‹ Nouveaux documents sur l'histoire des plantes cryptogames et phanérogames des Pyrénées /correspondances scientifiques inédites échangéesChapitre 2 sur 10 · EL · texte numérisé non relu

EL

(retrouvé à aucune des correspondances eh ants botanistes.

: Re né »

Je publie ci-après les lettres relatives

conservées jadis par Picot de Lapeyro

de Barrera, Coder et B. Xatart, & après

nales et. inédites dont je dispose. Je fai — | citations de notes, au bas des pages, pouva complète connaissance des plantes qui fire herches de nos anciens botanistes méridi ttres n'étaient pas destinées à voir le

ettent à découvert les droits et les mérit Le leurs auteurs, elles montrent parfois

Îles établissent inco

: verts certaines oxinions sur 4

. 1 , et ce côté tion Déurss ne pas net moins utile p commerce ép 5

à 7 œuvre .

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Lu AT ce rouse, la seule chose que je me sois efforcé de rechercher au point de vue de l'histoire, de la science et de la biographie, mais une circonstance tout à fait imprévue, qui a surgi heureusement pour moi pendant la rédaction de cette nouvelle étude, me permet d'aborder le côté moral du caractère de ce savant. C’est une page vraie, je dis vraie, puisque l'imagination est étrangère à son tracé puisé, parait-il, dans une règle qui serait élevée aujourd’hui au rang d’une science, dans la Graphologie enfin, « dont l'expérience a montré l'infaillibilité ! »

. M. l'abbé Michon qui poursuit l'idée du grand génie de

l'Allemagne, de Gœthe, et qui, après trente années de comparaisons et d’études, est parvenu à l'appliquer dans ces conférences que l'Europe savante accueille toujours avec un vif intérêt, vient de tracer le tableau graphologique de Lapeyrouse.

Mon Album de botanique a servi dans la conférence tenue au Capitole de Toulouse; devant un auditoire d'élite, dont les feuilles publiques ont traduit la satisfaction. Je laisse la parole à l'habile conférencier. Voici le portrait morRe tiré d’une lettre dont le texte ‘ et le

à fac-simile se trouvent dans la présente étude. Ce dernier

document pourra servir de contrôle aux lecteurs initiés à la science de la graphologie :

« Au point de vue de l'organisation cérébrale, nous avons, dit l'abbé Michon, un cerveau très équilibré, à Ja fois intuitif et déductif, idéaliste et logicien, pro-

* (4) Voir plus loin le texte de la lettre de Lapeyrouse à Barrera, datée du 47 fructidor, an V.

sn 18 ducteur d'idées et assimilateur. C'est un esprit dc : pédique, apte à se livrer au plus grand nombre des connaissances humaines. Mais aussi, en vertu de cette riche organisation, ayant plus d'étendue que de profondeur.— Au point de vue affectif, Lapeyrouse est un | homme de sensibilité vraie, sérieuse sur laquelle la tête a une grande influence, par conséquent un homme plus capable d’affections calmes, douces, persévérantes que d'affections passionnées. La tête domine beaucoxp le cœur. — Au point de vue volontaire, c’est un homme de teñnacité, suivant un but, une idée, un système sans les abandonner, capable de résolutions nettes. Il est vif, | mais sans dureté. Tel est Lapeyrouse, étudié au pois de vue de ses facultés.

« C’est un esprit #rès lucide. Il a un un sain, que ni la passion ni l'imagination ne troublent ni n'égarent. Chez lui l'imagination est très fortement contenue. Il à de l'ardeur, de l'entrain, un grand sentiment de force. C’est une nature espérante, ayant le vif désir du succès, et ne se laissant aller à aucun découragement. « Avec ses vieilles jambes, dit-il, il a escaladé le mont Perdu, à une hauteur de 1763 mètres. Jamais personne n’avait tenté une pareille entreprise. » Voilà Fhomme de volonté persistante et courageuse. Le signe graphiquede la grande simplicité, indice des esprits de valeur s'étale à toutes les lignes. Vulle prose, nulle recherche, nulle prétention. Il a de très belles majuscules, bien harmoniques qui disent le sentiment de l'art, le sens esthétique. Un si grand naturaliste devait être sensible à toutes les manifestations du beau. — Le signe graphique

at une grande franchise native, à laquelle viennent ne mêler quelques fnesses acquises, résultat des expériences de la vie. Mais ce n'est ni un rusé, ni un dissi- ‘mulé, ni un impénétrable. C'est une âme ouverte et : loyale.. ré Il a rangé, aie, économe, le Signe nie st très nettement indiqué. Notre savant n'aime pas la dépense superftue. Cependant nulle ladrerie n’est indiques” y a des instincts larges et nobles. C’est un économe par raison, par principe. Le signe graphique de la douceur se montre partout. Il y à peu d'angulosités dans ce caractère. Il y a quelques originalités, quelques bisarreries. C'est quelquefois le lot des savants. — Il a le sentiment de la supériorité, et

bonheur de tant. trouver et de tant apprendre.

