TE
Ranunculus auricomus L. (Bois de Salvanère, Mont- Louis.)
Ranunculus flammula L., plutôt R. dr. L. ee net!.)
Ranunculus gramineus v. bneurs DC. (Font de bn cs à
* Delphinium peregrinum L. (Prades.)
* Delphinium elatum L. (Mont-Louis.)
Aconitum napellus L. (Mont-Louis, Bois de Salvanère.)
Aconitum anthora L. (Mont-Louis 2.) C’est le type véritable bien figuré par Clusius et Barrelier. L’A. pyrendicum Lap.
n’est qu'une modification de L’A. tycoctonum L. « Je prends la liberté, mon cher Monsieur, de marquer
d’une * les espèces que je désirerais revoir encore, si elles vous
tombaient abondamment sous la main.
« J’ai vu avec douleur que votre envoi ne renfermait aucun
cryptogamme. Cependant vous habitez une contrée où ils doi-
vent abonder. Je vous engage surtout à récolter les lichens de
vos roches, et à me communiquer ceux dont la détermination
pourrait vous embarrasser.
« Je suis, etc.
« Léon Durour. »
J'ai déjà indiqué dans les lignes qui précèdent les
tentatives faites auprès de Lapeyrouse, et les propres essais de ce botaniste touchant la püblication de la eryp-
togamie des Pyrénées, ce complément de ses herborisa- . .
(1) Duby fBot. Gall.) admettait le R. reptans L., comme variété du R. flammula L.
(2 Les localités qui suiveut après les noms de plantes de la lettre originale de Dufour, ne sont pas inscrites sur cette lettre mais bien sur la mioute de la lettre d'envoi écrite par Coder. Elles ont été attentivement reproduites d'après cette minute .
tions qui, on le sait, ne put aboutir. Avant de quitter ce Sujet, j'ai la bonne fortune d'offrir aux amis de la Bryologie, une page du plus haut intérêt qui concerne le territoire où notre premier floriste Pyrénéen forma cet herbier des mousses et des lichens aujourd’hui perdu. Les deux dates 1865-1875 rappelleront à mes confrères les recherches actives d’un savant Suédois, M. le professeur J.-E. Zetterstedt, qui étudia chez nous pendant quatre mois consécutifs les mousses et les hépatiques de
la chaîne centrale des Pyrénées. Ces recherches spéciales (qui vinrent raffraichir en les étendant celles bien : connues qu'avait faites dans les mêmes lieux, seize années auparavant M. Richard Spruce), parurent dans les Actes de l'Académie des Sciences de Stockholm. Spruce avait recensé les néavelles de la chaine entière. M. Zetterstedt en a observé 296 dans le seul territoire du centre et ce chiffre représente les deux cinquièmes environ du chiffre total des espèces connues én Europe. Dans le travail du botaniste Suédois figurent 32 espèces que n'avait pas connu Spruce, dont deux nouvelles !, . (4 Voici Fénumération complète des espèces échappées au recense-
ment de Spruce (The musci and Hepaticea of the Pyrenees 1849) et
observées par M. J.-E. Zetterstedt.
HÉPATIQUES. Sircoseyphus sphacelatus, port d'Oo; S. a/pinus, hospice
en d'Enfer, port de Venasque:; Jungermannia É E port de Venasqne ; J. Hornschuchiana, cascade Montauban; J. alpestris, Maladeuta, port d'Oo; J. barbata, pentes de Superbagnères et du port de Venasque ; À. quinquedentata, reg. alp. et sub-alpine; J. Floerkei, port de la Picade. Crabioules , /. attenuata, sommets du lac d'Oo; J. taxifolia, cascad n
idium £ilia’e, Superbagnères (M. Durrieu); Radula alpestris, port de. le Picade ; Madotheca navicularis, au pied de Superbagnères | Mousses. Weiseia compacta, port de Venasque ; Dicranella crispa,
.— 499 — ci Malheureusement l'introduction du travail de M. Zetterstedt consacrée à l'histoire et à la géographie des mousses des Pyrénées, est écrite en langue suédoise, et cette circonstance a privé jusqu'à ce jour le plus. grand nombre des botanistes français de la lire. Mon savant maître et ami M. le professeur Durien de Maisonneuve, qui a tant fait pour éclairer la science et qui ne cesse par ses généreux efforts de contribuer à la vulgariser, fixa mon attention sur cet important écrit, avant que j'eusse obtenu les cordiales relations qui m'attachent au professeur Suédois. Il espérait de pouvoir offrir à ses correspondants, comme il l'avait déjà fait pour le précieux tra= yail de Walmann sur les Characées, qui avait aussi paru en langue suédoise, uné traduction écrite par le bota niste Nylander, l'hôte présümé définitif de la France, mais le départ de ce savant étranger contraria : généreuses intentions de M. Durieu. :
vallée de Burbe; D. subulata, port de Dei Dicranum albicans, -
ports de la Picade. de Venasque et d'Oo ; D. spa pps port de Ven
que et Crabioules ; D. palustre, port de Venasque ;
cascade de Montauban (Lange ; roi smile vallée de Larboust: rimmia spherica, vallée d’Astos; G. montana, après Castelvieil, vallée
- du Lys; G. moilis, entre ses Hé la Glère et d'Estouats, port d’'Oo;
G. univolor, montagne de la Maladetta; ce annotina, port de asque ; Bryum Muhlembeki, port de Venasque, port de la Fraiche ; Mnium subglobosun, Maladetta, hrrierens, Necbeté Philippeana | Bagnères-de-Luchon, : Lys; Brachythecium cirrhosum, Mont- . Marboré; status? in Pyr. cent. ; Æurhynchium velutinoides, Su gnères ; Amblystegium cobfersiodee Luchon; Hypnum Sommerfelti, .
bosquet de enr. < Superbagnères ; H. aduncum et H. revolvens, Ürabioules et Tusse Maupas ; A. érrigatum, vallée de l'Arboust, cascade
Venasque, Maladetta: À. faleata, lac d'Oo. (Durieu Sphagnum fimbriatum, S. molluscum, S. asbiece adum .
C'est au moyen des facilités que M. Zetterstedt à bien voulu me fournir, que je peux. donner ici une traduction francaise calquée sur le texte suédois des Pyrenearnas à mossregétuti ion.
. Venant après la lettre de Léon Dufour, de cet ami si tendre de la bryologie, je ne crains pas qu'il s'offre à la pensée de personne, d'adresser à ma traduction le reproche de renouveler le contraste singulier que Dufour enregistrait dans ses Souvenirs, à propos des Zettres sur la Maladetta données par Bory de Saint-Vincent, cet autre ami non moins tendre de la Bryologie, dans son Voyage géologique aux cryptes de Muestricht. Je ne m'éloigne pas de mon sujet d'études, car en initiant mes lecteurs aux recherches de M. Zetterstedt sur = ce sol que Lapeyrouse a fouillé pendant une si longue série d'années, j'ai eu l'intention de rendre hommage à la fois au savant suédois contemporain, et au Floriste Pyrénéen qui eût fait mieux ou davantage, si l'âge et la : maladie n'eussent trop tôt vaincu son Lot
- 1 VÉGÉTATION DES MOUSSES DANS LES PYRÉNÉES us. | CENTRALES.
