comme telle, qui est réunie à l'Avena elatior DC., espèce commune dans les Re où elle est vulgairement appelée Fenasse.
; La seule station pyrénéenne du Passerina thymelæa DC. appartient aux Pyrénées Dita, et le premier habitat après celui de Bellegarde sonstaté par T ournefort, est celui de la Trencada d'Ambulla . smnalé par Coder.
Il est peu de botanistes étrangers qui, depuis les premières années de ce siècle ayant été attirés par le eulte de Flore sur cette terre privilégiée du Roussillon, . n'aient été recus par Coder et même dirigés par lui dans leurs excursions. Tous assurément durent emporter un souvenir de sa parfaite obligeance, et durent rendre hommage autant à l'homme qu'à ses connaissances solides. Ce botaniste aimait la science et les savants. . Il mourut à Prades le 7 avril 1841, âgé de 63 ans. Il avait cédé son herbier à un botaniste anglais, son correspondant (dont le nom n’a pas été conservé paraïtil), lorsque l'âge et les infirmités lempéchèrent d’accroître davantage cette collection, ou même de là préserver des dégâts qu'entraîne toujours le manque de soins.
Si nos regrets sont fondés pour la perte qu'a faite le Musée de Perpignan de l’herbier Xatart, ils sont tempérés jusqu’à un certain point, par la possibilité qu'ont les amis des fleurs d'aller consulter cette collection à Montpellier; mais nos regrets sont bien plus vifs quand ils s'adressent à la perte de la collection Coder, qui est sortie de France, et dont nul ne connaît aujourd’hui la destination !
cr et . & S . G ne oulouse, in-8° .
Botanique, là conchy D Note de 4 illustrée e du