« Tel est l'ensemble de cette intéressante physionomie de savant. Les grandes dominantes sont sa riche organisation cérébrale si bien équilibrée, son ardeur, entrain, son courage intrahissable, sa belle st -. cité, sa grande douceur, sa lucidité d'esprit. »

a Arrivons aux correspondances. Elles sont présentées

dans l’ordre de leurs dates.

se: De à Laurenti pour vous et pour moi. Ce vilain temps m'a bien

dérangé. Je travaille cependant à force pour l'herbier en

question (herbier demandé par le professeur Mertens), ce qui me donne beaucoup de besogne, voulant tàcher de remplir

tout à fait ma tâche cet été et avoir l'honneur de vous l'en-

voyer. Je me propose d'aller le plus tôt possible coucher une ou deux nuits à Laurenti, et de vous faire un quatrième envoi, en attendant le 5° de Cambredase et du sommet d’Eynes, les:

derniers jours de ce mois... - « BARRERA »

« Toulouse, le 12 juin 1789.

« J'avoue, mon cher Monsieur, que j'étais désireux de

“savoir de vos nouvelles. Votre lettre du 3, m'a été infiniment

agréable. Je vois que vous avez reçu les notes sur lPherbier,

: catalogue de l'abbé Pourret et le volume de la Société

Royale. Moi aussi j'ai reçu le jour même que la lettre, la boîte de plantes qu’elle m’annonçait ; elle contenait des objets intéressants et assez bien conservés malgré le retard. J'ai fait une

(1) C’est l'Itinéraire pour les Pyrénées écrit en 1781 par l'abbé Pourret

: : que j’ai retrouvé dans les correspondances de Lapeyrouse. J'ai donné,

en 1879, une analyse de ce précieux document, dans le Bulletin de la

… retianæ — 1875, qu'il a complété par l'Histoire de la famille des Cistes js du même auteur, accompagnés de notes criti-

juste et éclatant hommage rendu aux droits acquis dans la science par - Pourret, qu'il faut regarder désormais, comme le phytogaphe le plus marquant du midi de la France, au commencement de ce siècle.

ee D —— planche du uibocniiiun. qui est un chef-d'œuvre, Je Pai tirée de votre plante qui n’avait été vue que par très peu de botanistes et assez mal !. Les Crocus vernus et Ornithogaluin luteum 2? sont bien déterminés ; il ne faut pas confondre cette

dernière espèce avec le minimum3. N° 4 Veronica ro-

mana L., non pas s’il vous plait ; c’est positivement Veronica verna À ; il n’y a aucun doute. N° 5 Plantago lanceolata L, Oui. Cette espèce varie et a souvent dans les montagnes lépi plus globuleux et plus noir dans les plaines 5; 6° PA

carnea ; 7 Ranunculus parnassifolius. Reste les 3 Carex. N° 1 approche beaucoup de l'espèce que Villars a nommée

Carex verna ; le n° 2 diffère de tous ceux qui sont décrits en ce que lépi Es pédonculé et incliné est mâle dans sa moitié 6, Le n° 3 a plusieurs rapports avec le C. montana L.,

mais il a aussi des différences sensibles. En général les Carex sont mal décrits et il n’en existe presque pas de bonnes figures. Je soupçonne aussi qu’ils sont très sujets à varier, ce qui m'a fait prendre le parti de les décrire tous avec soin et de

(1) Le Merendera bulbocodium Ram. (Voir la discussion à telle a donné lieu cette plante dans mon mémoire qui a pour titre : amond et Picot de Lapeyrouse ; leurs démélés, p. 50). ù (2) Gagea lutea Schult., adopté par les auteurs contemporains. (3) Gagea arvensis Schult. {Ornithogalum minimum D. C. Flor. Fr. non Linné).

