BARRERA
Entre la lettre ci-dessus de Lapeyrouse du 5 mai 1808 et celle qui suit, 1l s'est écoulé trois années. Il ne faut : pas croire que les relations ont été interrompues entre les deux botanistes. Les lettres de Lapeyrouse que nous faisons connaître étaient en la possession de Coder; ce sont celles que Barrera lui remettait de temps à autre, et qu'il conserva après la mort du médecin de Prades. D’autres lettres reçues par Barrera et non communiquées par lui à son voisin, ont pu être égarées, car elles ont échappé à nos recherches.
. # Scabiosa hirsuta, Lap. répandue à Prades, à Ambulla, à la Treu- - eade, etc. rapportée peut-être mal à propos par De Candolle au S. pe Req. (Knautia collina) qui pour is était une variété du
aussi dans l'ouvrage de M. Companyo qui pates cependant le K. … collina, à Ambulla.
(2) Corrigiola np Pourret, bonne espèce qui a été conservée par tous les botaniste ® Probablement le S. virga-aurea qui dans les Pyrénées, © er M. Timbal-Lagrave, est un composé de sun pr a ee bonnes à étudier, et sur le peu de fixité desquelles Lapeypr per ro éveil, il y a près de 70 ans!
Se de « Toulouse, le 2 avril 1811.
€ …. Je vous recommande surtout l’Aster Pyreneus Desf. 1. C’est une plante touffue, d’un et deux pieds de hauteur; fleurs
médiocres, feuilles allongées, fortement dentées dans la moitié
supérieure seulement. On la cultive depuis longtemps au
Jardin des Plantes de Paris. On sait qu’elle vient des Pyrénées, . mais on n’a jamais su d’où. Il est très essentiel que je le sache
très positivement, ainsi que la nature du terrain où il croit. Je
Vai reçu de vous par deux fois différentes et je Pai rapporté moi-même des environs de Mont-Louis ou d'Eynes, lorsque
J'y suis allé. « Ne pourriez-vous plus nous procurer de bonnes semences
du Solidago de Vinça?. Jai reçu celles du Nepeta a
Je vous en remercie, elles commencent à lever.
« Est-ce que l’Alyssum de la Font de Comps est tlenenl :
(4) Dans son TE abrégée Lapeyrouse fie pour habitat unique, la montagne d'Esquierry. La plante y . encore aujourd’hui, et me régi Hautes-
elle a été retrouvée depuis, toujours dans la ion des
Pyrénées, à Medassolles et à la montagne de ras Pourret {Chloris
Na se cite un Aster pyrenaïcus au Laurenti (Erigeron uniflo-
rum, L. e Barrera avait recueilli à la Font de Comps, bien distinct
de notre es dont il ne connut pas la station. (2) Solidago reticulata, Lap. du col de Saint-Pierre de la Roca, Fe
Vinça, que De Candolle et les botanistes contemporains ont fait descendre 1été
au rang de simple var u S. virga-aurea qui, on le sait, présente
L.. L'auteur du Choris ne partageait pas ce sentiment. De nos jours Le M. Timbal-Lagrave retrouve le S. ie -aurea dans la plante de Pourret.
(3) Voici une plante entiérement confinée encore re le département
des Pyrénées-Orientales (Mont-Louis, Eyne et Formiguères). ss a réuni OH €
à sa synonymie les Nepela grandiflora etviolacea décrits par Lapeyronse dans l'Histoire abrégée, et qui ne sont que des formes instables du Ben
inaccessible, que nous ne pouvons pas espérer avoir de beaux échantillons en fleurs et en fruits; il m’en faudrait bien cepen- dant une demi-douzaine. Tâchez d'engager quelqu'un de vous . les procurer. Votre pharmacien, M. Coder, s’amuse-t-il quelque fois à chercher des plantes ? en conserve-t-il? Engagezle à y noter soigneusement les stations. Un jour ou autre je
pourrai les voir.