1. OroGRaPui£. — Le territoire que j'ai parcouru pour en recenser les mousses, offre une superficie de trois à quatre mille suédois en carré (le mille suédois représente 10,688) et peut être appelé les environs de Luchon. À l’exception d’un kambeau de terrain pris dans Aragon pour atteindre à la Maladetta, tout ce territoire représente la portion méridionale du département de la Haute-Garonne. H est limité au Midi a VAragon, les glaciers de la Maladetta et la vallée de
a | Lessera au-delà, jusqu’à la Tusse de Maupas, par la montagné de Crabioules et le port d’Oo; à l'ouest, par le département des Hautes-Pyrénées, le Col d'Esquierry et: le port de Peyresourde ; au Nord par la portion inférieure du département de la Haute-Garonne, la vallée de lArboust et la partie la plus méridionale de la vallée d’Oueil, par l'extrémité de la vallée de Luchon, comprenant les villages d’Antignac et de Salles, jusqu’à la naïssance de la vallée d’Aran (Espagne); enfin, à
VEst par la chaîne circonscrivant cette même vallée ‘d’Aran, le
port de la Picade, jusqu'aux glaciers de la partie orientale de la Maladetta, ou pic de Néthou. Il s’agit donc de toutes les hautes montagnes des Pyrénées centrales qui sont enclavées
par la Catalogne, lAragon et la limite départementale des Hautes-Pyrénées plutôt que du territoire au Nord, c'est-à
dire de la partie inférieure de la vallée de Luchon, dans les 7 environs de Cierp et de Saint-Béat.
J'ai indiqué dans un autre travail (Plantes vasculaires des Pyrénées principales, 1857) la hauteur des montagnes et BR . constitution géognostique du sol, aussi ne reviendrai-je pas sur ce sujet. Les environs de Luchon sont connus par les montagnes élevées qui commencent à leur pied, et dont plusieurs atteignent au-delà de 3,000® d'altitude, par leurs roches escarpées, leurs vallées déclives, si richement verdoyantes, leurs innombrables petits ruisseaux si limpides, les cascades si pittoresques et si imposantes par leurs chutes d’eau écumeuse, et par ces forêts étendues où règnent en maîtres les … hèêtres et les sapins plusieurs fois séculaires. Le cours d’eau de
plus considérable de la région, est la rivière de la Pique dont | .
l'eau glacée est aussi transparente que le cristal. 1} recoit dans la partie supérieure du département de la Haute-Garonne, us certain nombre de cours d’eau secondaires et il va se réunir plus bas, au voisinage de Cierp et de Saint-Béat, à la Garonne qui a son origine dans la vallée d’Aran. La forte inclinaison
ns ADS du sol s’est opposée à la formation d’un plus grand nombre de cours d’eau. Le lac le plus important de la région sous-alpine est celui d'Oo, appelé aussi lac de Séculejo. Du reste, il n’y a pas d’autres lacs dans cette région, et Ja région des montagnes en est dépourvue. Il faut arriver à la région alpine pour rencontrer les petits lacs du port de Vénasque, situés sur le versant français de la chaine, et celui d’Espingo qui surmonte le lac d’Oo. A la partie extrême de la région alpine et dans la région des glaces, on trouve encore quelques lacs de peu d’étendue, ordinairement gelés toute l’année ; de ce nombre le lac glacé au port d'Oo. Quelques marécages peu importants se montrent bien dans la région alpine, à Crabioules et à la Tusse de Maupas, mais ils deviennent plas rares dans la région sub- - alpine et des montagnes, où on ne rencontre que des prairies humides, celles par exemple de la vallée en dessous de Luchon, au Nord.
11. VÉGÉTATION BRYOLOGIQUE. — La flore des mousses comparée à celle des plantes phanérogames possède en général une étendue géographique plus considérable. Les espèces de mousses qui abondent le plus dans le territoire pyrénéen comme les Dicranum scoparium, Ceratodon Purpureus, … Grimmia apocarpa, Hedwigia ciliata, Homalothecium | sericeum, Hypnum cupressiforme, H. Schreberi, Hylocomèum splendens, H. triquetrum sont, il faut le reconnaitre, celles qui restent les plus communes dans toutes les contrées de l’Europe, et qui sont répandues aussi dans plusieurs autres contrées du monde.
Si les mousses semblent être relativement moins sensibles o ue les Phanérogames, à l'influence de la température, elles se montrent au contraire plus dépendantes en général de certaines conditions de l’habitat, ce que démontrent diverses espèces recueillies sur plusieurs points du globe. Nous verrons des mousses se plaire ue dans un sol léger, sur
Li — Ant — Küssidens, Leptotrichium, Barbula, Webera, Bryum, . Pogonatum, Polytrichum.
Bien que le territoire de Luchon soit peuplé de forêts, le nombre des espèces de mousses corticoles n’est pas trop con- Sidérable; on trouvera exclusivement sur les arbres les Barbula papillosa, Ulota Ludwigii, U.crispa, Orthotrichum La obtusifolium, O. fallax, O. affine, 0. speciosum, O. stramineum , O. leiocarpum, O0 diaphanum, O. Lyellii ; ” (Quelques autres Ulota et Orthotrichwm croissent exclusivement sar les rochers, comme U. Hutchinsiw, O. anomaum, O. Sturmii, O. rupestre, O. urnigerum,] Anacampto= don splachnoides, Lescurec striata, Pylaisia polyantha. Quelques-unes de ces espèces sont fort rares, notamment les trois dernières signalées. Les mousses qui se plaisent sur les arbres ou sur les souches, et qui se montrent aussi indifféremment sur la terre ou sur les pierres, appartiennent surtout à la division des espèces pleurocarpes, telle que les Anomodon attenuatus, An. viticulosus, Leucodon sciuroides, Cylindro- = thecium cladorhizans, Homalothecium sericeum, Eurhynchium striatum, Brachythecium velutinum B. salebrosum, Amblystegium subtile, À natum, H. cupressiforme.