* (4) Le Veronica verna de Linné a pour synonyme Île Veronica romana d'Allioni, mais non le V.r a de Linné. Cette dernière espèce est le V. rt ne également de Linné. Les deux espèces sontfréquentes ou les Pyrénées (5) La remarque inédite de Lapeyrouse 2. à l’épi globuleux de cette espèce, a été faite de nos jours par les lore de Fr ” ont créé pour elle la forme. Y. ee pu Canigou. e Carex verna, de Villars est le Carex præcox Jacq., des floristes Der dont on rencontre à Mont-Louis deux formes bien es, l’une à tige très élancée (C. umbrosa Host.) et l’autre à épi rain qui est la plante n° 2, de Barrera, notée par Lapeyrouse.

me faire peindre !. Aussi à chaque envoi que vous me ferez, vous m’obligerez d'y en joindre toujours plusieurs espèces et plusieurs pieds de chacune, et surtout des rares et alpines avec l'indication du lieu où elle croît, la mention qu’elle soit isolée ou formant des gazons, etc., ete. ; par ce moyen, je parviendrai à les bien connaître et à en donner une suite intéressante, soit par le texte, soit par les figures. Quant aux plantes de votre . dernier envoi, je relève les espèces ci-après : No1. Saxifraga geranioides, à lobes multifides. 0 2. Idem. à lanières très aigues.

N°3. Idem. rare et curieuse variété à lobes entiers ?. Séchez-en plusieurs pour moi.

" N°6. Saxifraga exarata (mihi). Je la crois une petite variété de celle que je nomme S. condensata, mais je n'ai jamais vu la vôtre en fleur.

4) Les nn {(Canigou, Cambredase, Eyne, Laurenti, etc., etc.,) recèlent plusieurs espèces de Carex dont les formes diverses

a été renvoyé le C. Dufourii Lap. L'illustration de la flore Pyrénéenne . comprend ne espèces : le Carex macrostylon, pl. 186, qui est le C. decipiens Gay. Le C. pyrenaica Wahl. pl. 187. Le C. furcata Lap. pl. " A188et le C. a rica Lap. pl. 489. Ces deux dernières }espèces n’ont

pas été retrouvées dans les Pyrénées.

(2} Espèce polymorphe dont le type Linnéen (Saxif geranioides) réunit aujourd'hui pour la plupart des botanistes, le Saxif. palmata de Lap. et

forme palmatu, de Lap., et la place résolüment entre le S. pentadac-

tylis et le S. geranioides à côté du S. obscura Gr. et God., plante exclusivement propre aux this, tandis que le S. palmata serait plus commun dans les Corbières

de —

Draba, voisine de l’hirta, mais n’est pas elle. Séchez-en !.

Aretia. Variété très curieuse. N'est pas l'espèce. Envoyez m'en encore de beaux pieds et bientôt. Il yen a d'autres à fleurs bleues, à feuilles lisses, etc., ete. 2.

Trifolium alpestre. Varie à 4, 2 et 3 épis 3.

Pedicularis comosa. N'est pas lui. Elle est bien voisine du foliosa malgré sa petite taille, mais les calyces l'en éloignent #. Envoyez-en encore. Tout ce que j'ai recu sera sûrement déterminé au fur et à mesure de la révision de mon herbier. Tâchez, vous et moi, de bien utiliser le mois - juillet. Je me recommande à vous pour cela.

Adieu, mon cher Monsieur, soyez assuré de toute ma reconnaissance.

& P. LAPEYROUSE

« Toulouse, le 12 septembre 1789.

« Si j'eusse été tranquille sur votre santé, mon cher Monsieur, et que je n’eusse craint que votre silence n’eût pour cause quelque accident, je l’eusse supporté moins impatiemment. Aujourd’hui que j'en connais le motif, je vous blämerais si vous vous éliez exposé sur les montagnes au milieu des terreurs qui avaient gagné tout votre pays. Un ennemi secret, un quiproquo suffiraient pour perdre une personne... Les

(1) Draba tomentosa, Wahl., qui aujourd’hui réunit le D. hirta comme synonyme.

(2) I s’agit de l'Androsace argentea Lap. de la vallée d’ Eyne . d’hui réuni avec l'A. aretia Lap. à l'A imbricata de Lamk. On trouve au Canigon l'A. villesa L., dont la corolle est rose et la gorge Mudtre et. FA. ma ss L. dont les feuilles sont glabres

(3) La e typique a les capimmles solitaires, mais on rencontre Aer à ses capitules géminés.