« Donnez-moi de vos nouvelles, mon cher Monsieur; elles me font le plus grand plaisir. Je désire ardemment de vous voir encore une fois, avant que nous quiltions nos chères plantes. Je suis retenu ici par le cours de botanique que je il est très brillant, j'ai au moins 200 jeunes gens; mais m'arrange pour tâcher de m'échapper pendant un mois Rues prochaine. Ce sera pour moi un jour de fête que celui où je pourrai vous embrasser, et vous répéter de vive voix que vous n'avez __. d’ami plus sincère que votre dévoué serviteur. « PicoT LAPEYROUSE. »
« Toulouse, le 30 juin 1811.
. Je vous réitère mes instanses touchant lhabitat précis dn grand Aster des Pyrénées. Votre herbier pour-
rait vous être d’un grand secours, pour vous aider à
vous rappeler de cette plante, mais je crains que vous ne Vayez méconnue. Elle est tortueuse, sa tige garnie de
feuilles longues de deux à trois pouces, étroites, renflées dans le milieu, et découpées en scie, seulement dans leur moitié ;
si par cas vous vous la rappeliez et que sur votre indication On vint à la retrouver, veuillez m’en faire sécher cinq à six jolis échantillons.
« Jai terminé mon travail; je ne fais plus que polir et perfectionner, en attendant que je le livre à l'impression. La déronte est dans le commerce et personne n'ose rien entreprendre. J'espère cependant qu'en me relächant beaucoup
: 1 de mes prétentions, je trouverai à le faire imprimer. Il me tarde, car cela m'occupe trop. .
« M. Coder a-t-il herborisé eette année? S'il a chere il a dû trouver de jolies choses, car votre pays en abonde, Donnezmoi de vos nouvelles, mon cher docteur, elles sont troprares, et je ne mérite pas ce silence, car je vous porte un attache ment bien sincère, et que je conserverai précieusement toute ma vie.
« P. LAPEYROUSE
La lettre qui suit répond aux noûvelles questions de Lapeyrouse : *.
« dome le 10 juillet 48144.
« Vous devez être bien surpris de n ’avoir aucune réponse à votre lettre du mois d’avril et vous avez raison. Javoué qu'il y. a eu de la négligence de ma part. Cela ne m’a point empêché cependant de m'occuper des moyens à prendre pour vous procurer les échantillons et les renseignements que vous me demandez, et d'engager M. Coder, mon ami, à me seconder; aussi vous recevrez enfin avec celle-ci, un certain nombre des . plus beaux échantillons qu’il est possible d’avoir de | Alyssum des roches de Comps. Vous recevrez aussi deux échantillons de lInula oculus-christi 1 que vous soubaitiez de posséder; la plante vient aux Masos, près de Prades. Il ne m’a pas été pos= sible de rattraper encore l’Aster pyreneus, dont je n’ai plus
d’échantillon connaissable dans mon herbier. Je vais en don-, ner la description que vous m'en faitesà M. l'abbé de Batenne et à M. Coder qui doit aller incessamment faire un tour sur. nos montagnes, et qui est très en état de le reconnaitre etle
(1) L'espèce de Lapeyrouse qui est toute autre que l'£. oculuschristi de Linné étrangère à la Flore de France, est réunie aujourd’hui :
à l’Z. helenioides D. ë. qui a pour synonyme l'E. dubia Pourret, d Corbières
déterminer pour vous le procurer s’il est possible. J'aurai recours encore à M. l’abbé Loubet, curé de Careanière, en Donnezan, pour le même objet parce que autant que je puis m’en souvenir, j'avais trouvé cette plante aux montagnes du Donnezan et aux environs de Mont-Louis, dans des pacages couverts d’arbrisseaux et de buissons.