» B. populeurn, -Serpens, À. unci-
- raison de la forte inclinaison du terrain qui justifie l'absence à peu près partout des eaux Stagnantes, le nombre ï t. À peine peut-on en
Signaler une demi-douzaine : Dicranum Palustre, Aulacomnum palustre, Hypnum aduncum, H. revolvens, H. stellatum, H. cuspidatum. Les quatre premières espèces sont rares, et se trouvent dans Ja région alpine seulement : les deux dernières qui se plaisent au voisinage des filets d’eau, sont plus communes. L'Hyprum stellatum s’élève de la région montagneuse jusqu’à la région alpine supérieure: mais VH. cuspidatum ne s’écarte point des régions montagneuses
et sous-alpine où il est | assez fréquent.
ntaines L” Hup.
so
Po.
espèces comprises dans cette exploration, relativement à l’extension horizontale (direction Nord, Est, Ouest et Sud), mais il n’en est pas de même par rapport à l'extension verticale (altitude). La partie la plus basse du sol parcouru est située à mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Les portions les plus hautes qui ont été visitées atteignent le chiffre considérable de 3,000 mètres. Lorsque nous apprécierons ici brèvement les stations diverses des mousses par rapport aux régions verticales où elles sont représentées, nous aurons toujours en vue le cadre limité par notre exploration. Ainsi, lorsque nous dirons que le Distichium capillaceum croit dans les régions sous-alpine et alpine, nous entendrons dire que c'est dans ces deux régions seulement des environs de Luchon que nous l’avons observé. On reconnaïtra qu’il n’est pas possible de conclure de l’extension dans un territoire réduit et peu naturellement limité, à l'extension de l’espèce en général. Pour parvenir à ce dernier résultat, il faudrait examiner l'aire de l'espèce dans plusieurs régions suffisamment élendues et éloignées. La dispersion du Distichium cupillaceum par exemple, est extrêmement étendue soit horizontalement, soit verticalement. Cette mousse existe dans presque toute l’Europe, et se trouve en outre en Asie, en Afrique et en Amérique; elle croit dans les régions montagneuses et sous-alpines de l’Europe centrale et méridionale (où l’on trouve aussi plusieurs espèces méridiopales), et apparaît aussi à la limite où cesse la végétation des phanérogames, aux neiges éternelles; elle fructifie aussi beaucoup plus sur les plus hautes montagnes que dans les terrains de {a région champêtre. Dans la Scandinavie, cette mousse abonde aussi bien dans les parties les plus chaudes de
a Péninsule, qu'auprès des cimes neigeuses des hautes montagnes de Lom et de Dovre, également pourvue de ses urnes bien mûries.
isolées atteignant à peine 2,700 Picade, du port de Vénas Ee
crois, que la région alpine, celle qui a la plus grande exten- sion verticale (1,000 mètres environ) peut être partagée en deux sections, la supérieure atteignant 2,700-2,200", et l’in- férieure ne dépassant pas 2,200-1,700». Le one des plantes phanérogames est bien caractérisé dans chacune de ces sections, et la même distinction peut être faite relative ment à Ja végétation DExoques car il suffira d’un bref examen, F ticulières à la section supérieure de la région es sont fort peu nombreuses. Parmi les mousses ascendantes de la plaine ou de la région montagneuse inférieure, très peu d’espèces surpassent la hauteur de 2,000w, tandis que les véritables mousses alpines n'é
| prouvent aucune modification et se plaisent même entre 1,800 et 2,300m d'altitude ; mais au-dessous de cette dernière hauteur, les formes normales s’altèrent et sont représentées par des types rabougris ou rudimentaires, que la station trop froide où que les vents ont sans cesse arrêtés dans leur croissance.
Les seuls arbrès qui atteignent à cette région sont le Pin [Pinus uncinata], le Bouleau /Betula alba) et le Sorbier {Sorbus aucupuria] et encore en petit nombre, ce qui permet d'avancer que la limite des grands arbres ici, est la frontière
inférieure de la région alpine. Les véritables mousses alpines qui caractérisent nettement cette région sont les suivantes : Weissia crispula, Cynodontium virens, Dicranella subulata, Dicranum fulvellum, D. Starkii, D. falcatum, D. albicans, D. spadiceum, Desmatodon latifolius, Barbula aciphyila, Grimmia funalis, G. Doniana, G. alpestris, 6. sulcata, G. mollis, G. unicolor, G. atrata, Racomitriuwm sudeticum ; Webera Ludwigii Br yum Muhlembeckii , B. turbinatum, Mnium bglobusiéne. Bartramia ithyphylla, im hercynicum, Pogonatum alpinum, Polytrichum Sexangulare, Heterocladium dimorphunr,
due n nous y ‘avons obser ées d Gré 1 trium sudetieumn, Bartramia îthy
ciculare, Zieria julacea, Orthothecium intricatum, Orth. rufescens, et Hyprum callichroum. J'attribue uniquement à des circonstances locales, la présence des Sphagnum dans les
régions alpine et sous-alpine du territoire de Luchon. Une multitude de mousses se rencontrent à la fois et en état normal, dans les régions montagneuses, sous-alpine et alpine. (Cependant il y existe peu d'espèces qui atteignent à une élévation de 2,000", et la plupart sont plus abondantes et plus complètement fructifiées dans les régions plus basses; ce sont notamment les Gymnostomum rupestre, G. curvirostrum, Dichodontium pellucidum, Dicranella squarrosa, Dicranum scoparium, Leucobryum glaucum, Blindia acuta, Didymodon rubellus, Ceratodon purpureus, Barbula tortuosa, Grimmia apocarpa, Gr. ovata, Racomitrium canescens, Hedwigia ciliata, Amphoridium Mougeotii, choferia nitida, Webera albicans, Bryum alpinum, B: Danses B. pseudotriquetrum, Philonotis fontana, Polytrichum juniperinum, Myurella julacea, Fterigynandrum filiforme, Brachythecium salebrosum, Br. glareosum, Br. rutabulum, H. stellatum, H. uncinatum, EL ivrigatum, H. commutatum, H. filicinum, H. rugosum, H. cupressiforme, H. molluscum, Hylocomium splendens. Région sous-alpine. [Regio sub-alpina seu sylvatica.) À cette région caractérisée par une élévation de 1,700-1,000", - appartiennent plusieurs vallées remarquables par une luxuriante végétation , comme celles de l’Hospice, également nommée Vallée de la Pique, celle de Burbe, celle d’Astos d’Oo, (qu’il convient de désigner aussi pour la distinguer de la vallée d’Astos de Vénasque qui est située dans l’Aragon,) les environs du lac d'Oo, les pentes supérieures de Superbagnères et la montagne de Montauban On trouve dans cette région Ja plupart des merveilleuses cascades qui rendent le pays si pittoresque, comme les cascades dites des Parisiens, des
Là
Demoiselles, du Cœur, d’'Enfer et d’Oo. La plus grande portion de la région est couverte de forêts, dont les essences dominantes sont, le Hètre {Fagus sylvatica), pour la partië " inférieure, et le Sapin argenté {Pinus picea}, pour la partie supérieure. Là, les mousses se montrent en abondance et avec une vigueur de végétation surprenante, On y voit surtout ces espèces qui se plaisent dans les lieux bien ombragés, sur les roches humides ou arrosées, on au voisinage des cascades Jaillissantes. Les espèces qui préfèrent les écorces pour substratum, y sont représentées avec une égale richesse. Cependant il est quelques-unes de ces dernières mousses qui disparaissent à la dernière limite où cesse la végétation du hêtre et du sapin argenté, telles que les Dicranodontium longirostre, Ulota crispa, Orthotrichum rupestre, 0. affine, O. stramineum, O. leiocarpum, Racomitrium protensum, Mnium orthorynchum, M. stellare, Bartramia Halleriana, Atrichumundulatum, Neckera crispa, Leucodon sciuroides, Antitrichia curtipendula, Eurhynchium striatum, Thamnium alopecurumm, Plagiothecium silesiacum, P. undulatum, Hypnum castacastrense, Hi re mnt H. brevirostrum, H. lorewm.