# } Tadubitablement la forme lasiocalyx, Gr. du Pedicularis pyrenaica,

. Ped. nr Lap.. qu’on récolte dans les pâturages des environs … Mont-Louis: Cette is est en effet de taille bien moindre que celle des P. comosa et foliosa

es

sciences ont mauvais jeu dans ce moment-ci. Mon ouvrage s’en ressentira et quoiqu'il fût tout prêt, et qu’il dût paraitre avant la fin de l’année, je ne sais plus ce qu'il deviendra ; il est d’une trop grande dépense pour pouvoir se passer de souscripteurs et ce n’est pas le moment d’en trouver. [l faut

attendre par force que tout se soit rassis !. Vos plantes cueïllies le 2 de ce mois ne me sont parvenues que le 41 au soir. Vous jugez bien quelles étaient en fumier. Rien ne me désole autant que de voir tant de peines et de soins rendus inutiles par la négligence des commissionnaires. …. La saison est actuellement trop avancée, pour espérer de trouver

sur les montagnes de quoi dédommager de la peine d’une

course. Puisque vous voulez bien me faire un dernier envoi, ne … perdez pas de temps.-Voici ce qui m'est nécessaire: 4° Les fleurs du Picris pyrenaica, comme que soient les pieds, peu m'unporte, pourvu que je puisse avoir les fleurs 2; % des feuilles bien blanches de l'Heracleum, si souvent envoyées et

(4) La première livraison de l'atlas de la Flore des Pyrénées parut à Paris en 1795 seulement. Le dessin fut commencé par deux artistes toulousains d’Aldeguier et Bédiullet, et le coloris par Redouté.

2) Picris pyrenaica. H s’agit de la plante linnéenne que Lapeyrouse décrivit plus tard dans sa Flore abrégée sous le nom de P. fuberosa et

page 95) ne range point comme synonymes le Picris de Mont-Louis, les

P. tuberosa, Lap. et P. pyrenaica, de Gouan et de Villars comme l'ont

fait MM. Grenier et Godron (Flor. de Fr.) Fidèle à ses habitudes d’ana-

lyse et de comparaison de tous les caractères plus ou moins bien diffé-

rentiels de la plante, le floriste toulousain sape nécessairement ici les lui ce Püiert

: Lagrave incline un peu pour voir dans la plante des Pyrénées-Orientales le Picris décrit Gouan, mais il ne retrouve nullement en elle le

Pieris décrit par Linné, ni la plante de Villars qui n'appartient pas à notre chaîne.

jamais utilisées!. Si vous avez commodément quelque jolie touffe du Saxifraga autumnalis, veuillez l'y joindre. Quant au Ligusticum pyrenaicum, s’il est encore en fleurs ou . bien en fruits bien beaux, sans le séparer de la racine; deux feuilles radicales suffisent, retranchez les autres. ;

Vous sentez bien que je suis pénétré de reconnaissance pour tout ce que vous me dites de gracieux, et dont vous me donnez tant de preuves ; je voudrais être en mème de vous prouver que je ne suis point ingrat.…. Avant de vous changer à Prades, je vous demande en grâce de me donner une adresse sûre, pour notre correspondance; elle m’est trop précieuse pour que Je puisse y renoncer. Est-ce que vous n’espérez La revenir à Eynes, Cambredase et les environs. ou

Un mot de votre situation. Nous sommes ici . tranquilles, nous avons levé 12 légions de 1,000 hommes chacune et une de cavalerie. Nous sommes tous militaires, en uniforme, faisant le service le plus exact; je me trouve tout étonné lorsque je me vois sous cet accoutrement à la tête de ma compagnie. C’est le seul moyen de maintenir le bon ordre. « Adieu, Monsieur, vous n'avez pas d'ami plus vrai que votre très humble et obéissant serviteur.

« P. LAPEYROUSE

{1) Heracleum amplifolium Lap. de Mont-Louis (H. pyrenaicum, Lamk). Les feuilles de la plante des Pyrénées, contrairement à celles des u Jura, sont très blanches en dessous. Dans les pr Pour-

næ, p. 129, M. Timbal-Lagrave démontre que Lamarck

re cette plante qui appartient à Pourret, et il maintient hu distinction

faite par Lapeyrouse. Les formes pyrenaicum et amplexifolium carac-

er suffisamment pour lui deux espèces distinctes. La première e

L'Heracleum panaces Pourr. cité au bois de Salvanère in nn à n’est autre, ide Timbal, que l'A. pyrenaicum

ni.