« Vous trouverez encore dans mon envoi un Plantain que Coder a récolté; il nous parait être une espèce nouvelle, du moins une variété particulière { ; nous n'avons pu, Où Su la déterminer avec les bons auteurs modernes dont Coder a fait emplète. J'ai joint au paquet quelques plantes uniques dans mon herbier et encore à déterminer. En me les renvoyant vous pourrez me désigner celles qui vous conviendront leplus ; je tâcherai de vous les procurer par le moyen de M. Coder qui a un zèle passionné pour la botanique. Nous espérons que par le retour de M. Tolza vous voudrez bien nous faire part de quelques échantillons disponibles des plantes de Xatart et du Vallespir, que nous n'avons point par ici, ou dela nomenclature de celles que vous ne pourriez point envoyer et que nous tâcherons de vous procurer. Nous espérons aussi recevoir l’Arenaria cerastoides 2. M. Coder me charge de vous pré- ” senter ses respects et de vous'assurer de ses services. Il a fort bien arrangé le paquet dont M. Tolza sera porteur, et que nous … ferons passer aujourd’hui même à M. le Préfet de Perpignan,
de … plus tard d’autres localités des Pyrénées-Orientales, devint son Plant pungens réuni aujourd lantag i on on it la varié
Lai Jade de Noury (Eyne) en 1773. Il le décrivit en 1796, dans le des Mines, et en publia une figure dans sa Flore des Pyrénées
PR ne - Puisqu’il a un herbier, il y a nolé sans doute les stations des plantes qu’il a recueillies. Si cela ne devait pas le déranger, nn le prierais de faire cet automne un catalogue général de son herbier en trois colonnes. La première contiendrait le nom spécifique des plantes; la seconde, la nature du sol où elles croissent ; la troisième le nom précis et le quartier de la montagne où il les a trouvées. Par ce moyen j'obtiendrais un : grand nombre de stations. M. Coder y trouverait lui-même un avantage si cela pouvait lui convenir. Comme votre pays est extrèmement riche en plantes rares, qu’elles seront toutes indi- quées dans mon ouvrage, je pourrais joindre à chaque exemplaire une note portant : que les amateurs qui désireraient se procurer un choix de plantes des. Pyrénées-Orientales, : pourraient les demander à M. Coder. M. Xatart se propose d'en usér ainsi, bien loin de se nuire ces Messieurs se prête- rontun mutuel secours, parce que ce qui vient chezl'un ne vient pas chez l’autre, etqu’ils pourraient s’en entendre à merveille, C'est ainsi qu’en usent en Suisse Schleicher, célèbre pharmacien de Bex, Thomas, Salter, etc. Voyez, réfléchissez cela ensemble, et faites moi part du résultat.
« Si M. Coder en croit mon conseil, il se bornera à un rayon d'une, deux ou trois lieues autour de Prades. Il le fouilbien, à diverses époques, et il n’admettra dans son herbier les plantes qu'il y trouvera. Ferrière m'en a rapporté de chez vous un grand nombre de très belles, dont je ne vous ai . jamais entendu parler. M. Xatart croyait avoir fout épuisé autour de lui, et il n'avait pas un vingtième de.ce qu'il a trouvé depuis, surtout en fouillant aux expositions chaudes. Il en a été de même de tous ceux qui dans les Pyrénées s’occupent de botanique et correspondent avec moi. J'ai neuf pour- : voyeurs sur divers points : quatre médecins !, quatre pharma
ris de Prades; Poujade, d'Arles; Dufour, de Nevers; Lalanne,
ciens ! et un curé très fort : à vous verrez cela bien
(4) rh de Prats; Edler. de Prades ; Boileau, de Lee . sd Luchon; Marchand fils, de Saint-Béat. + (2) L'abbé Bugard, de Saleix. Tels étaient en effet les pourvoyeurs. idus de Lapeyrouse, mais notre floriste avait accueilli ou recherché les relations dans la région pyrénéenne, surtout des botanistes qui, par leur goût, leurs recherches ou leurs travaux publiés, promettaient de lui devenir utiles. C’est le professeur E. Bonafos, directeur de l’ancien jardin botanique de Perpignan, qui fait le sacrifice en sa faveur de ses notes intéressantes et inédites sur la Flore du Vallespir. « Il me sied mal, écrit Bonafos au professeur de Toulouse, le 20 floréal de l'an VIIL - (10 mai 1800), d’avoir été si long à vous envoyer mes notes. Vous tta
re les réparer. Le citoyen Revel chirurgien major du 1er bataillon
auxiliaire des a un de mes anciens condisci
aura l'honneur de vous remettre mon manuscrit... » Je tiens de born octeur Companyo, qui possédait les notes de Bonafos, que ce ce botami
avait fait des découvertes heureuses dans le Vallespir et qu'aucune d'éles.