Les mousses suivantes paraissent <bsiout “caractériser la région sous-alpine : Dicranodontium longirostre, Campilopus atrovirens, Barbula recurvifolia, Grimmia sphærica, Orthotrichum urnigerum, Webera elongata, Anomobryum julaceum, Mnium rostratum , M. orthorhynchium , M. stellare, Bartramia (Œderi, Diphyscium foliosum, Antitrichia curtipendula, Pseudoleskea catenulata, Lescurea striata , Anacamptodon splachnoides , Cylindrothecium . cladorhizans, C. concinnum, Homalothecinum Philippeaum, Eurhynchium piliferum, Plagiothecium latebricola, Hypnum cristacastrense, Hylocomiwm umbratum, Andræs petrophile.
AR
Higien montagneuse. (Regio montana. ) J'ai désigné jadis ‘éblle région sous le nom de Région des vallées inférieures parce que les grandes vallées des basses montagnes des Pyré-
ve nées appartiennent à cette zône. Il a été nécessaire de changer
aujourd’hui cette désignation à raison du territoire plus limité qui m'occupe. Cette région déterminée par une hauteur de 1,000-600m, occupe une petite surface dans notre territoire. Elle est circonscrite par les pentes inférieures de Superba- .. : gnères, et de la montagne de Montauban; la vallée de Luchon, l les villages d’Antignac et de Salles (en dessous), jusqu’à | stelvieil au-dessus de Luchon, presque tout le versant méridional de la montagne de Cazaril et les pentes inférieures des vallées de l’Arboust et d'Oueil. On rencontre là plusieurs petits ruisseaux qui roulent sur des rochers escarpés, mais seulement deux cascades importantes, celle de Montauban et - celle de Juset. C’est à la limite supérieure de la région montagneuse que cesse presque toute culture.
Voici les mousses que j'ai observées dans la région des montagnes : Trichostonmum crispulum, Barbula rigida, b. membranifolia, B. papillosa, Cinclidotus [Rna ES,
: Hyprum Sommerfellii ; cependant je ne saurais affirmer que plusieurs de celles-ei ne se trouveront pas dans la région sous-alpme. Les espèces communes aux deux régions sont en grand nombre, et une partie se trouve aussi abondamment dans une région que dans lautre; quelques-unes dans les contrées inférieures, d’autres dans les bois de la région SOUSalpine. Télles sont les Weissia viridula, W. fugar, W: denticulata, Cynodontium Bruntoni, Dicranella varia, D. heteromallu, Fissidens bryoides. F. taxifolius, F. adianthoides, F. grandifrons, Eucladium verticillatum, Leptotrichun tortile, L. homomallum, Trichostomum rigi-
de à . Barbie unguiculata, B. m mn puléinata, G. Teucophæa
Lin sagace peut laisser à ses successeurs une moisson d’obser- vations utiles ou de redressements à faire ?
Les sections et les genres des mousses acrocarpes étant mieux limités et plus naturels que ceux des mousses pleurocarpes, il sera plus facile d'étudier la distribution de ces premiers. D'ailleurs les mousses acrocarpes sont dans les Pyrénées centrales ainsi que dans toute l'Europe plus complétement fructifiées que les pleurocarpes, et assez conformément étendues dans les diverses régions de ce territoire.
Les Phascacées (Cleistocarpi, {re section des mousses Acro-
. earpes), manquent totalement dans le territoire exploré f. 1, Ces
. espèces appartiennent principalement aux plaines de l’Europe centrale, et elles disparaissent au voisinage des montagnes supérieures. (Il faut excepter cependant les genres Voitia et Bruchia qui appartiennent aux régions alpines, mais qui n’ont pas été rencontrés ‘dans les Pyrénées). Au pied de la chaine, les Phascacées sont encore en bien petit nombre ?.
, Les Weissiacées sont représentées par quelques genres, et plusieurs espèces y sont abondantes, comme les Gymnostonum rupestre, G. curvirostrum, Anœctangium compac-
tuin, Weissia crispula. Le genre Dicranum répandu dans
la plupart des contrées alpines est assez richement représenté dans les Pyrénées. Dans les régions inférieures le Dic. sco-
4) Dans la plaine de Luchon et aux bords de la Pique, j'ai recueilli seulement Phascum cuspidatum, Pleuridium subulatum et Systegium
Depun Depuis que M, stress a émis cette affirmation, très exacte du e, M. Fourcade a fourni la preuve d’une exception à la loi de distrimt Il a récolté {et nous a communiqué) le Pleuridium nitidum dans les mares desséchées de mA vallée de Lys. La Revue bryologique (1874,) mentionne aussi une autre découverte de M. Fourcade, qui appuie eucore pi possibilité d” Cr à toute loi de don gévgraphique c'est la présence de l'Entost hodon Tem empleton ñ, espèce méridionale, e plus de 1000m, d'altitude, sur les rochers qui précèdent l'entrée d . Portillon.
4 environs de Luchon sont riches en espèces du genre ss mais plusieurs de celles-ci sont rares, savoir : : Grimmia sphærica, G. anodon, G. Schultzii, G. montana, G.torquata, G. Doniana, G. alpestris, G. sulcata, G. mollis, G. unicolor, G. atrata. Les six dernières espèces appartiennent exclusivement aux régions alpines et glaciales. Le genre Racomitriuri a ici deux habitats assez distincts. Les R. aci- R. prolensum, R. sudeticum et R. fasciculare croisent sur les rochers humides, landis que les roches sèches donnent asile aux À. heterostichum, R. lanuginosum et R. cunescens. Cette dernière espèce aime de préférence les sols sablonneux.
J'ai dit plus haut que les Ulota et les Orthotrichum croissent exclusivement ou sur les arbres ou sur les rochers. Les 7 à espèces de ces deux genres voisins ne sont pas nombreuses. Plusieurs, notamment les 0. urnigerum et O. Lyellii sont rares.
Deux espèces du genre Encalypta sont représentées ici avec assez de profusion, les Æ. ciliata et E. streptocarpa. LE. commutata à été indiquée pour la première fois par e au Jac de Seculejo fi. L’E. ligulata se rencontre ça et s de Luchon, dans la région montagneuse.
Splachnacées sont ici excessivement rares. Je n'ai pas rencontré une seule espèce de ce groupe, bien que Spruce ait signalé sur notre territoire (Crabioules et lac d’Espingo) le Tayloria serrata?. En dehors des Pyrénées centrales, le restant ia la sovrs offre deux espèces intéressantes, le
: Payot ï la vallée de Lys par M. Fourcade.