Voici la lettre de Lapeyrouse que l'abbé Michon 4 | interprétée graphologiquement. Elle est suivie du fac-simile :

. « A Lapeyrouse, 17 fructidor an v. (1797).

«€ Il est bien temps, mon cher Monsieur, que nous rompions un silence que je trouve déjà bien long. Comment va votre santé? Je suis allé soigner la mienne à Barèges et j'éprouve les effets les plus salutaires de ses eaux. Je reprends votre lettre du 99 mars.

« Pourreta su se retourner, jé m'en réjouis !. Vous àa-t-il répondu au sujet de ma Flore? Faites lui mille amitiés de . ma part.

« Avez-vous vu mon jeune collègue Bonafos? Avez-vous . herborisé ensemble? Mon herbier recevra-t-il des renforts du fruit de vos courses ? Il en a bien besoin. Surtout des belles espèces qui viennent à Amboulla, la Trencade, Nohèdes, et le pied du Canigou.

« Je me suis avisé aussi de grimper malgré mes vieilles jambes. Nous avons escaladé le mont-Perdu à 1763 toises d’élévation. Jamais personne n'avait tenté une pareille entreprise ?, Nous avons marché dix-huit heures sur des glaciers

… (1) Exilé de France par les évènements politiques, l'abbé Pourret alla se réfugier à Barcelone. Les sm qu’il s'était créées dans cette ville où il avait séjourné dix ans avant, en 1782, lui facilitèrent l'examen de

Vherbier des frères Salvador. Il écrivit, en castillan, la biographie de ces

deux naturalistes, et son étude devint pour lui un titre de plus à la bienveillance du sr ré espagnol, qui l'appela (1796) à la direction du “mp — e. Barcelone, ainsi qu’à une chaire de l’Université de

| en yrouse adressa à l'Académie des sciences, la narration de son * ascension au mont-Perdu. Il paraît qu'il ne parvint qu’au bas des premiers étages du pic, laissant à Ramond le mêfte de l'escalade. (Voir mon mémoire: Ramond et Picot de Lapeyrouse, leurs démélés à propos de l'Histoire naturelle des Pyrénées dans le ‘Xe Bulletin, Soc., Ag.,

… Scient. et Lit. Pyr.-Or.)

A sf

‘énormes, hérissés d’aiguilles et remplis de crevasses épouyantables. Mais aussi j'en ai rapporté des observations du Ke :

haut intérêt.

« Vous n’avez pas été oublié dans mon séjour à Barèges ; j'y ai trouvé une de mes connaissances de Paris qui cherchait à acheter un herbier des Pyrénées. Je lui ai dit que j'avais son affaire, et que moyennant trois louis du cent, il serait bien servi ; cet herbier n’étant pas pour lui, il verra avec Ja personne qui le veut et me marquera ce que je dois faire. J'ai vu :

qu’il en donnera 60f du cent. I] vous conseille, en mettant

de côté ce que vous me destinez, de disposer à fur et mesure . cet herbier, en commençant par les espèces des climats chauds. Pour les miennes, il suffit que vous y mettiez le nom

du lieu, le sol, l'exposition et l’époque de la floraison.

Notre ville est devenue inhabitable;, sis mille nn

chassés des départements voisins s’y sont réfugiés, et ont renforcé les nôtres; on assomme, on assassine impunément, aussi me suis-je retiré ici où je jouis de la tranquillité la plus parfaite.

« J'ai profité de Foccasion et fait des observations importantes sur les saxifrages ; j’en ait fait peindre quatre, qui me manquaient. Mais je n’ai pu rencontrer la Saxifraga ladani-

fera?, ni la grande variété de la S. mixta 3. Faites bien con- ;

(1) I s'agissait du age Mertens qui acquit les plantes des Pyrénées de la récolte du docteur Barrera. 11 n’est pas sans intérêt pour Fhistoire de la botanique, de relever aujourd’hui ce prix de 72 fr. turi de plantes sèches indigènes, qui avait cours à la pa du. siècle dernier. Schleicher avait procuré à Lapeyrouse, cela à la même époque, un fascicule de phanérogames d'Afrique, qu'il cotait à ses clients 150 fr, la

eo Saxifraga geranioides, L. B. ladanifera, Gren. et Godr. pporté par MM. Grenier et Godron avec un point de doute à une bé nouvelle, le S. obseura, Gr. et Goür.

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