tionnées par ce dernier dans sa Flore. En effet, le nom dé Bonaf
complétement omis. On: ne lira pas sans intérêt les documents histori-
ques sur la botanique dans le Roussillon, recueillis par le docteur
Reboud, et publiés par lui en 1872, dans le Bulletin de la Soc. Bot. France
Aer nat Sé eret,p de : E J :P Sp£,.1 ts EF D
Bergere
sseur énées. Il recevait la par partie
pee de son livre, et le rate da plantes Le devaien ouse le
ir à eg des matéria
in t. Je diffèrerais encore dix ans que j'aurais toujours à
nt où ce dernier allait publier son Histoire abrégée. sb eg connu à cette époque e je collaboration qu il avait prise à Pagro legie de la Suisse, de maître et ami Gaudin, résidait au mois nt 1843 dans les hu Bunire à Orthés, auprès de la famille de Rares ‘IL se proposait d'étudier la végétation pyrénéenne et en particulier s Saxifragées, pour lesquelles il fournit bientôt des notes, dont Lapeypas tout le parti désirable pour le perfectionnement de sa
themifolia Lap. du S. stellaris L. Il réunissait, comme simple variété, S ap. au S. hirsuta L., deux plantes distinctes pour Lapeyrouse. Les S. granulata et cernua Lap. étaient pour lui la même plante. Le S. ciliaris Lap. ne s'éloignait pas sensiblement du S. pubesutes appréciati i
Suisse, Monsieur, qui prend la liberté de vous écrire. Il trou- 'ose l'espérér, une suffisante excuse auprès de vous dans cet pour les fleurs, que vous partagez si utilement pour la science. rneur de deux jeunes gens dont le père, M. le général de Sparre, est )D cette mêrne année 1814, Lapeyrouse écrivait à Barrera: Le Hbraire avec qui j'avais passé police pour l'impression de mon là eo vient de faire faillite pour deux millions. D je or
Er t d'en faire les ds fi flore “fut publiée que deux ans goss en 1813, à ha
sauf une seconde édition si nous y sommes à.
urons une série, et une histoire des
€ ms etat dont je: | un gré infini, mon cher Docteur, et qui tournera à Vavèt de Ja. science. None m'avez ges les. matériaux que ep) ur faire un :
un pen curieux ‘des. plantes qui croisent; 9
étonné, # ce S q
de An à Vidéo que las habiter, pendant quel Sara pat 1
ie ro et es sn Rating toi
DE Per ip TE NP
J'aurai tout réuni, je ferai mon travail général qui ira
dont malkeureusement on ne peut se passer. Je ne veux point me parer des plumes de paon; je rendrai à chacun ce qui Jui appartient, et surtout à vous, mon cher ami, qui êtes le Nestor
de la botanique pyrénéenne, et qui lui avez rendu de si impor- - fants services. Et quel est l’homme qui aurait la prétention de
croire qu’il à pu pendant sa vie, fouiller une chaîne de montagnes aussi scabreuses de 80 lieues de longueur? Je les ai
étudiées et parcourues pendant près de quarante ans, et si je
n’avais eu le bonheur inespéré de trouver sur tous les points des Coopérateurs zélés, qui m’ont généreusement communiqué le fruit de leur travail, J'aurais dû renoncer au dessein de publier l’histoire des plantes de cette chaîne. Lorsque le grand Haller a voulu faire celle de la Suisse, il a été puissamment secondé par Lachenal, Gagnebin et autres; et les découvertes faites depuis la publication de son ouvrage, prouvent
combien il a laissé de plantes après lui.
€ Faites l’impossible pour retrouver la station précise de Aster pyreneus. Je l'ai pris, jen suis sûr, aux environs de Mont-Louis. Je regretterais bien de ne pouvoir assigner le lieu précis où se rencontre une espèce aussi importante. J'attends par tout septembre les collections qu’auront faites cette année mes correspondants ; si M. Codertrouve quelque chose, veuillez me l’envoyer vers cette époque. Ferrière est à Luchon. Lorsque vite et sera le dernier. Vos plantes marcheront de front avec les
autres, et je'vous les renverrai aussitôt après.
« Je vous prie, etc.