2) Mou herbier mentionne cette date bien élo oignée de moi aujour-
d'hui: 27 août 1846! à laquelle je recueillis avec mon ami Sarrat de
ce Ge le Tayloria splachnoides Hook, sur la toiture même de la cabane du lac d' ingo!!! Une touffe magnifiquement fructifiée, la seule peut-être de la contrée et que nous partages avec nos correspondants.
: Fræli chianus rapporté du Pic du Midi u Cirque d’Ar hilipp.
u qu us & er,
eur :57%4 Dicranumfulvellum, D. falcatum, D. Sauteri, D. spadiceum, Dicranodontium longirostre, Campylopus atrovirens, Fissidens grandifrons, Trichostomum crispulum, Barbula'rigida, B. membranifolia, B. recuürvifolia, Grinu mia sphærica, G. sulcata, G. mollis, GC. unicolor, G. atrata, Hedwigidium imberbe, Ptychomytrium poly-
! Orthotrichum ‘urnigerum, Encalypta ligulata, Tayloria serrata, Mielichoferia nitida, Bryum Muhlembeckii, Anomobryum julaceum, Zieria julacea, Mnium St lobosum, Oligotrichum hercynicum. Parmi toutes ces ces une seule semble devoir être regardée comme carac- | téristique pour les Pyrénées. C’est le Fissidens grandifrons. Cette mousse est là en grande abondance, mais elle ne doit pas cesser d’être considérée come une espèce rare, quoique elle ait été trouvée dans le Nord de Afrique et dans le Nord de l'Amérique, et qu'elle conserve par ses stations assez opposées une ample extension. L’ Encalypta ligulata, peut être considérée aussi comme plante caractéristique; elle est peu répandue ici, mais elle peut exister dans quelques autres ons de montagnes, bien qu'on ait trop négligé de l’obsere tiger encore au même titre, le nouveau Dicranum 0 l'Hedwigidium imberbe qui appartient, prin-
S 8 ÉFE LT
oici la dass à laquelle l’auteur pense qu’on reconnaîtra ne b
apice hui is, ceteris elongatis prœdita, nervo in subulam ad saxa et ad terram die alpinæ ; fre pe sterile : port de Crabioules.
É tnes sa sontèlle espèce, M: Zetterstedt a bien voulu * Jai trouvé la même plante en Finmarck
sans doute aussi le
. Hylocomiun Oukesii. Pas une seule de ces espèces ne peut
être considérée comme caractéristique pour la chaîne pyrénéenne, si ce n'est l'Hypnum irrigatum ! qui pourtant, je le suppose, doit croître aussi es dans les ds monta-
ra he genre Andræo n’est commune dans tre" territoire. Seule l’Andræa petrophila est descendue région sous-alpine; les quatre autres espèces resf confinées dans les régions alpineet glaciale, L'A:niva- (port d'Oo, Tusse de Maupas, Crabioules, Maladetta, et lu port de Vénasque), et l'A. falcata (au-delà du lac . Vhospice de Vénasque) figurent à bon droit parmi èces européennes les plus rares ?.
. s Sphagnrem. sont relativement peu shondints aux Pyrénées. Le nombre des espèces est réduit à six, et leur extehsion en général “est peu considérable. Quelques espèces sem ntrent aux pieds des Pyrénées /S. cuspidatum, S. rigium, S. cymbifolium selon Spruce), mais dans la région des basses montagnes elles sont très rares. Si elles se montrent en certaine quantité appréciable dans telles contrées de la ré sun sous-alpine, ce ne sera qu'au voisinage des grandes ate: du rue de la chaine, et sur un sol que percera l’eau
agnose à irrigatr um Zett.: Caules repentes seu nles, rire ramosi seu simpliciuscuhi; He ova. ea a seu subobtusa, falcata, nervo valde crasso sub apice ipso eva e prædita, basi cellulis laxioribus fulta, subplicata; fructus oe. L'auteur assigne pour habitat à cette mousse, la vallée de Larboust, la caseade des Parisiens, le gaie de Vénasque où elle pris et la monta- gne d'Esquierry.
(2) Une sixième espèce Los à M. Leurs, l'A. crassinervia th, à été rencontrée par M. Fourcade aux environs ‘de Luchon et à la “Cazaril et à “ss où elle paraît ne = être rare. Suivant le botanist chon er nivalis Hook, ne serait nullement rare sur les hautes mon montagnes. Je l'ai reçue e récemment de lai: 1° de la monta- . au de Le 2° ide Sn 3 du Jac Bleu
ES — avec abondance. Presque toutes nos espèces semblent se plairé indistinetement dans les régions sous-alpine et alpine, mais elles ne croissent que sur des étages formés parles rochers et nullement dans les marais.
Personne ne mettra en doute qu’il n'existe un re assez
. considérable de plantés phanérogames vivant dans les Pyrénées, et constituant une végétation spéciale pour cette cliaine. À cette affirmation j’oppose ceci : que les Pyrénées ne possèdent pas une seule mousse qui croisse ons sur leur sol.
Un petit nombre d'espèces peuvent ne pas avoir été nos vées encore en dehors de la chaîne des Pyrénées, et bien que décrites plus on moins parfaitement parce qu’elles manquent
de fructification ; mais on ne peut tirer de -cette circonstance us
aucune conclusion, car telle ou telle espèce peut avoir échappé ailleurs à des recherches même actives, à cause de sa ressemblance avec une espèce déjà connue.
V. COMPARAISON DE LA VÉGÉTATION BRYOLOGIQUE DES PYRÉNÉES AVEC CELLE DES MONTAGNES DE LA SCANDINAVIE. — Si l’on veut comparer la végétation bryologique des deux contrées, on constatera d’abord de grandes différences. Un espacé de terrain pris sur la chaîne de Dovre (Dovrejefeld), d’égale étendue à celle qu’occupe le territoire limité aux Pyrénées centrales, possèdera très probablement deux tiers de plus d'espèces, c’est-à-dire 200 environs de plus que le nombre recensé dans les montagnes qui entourent. Luchon. Mais comme tout ce territoire de Dovre appartient aux der
(1} H faut ajouter au catalogue de M. Zetterstedt le Sphagnum
rubrum Wils. As qui a été récolté par M. Fourcade aux environs du lac d'Oo. Les Sphagnum squarrosum (vallée. du Lys), S. cymbifolium
| — 145 — alpine et glaciale, ce sera alors une comparaison entre ces deux régions des deux pays seulement que nous pourrons faire ici, et disons tout d’abord que le territoire de Dovre est | embiement plus riche, surtout en espèces Tares, que … les régions alpine et glaciale de toute la chaïne des Pyrénées, Les causes de l'affirmation qui précède sont nombreuses: En première ligne il faut admettre que dans les Pyrénées plusieurs mousses cessent d'exister avec la disparition des arbres à la frontière inférieure de la région alpine, lorsque les mêmes espèces à Dovre montent presque aussi haut que le Bouleau, et croissent en différents endroits de la région alpine
Bartramia Halleriana, Mnium serratum, M. orthorly ynchium, M. stellare, croissent à Kongsvold, lorsque à peine une Méjoes. espèces entre dans la véritable région alpine des Pyré- nées. À Dovre croissent plusieurs Orthotrichum, tandis que dans les Pyrénées, ni Spruce, ni moi n’avons trouvé dans la région alpine, une seule espèce de ce genre!.
. Une autre cause est l'absence des mousses palustres … les Pyrénées. Je lai déjà indiqué, c’est l’intlinaison trop rapide du sol partout, dans les Pyrénées, et la chute précipitéé des eaux qui S’opposent à la présence dans cette contrée des | mousses dites des marais. On a pu remarquer du reste que - les plantes phanérogames des marais et aquatiques en général -y sont rares. Les réservoirs d’eau se montrent. presque seulement au pied de la chaine, où encore au-dessus de Ia limite Lt et ce gs quelques petits lacs dont l'eau trop froide
- "espèce du u genre Ulofa qui atteint la plus bte élévation dans les
. | Pyrénées centrales est l'Uota phyllantha, qrie j'ai recueillie ne Four-
cade sur les bouleaux rabougris du sommet de Superbagnères. Un Peu
: plus bas dans la forêt, cette espècg est moins rare, elle pur échappé aux premières recherches de M. Zetterstedt.
1h ne saurait plaire qu’à un nombre de plantes bien réduit. Ces réservoirs d’eau de la contrée pyrénéenne, se refroidissent durant les dongues nuits d'été, beaucoup plus que les réservoirs des Alpes du nord de Ja Scandinavie où le soleil disparait seulement pendant quelques heures de l'horizon. Dans les Alpes scandinaves les marais occupent une grande superficie, et on trouve là beaucoup de mousses, qui manquent totalement où seulement sont rares dans les Pyrénées, principalement les Hypnum sarmentosum , stramineum , badiwm , seor- Pioides ,, revoltens , aduncum , fluitans., Aile e Les Paludella, les Meesia. les Ginette plusieurs Splachnum et Dicranum, ainsi que les Sphagnum et d’autres re . marécageuses. :
Rappelons quelques mousses alpines qui sont shoes dans les Pyrénées; tout comme dans les Alpes scandinaves. Ce sont les Weissia crispula, Dicranuim Starkii, D. albicans, . G. funalis, Webera Ladwigii, Pol ares e sexangulare Pseudoleskea atrovirens.
D’autres espèces croissent avec plus d ‘Gates dans . - Pyrénées. Ainsi le Racomitrium sudeticum est beaucoup plus répandu et plus copieusement fructifère, que dans les Alpes Scandinaves où cette esp est maigrement nn db
4) Dep la publication dn catalogue du svt “ab. on a trouvé im les Pyrénées ce ntrales un certain nombre de mousses Sn . r le territoire. Voici ces espèces du genre Hypnum notamment,
He tie en grande partie des recherches heureuses de M. Fou “es Jpnum. polygamum, vallée d'Aran ; H. Kneiffii, lac de Marignac; # : … giganteum, ruisseau de la fonderie de Saint-Mamet ; A. exannulatun vallées de Castanèse et de Malibierne, À. micans, vallée d’'Oueil: : H. are pic de l'Anticade; H. Sendtneri, Bancluse; H. Wilson, e d'Eup; H. imponens, port de Vénasque; H. alpestre, port de Vénasque; Æ. ochraceum, fontaine ferrugineuse de Juzet; H. cordifolium, : lées de Lessera et de Malibierne; H. sarmentosum, vallées d'Aran . de Malibierne; #. scorpioides, jes s de la vallée de Malibieme, H. Schreberi, (fertile) vallée de l'Hos
toujours stérile. Le genre semble être représenté là par le Racomitrium microcarpum qui manque aux Pyrénées. Le Ptychodium plicatur semble aussi être plus abondant dans les Pyrénées. Le Dicranum Sauteri et Hypnum callichroum qui tous les deux ne sont pas rares dans les régions sousalpine et alpine des Pyrénées, le sont beaucoup dans les Alpes Scandinaves et manquent à Dovre.
Certaines espèces sont beaucoup plus abondantes dans le nord de la Norwège, telles que les Cynodontium virens, Grimmia torquata, Pogonatum alpinum, Hypnum revol- : : venss H. aduncum, alors qu’elles se montrent rares dans les Pyrénées. Ces espèces en outre, appartiennent dans le territoire de Luchon presque exclusivement à la région alpine, lorsque dans la Scandinavie, elles sont répandues au contraire bien au-dessous de cette région. Il en est de même pour quel- , '
ques autres espèces comme les Weissia crispula, Grimmia umicolor, Heterocladium dimorphum , Brachythecium * reflexum, Hypnum arcticum, Hylocomium Uakesii. #
Je ne peux citer que trois espèces de mousses alpmes des Pyrénées qui n'ont pas encore été trouvées dans la Scandi- navie: le Dicranum spadiceum., le Grimmia sulcata et
| lFAndræa falcata. Il est cependant vraisemblable que ces espèces qui trompent l'œil facilement, la première par sa ressemblance aux espèces congénères, les autres par leur peti- tesse, devront être retrouvées dans le nord de la Norwège!. . + Le nombre des mousses alpines que Fon trouve à Dovre
mais qui ne croissent pas dans la chaine des Pyrénées, est au contraire fort considérable. Une portion de celles-ci se ren- contrent dans les Alpes de la Suisse, du Tyrol et de Salzbourg, mais d’autres sont principalement antiques. (Ces dernières
(4) Une note: placée plus haut indique la présence de celle espèce à Alien, dans le Finmarckia ! Norwège. :
.. — 148 — sont désignées ici par un astérisque‘). Telles sont les Trematodon brevicollis, *Angstromia longipes, * Dicranum hyperboreum, D. elongatum, * D. arcticum, Stylostegium cœspitium,Ÿ Desmatodon systylius, D. Laureri, D. obliquus, Grimmia apiculata, G. elongata, Orthotrichum alpestre, * Encalypta procera, Webera cucullatæ, (la plupart des Bryum qui croissent à Dovre manquent dans les Pyrénées, mais, comme plusieurs Splachnacées , ils ne doivent pas, rela-
tivement à leur habitat être rangés parmi lés véritables mous-
ses alpines) Zieria demissa, * Mnium Blyttii, * M. hymenophylloides, * M. hymenophyllum, * Cinclidium arctieum, * Aulacomnium turgidum * Conostomuwm boreale, * Timmiæ norwegica, Myurellæ apiculata, * Heterocladium Kurii,
Orthothecium chryseum, Brachythecium glaciale, Hypnun | ‘
sulcatum, H. hamulosum, * H. alpestre; * H. norwegicum,
H. ochraceum, H. sarmentosum, *H. badium. (celte espèce
habite les marais des alpes scandinaves, mais elle ne saurait
être considérée encore comme mousse vraiment alpine.Je
l'indique comme un type arctique, parce que très peu de mousses pleurocarpes sont arctiques.) Il est quelques mousses comme les Heterocladium Kurii et Hypnum noriegicum par exemple, qui pourraient infirmer ma manière de voir, mais elles sont en sf petit nombre qu’elles ne peuvent fournir un grand poids contre mes comparaisons ; j'ajoute : ‘Andræa Hartmanni,* A. obovata et À. Blyttii. Si Von rapproche les
nombres de mousses alpines, Dovre sera beaucoup plus riche
que toute la chaîne des Pyrénées. Au nombre des espèces
véritablement arctiques, il en est quelques-unes que l’on pêut
observer dans toutes les contrées des alpes scandinaves, et qui doivent alors être considérées comme très caractéristiques
pour le Nord, savoir : Aulacomnium turgidum, Conosto-
mum boreale, Andrœa obovata et Andrœa Blytti.
Si l'on compare la végétation des mousses dans les‘ régions
montagneuses et sous=alpines des Pyrénées avec celles des régions montagneuses du midi et du centre de la Scandinavie, on trouve une grande ressemblance, quoique très peu de * Jocalités dans ce dernier pays puissent rivaliser avec la richesse des espèces dont les environs de Luchon sont dotés. I est assez naturel qu'on rencontre dans la vaste Scandinavie ee grand nombre de mousses qu'on n’a jamais Nues aux
nées ; mais les espèces qui appartenant au territoire pyrénéen font défaut dans la Scandinavie, ne sont pas reusés, à peine si on peut en citer dix!. {Fissidens is grandi frons, Barbula membranifolia, Grimmia sphwrica, G. suleata, Encalypta ligulata, Anacamptodon splachnoides, Cylindrothecium cladorrhizans, Homalothecium rene ML irrigatum, Andræa falcata.) Plusieurs es rares dans mon pays se moutrent dans les : Pyrénées teies savoir: Dicranum Sauteri, Dicranodontium longirostre, Trichostomum crispulum , Barbula rigida, B. recurvifolia, Grimmia alpestris, G. atrata, Hédiwigidium imberbe, Coscinodon pulvinatus, Ptychoïnitrium polyphyllum, Miellichoferia nitida, Anomobryur Julaceum, Pterygophyllum lucens, Pterogonium gracile, Lescurea striata, Hypnum callichroum, Andræa nivalis. Voici les mousses qui croissant au-dessous de la région a de la Scandinavie, manquent complètement dans les Pyrénées. En première ligne, il faut citer les espèces des marais comme les Dicranum Schraderi, Dissodon splachnoides, Splachnum luteum, S. rubrum, S. ampullaceurn, . S. vasculosum, Mnium cinclidiôides, “Cinclidium stygiu, . Mosoia —— M. __—— Paludella squarrosa, Poly- .
4% Le texte suédois indiquait quatorze mousses. cest-à-dire les . na suivantes, qué M. si erstedt a observées dans la Scandinaire
epuis la publication de so oire : oise spndiceum, Campiloæ ss cs ac vehntinoides et Plagiothecium letchrirole.
trichum gracile, P. strictum, Thuidium Blandowii, Camptothecium nitens, Hu cordifolium, H. giganteum, H. stramineum, H. trifarium, H. scorpioides, H. lycopodioides et plusieurs espèces du genre Sphagnum 1, ce qui chez nous représente les vastes marais à Sphagrunt du Nord et ne se retrouve nullement däns la chaine pyrénéenne,
Si lom compare le territoire que j'ai exploré dans les Pyrénées avec Dovre, sous le rapport de Ja distribution des divers groupes de mousses, on reconnaitra que Dovre tout comme Ja région alpine des Pyrénées, est relativement plus ue fertile en mousses acrocarpes qu'en mousses pleurocarpes. Cette dernière division réunit à Dovre soixante espèces en plus à peine, et la première au contraire cent quarante. Les Phas-. : cum et les Pottia sont absents à Dovre comme à Luchon?. Les Diçranum. sont représentés dans ces deux contrées : opposées par un assez grand nombre d'espèces. Mais. nous n'avons qu’une seule mousse du genre Fissidens, le F. osmundioides qui est aussi la seule espèce du genre que j'ai pu. rencontrer dans la région re des Pyrénées, Le Far
(2) Ceci doit s'entendre sans doute de ka région supérieure: de la vallée | S Luchon, bien que M. Zetterstedt avance au début de son étude, que la région n montagneuse qu'il a explorée est limitée par 1.000 à ae :
. du vivèau de la mer, et pour être complet, ee faut indiquer 4er les Phascacées et les Pottia qu'on rencontre à cette élévation. Phascum rs Fe de Le Pique ; Do subulatum et. Systegium crispum urbains; Pleuri idum, vallée du Lys. Quatre espèces Fe Pol ttia apartenant aux "Pyrénées centrales sont indiquées dans une note précédent
* : si —-
— Desmatôdon comple quatre espèces à Dovre, tandis qu'une seule le D. latifolius, se montre aux Pyrénées et encore y est-il assez rare !. Quatre espèces de Barbula à peine,
figurent à Dovre; le nombre n’en est pas plus grand dans la région alpine des Pyrénées, quoique . Je espèces y soient
plus abondamment développées. Le genre Grimmia est riche
et ie à Luchon ?. Les six remarquables Sphion nt, je l'ai dit, plus remarquables chez nous, car F. en. ohaeiue huit, savoir : 7 vaseu-
Taloria serrata no. se ‘développer a aux x Pyrénées I faut reconnaitre que parmi les espèces scans
“sont ur rares à D. mais que les Splachriicées le sont excessivement dans les Pyrénées, où trois espèces seulement nt été observées dans toute l'€ étendue de la chaine. Le genre yum est richement représenté à à Dovre, alors que dans les Pyrénées on ne récolte guère que des La, a communes ‘ 3. fl
“t û Une druine reset ré rare, le D. obtusifolius, se trouvée par M. Fourcade qui me la communiqua, en août 4866, dans région pie, sn sur. rat sa as ombragés de Malibierne.
2) Les E. apophysata et E. vulyaris von mentionnés par M. Zet- terstedt ont äé trouvés” depuis dans les Pyrénées eéntra ss . org espèce au lac d'Espingo; lautre, dans la vallée d'Oueil ; te ell est fort commune sur les-murs à Luchon, et c’est he que M. Zeiterstedt a dà l'omettre.
(8 Voici les espèces qui ont été observées récemment et qui n'ont pu entrer dans l'étude que nous traduisons: Weberu cucullata, lac d'On: Eau inclinatum, Esquierry ; B. uliginosum, hois de Gouardère : B,
en est de même du genre Mniwm, qui chez nous est beaucoup plus riche que dans le territoire alpin de Luchon, car neuf espèces s'offrent à Dovre lorsqu'une seule à peine, le M. subglobosum, croit au-dessus de Ja dernière limite de la région alpine pyrénéemne: Quant aux mousses pleurocarpes et parmi celles-ci les nombreuses mousses paludéennes de. Dovre, elles sont absentes des Pyrénées ou tout au moins y sont fort rares. Enfin Dovre possède sept espèces d’Andræa
et les Pyrénées cinq seulement, c’est-à-dire un peu moins. VI. LES BRYOLOGUES QUI ONT EXPLORÉ LES ENVIRONS DE
LUcHON. — Plusieurs botanistes, et parmi ces derniers les maitres de la science, ont visité les Pyrénées et les environs
de Luchon, et cependant, il est pénible de l’avouer, peu de ces
hommes savants ont prêté une attention spéciale à la égétation des Muscinées. Celui qui a fait le plus pour cette “aude est sans contredit Richard a botaniste éminent a
5 , et d’une façon
même exclusive, durant onze mois FE api à la visite des 4 . Pyrénées centrales et occidentales. Le botaniste anglais p porta
principalement son attention sur la végétation des régions montagneuse et sous-alpine, mais il parait avoir relativement moins bien exploré les hautes montagnes. On trouvera dans le Magazine of natural history de l'année 1849, son excellente exposition des mousses et des hépatiques des Pyrénées.
Johan Lange a recueilli un nombre considérable de mousses dans les environs de Luchon, et les espèces qu'il à étudiées sont énumérées dans le Botanische Zeitung de l'année 1854. Léon Dufour à trouvé beaucoup de mousses rares dans ses. fréquents voyayes aux Pyrénées, et il a écrit une énumération de celles-ci dans le tome xv des Actes le la Société,
carneum, vallées d'Aran et de Vénasque (Fourcade 1865); B. calophyl=
lum. et B. intermedium, sables de la vallée de Lassera (Fourcade 1866):
B. bimum, étang de Marignac (Fourenade 1865
En
Linnéenne de Bordeaux publié en 1847. Cependant, je dois faire observer que les récoltes de ce botaniste n’ont pas précisément porté sur le territoire de Luchon. Là se -bornent les publications que j'ai eu l’occasion de consulter à propos de la - publication de ma: florule Bryologique. Mais vraisemblablément il doit exister d’autres recherches qui m'ont échappé. MM. Schimper, Endress’ Walker-Arnott, ainsi que Philippe et de Lugo (de Bagnères de Bigorre) ont fait des excursions : -… bryologiques dans les Pyrénées centrales, et aussi C. Montagne, Desmoulins et Gaston-Sacaze. M. Durieu de Maisonneuve et mon compatriote W. C. Kindberg ont herborisé assidäment aux environs de Luchon; ils yont récolté une foule de mousses intéressantes qu’ils ont bien voulu me communiquer,
L'indication si loyale que donne M. Zetterstedt des investigations auxquelles il s’est livré, l’excuse des lacunes qu'offre son énumération es bryologues qui l'ont précédé dans l'exploration des Pyrénées centrales. Je vais essayer de combler cette lacune et d'indiquer les botani qui à ma connaissance sont venus après lui, ou. ont publié des travaux spéciaux. J'ajouterai,sau passage, les principales découvertes bryologiques non indiquées déjà par mes notes, et qui peuvent rendre plus complet le relevé du savant suédois.
. Dès 1847 le professeur Moquin-Tandon, mon maître et mon ami, qui visitait tous les ans une portion des Pyrénées, réunissait les matériaux d'une florule bryologique de la Haute-Garonne, et il avait porté ses pas sur les points les plus élevés des environs de Luchon, à use du pédi-
… cule pyrénéen que forme le département. Îl fut aidé dans ce recensement
par quelques amis des mousses, notamment par Sarrat de Gineste, qui devint plus tard à Toulouse et à Marseille, le pourvoyeur de M. Schimper.
idé par Sarrat et par moi-même, Moquin-Tandon avait retrouvé la plupart des espèces mentionnées par Spruce, et possédait bon nombre d'habitats nouveaux et intéressants. Diverses circonstances retardèrent
la publication du travail, cependant son auteur prit date, et l'on trouve dan émoires de l Académie des sciences de Toulouse (année 1857) la mention du dépôt du Catalogue des mousses « qui devait être imprimé. » Le dépôt n'eût pas lieu et par contre il n’y eût pas de publication. En 1857, après que l’Académie eût couronné la Monographie des
Mousses et des Lichens du bassin de la Garonne, Moquin-Tandon m'écrivait de Paris: « Je crois vous avoir dit dans le temps que je ne
rare nai rien sur les mousses... Je vous adresse avec mes types serit, vous ferez Fa celui-ci ce que vous voudrez ou €
que vous sai Tous les types sont exacts, ils ont été revus ELA : imper.. . » Cet herbier de Moquin réuni aujourd'hui sur mes
rayons avee l'herbier d offre des ressources précieuses pour la ire de la bryulogie parce harles Fourcade, de Bagnères de Luchon, que j'ai eu l'occasion =
de citer déjà, explore depuis plus ir ses années avec un zèle intrépide les montagnes de cette riche contrée. Son herbier des mousses locales est fort riche, et il distribue sans cesse des nouveautés à ses correspondants; ee qui témoigne de sa sagacité et de son amour véritable pour la science. On. lui doit la découverte récente du Schistostega osmondacea
t M. Letterstedt, j'ai consulté les, collections de Moquin et de Sarrat Spa qui mont ét coBRues dans celte contrée), ainsi que celle
M. Fourcade et j'ai réuni ci-après la série des espèces à ajouter on
is nouveaux, tout en déclarant que le principal mérite de ue.
Fr dernières additions revient au ue luchonnais Gymnostomum tenue, Sant-Mamet ; G. rupesire, v. ramosissimun,
Campilopus flezuosus, vallée de Lys; Camp. torfuceus, vallée de Burbe; Camp. longipilus, vallée de Burbe; Camp. fragilis, vallée de Lys, ‘Saint-Mamet, “fruct. ; Camp. brevipilus, Vallée de Burbe; Fissidens rivularis, Castelvieil, F. polyphyllus, forêt de Sode; Seligeria tristicha, vallée de Gouron; Brachyodus trichodes, vallée d'Astos; Barbuda
f'allax, port de Vénasque; B. squarrosa, à la Caseire Saccourviel ifol Medassolles; Grimmia elatior, Superbagnère (Moquin-Tandon) ; : Raco-
mitrium ellipticum, port de Vénasque; Hediwigia viridis, vallée de Lys;
Ulota Bruchii, vallée de Burbe (Sarrat Gineste) ; Orchotrichum Sprucei, vallée d’Argelès; 0. rivulare, vallée d’Aran, ruisseau de Borost; 0. Lyelli, ue —— : Del. nu nudum, pied des murs du château e; Bryum Duva ouardère ; B. capiiare v. platyloma, toiture de la cabane ne ut Gineste); totrichum flexicaule, vallée de Lys; Amb/yodon dealbatus, vallée de re. Cetserehis
nigritum, Esquierry, 1867; —.—. serrata, rs du la de ge e