«€ PICOT LAPEYROUSE
« Lapeyrouse, le 16 août 1811.
€ Depuis ma lettre écrite, je me suis rappelé qu'il m'importait extrêmement de savoir au vrai de quelle espèce sont les grands et magnifiques pins qui composënt les superbes bois
AD à des Angles et de la Matte. Pour y parvenir je n'ai qu’un seul moyen, c’est celui d'étudier les cônes. et les bouts des branches auxquels ils tiennent. Vous seul pouvez me rendre ce service, M. de Batenne peut facilement seconder vos intentions. Voilà la saison, car il ne faut pas que les cônes soient tout à fait mûrs. Je compte sur votre obligeance tant éprouvée.
« J'attends de Paris des échantillons de Aster sta qu’on y cultive depuis longtemps. Je vous en ferai passer un de suite afin que vous le reconnaissiez, que vous puissiez vous rappeler juste où vous l'avez pris, et le faire voir soit à
. Coder, soit à tout autre, afin de le retrouver, car il faut l'avoir à tout prix, de même que cinq à six échantillons du Salvia pyrenaicali que je vous recommande de nouveau, malgré la guerre et ses horreurs. Si vous avez à votre portée de belles forêts de Pins et non Sapins, tâchez de m'en procurer des cônes d'ici au mois de décembre.
« Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur.
« Picor LAPEYROUSE. »
Û « Prades, le 13 novembre 1811.
« .….. Vo quand on int faire les choses par “er on est ‘ordinairement ia eo: c’est ce que j'ai
éprouvé pour me procurer les cônes et le bout des branches
(1) Lorsque Lapeyrouse rédigea son Histoire abrègee, 11 raentionna le Salvia pyrenaica, L. « aux vrénées, » mais cela sur le t Sur v
net de F
mention qu'il venait des Pyrénées. De Candolle soutient avec ms que cette plante ne peut exister dans notre gs puisque peronne nel avait rapportée de cette contr Flore
appuyé cette ancienne ns L'herbier de Lapeyrouse renferme une feuille seulement du S. pyrenaica, empruntée à lherbier de Vaillant. MM. Willkom et Lange mentionnent (Flora SE cette plante parmi les espèces obscures ou douteuses, en rappelant que le tanistes modernes l'ont inutilement recherchée dans la zône pyrénéenne espagnole.
des pins qui forment la forèt des Angles appelée la Matte, car soit négligence de la part de l’abbé de Batenne, soit les troubles occasionnés dans ce pays-là par Jinvasion des Espa- | gnols répétés par trois ou quatre fois, je n’ai rien reçu de : : — tout ce qu'il m'avait promis. Il faut donc nécessairement attendre une autre occasion, où lété prochäin, pour remplir re votre vue sur cela, à moins que ce que je vais vous dire à ce sujet 1. ne puisse vous suffire. Je crois que les grands et magnifiques : pins qui forment la forêt des Angles appelée le bois de la Matte, sont une variété du Pinus sylvestris L. {Pinus conis erectis Tournef.) et le Pinus rubra, Miller. Vous savez que . ce dernier a la tige et le tronc fort droits, qu’il est très élevé, d'une couleur rougeâtre, presque sans branches, excepté dans sa jeunesse; que, grand et développé, il ne garde que celles du sommet qui forment une tête étalée, sans ordre. Je n'ai pas été plus heureux pour avoir | Aster pyreneus, malgré que
(4) Les pins que l’on retrouve spontanés dans les Pyrénées-Orientales sont: 10 le Pinus sylvestris, L , en catalan Py, qui constitue la base
Pinus rubra Mil., Pinus sylvestris L., P. sanguinea Lap. est, croyonsnous, l'espèce de pin qui croît au sommet des Pyrénées; ») 2° le Pinus pinea L., répandu au pied des Albères, mais beaucoup plus développé
sapin, en catalan Abet), qui forme des forêts considérables : 4° le Pinus uncinata Ram., espèce peu représentée dans les Pyrénées-Orientales mais qui occupe plusieurs vallées du Canigou, principalement celle de Fillols. M. Timbal-Lagrave (Reliquiæ Pourretianæ) estime, avec raison, que le P. syluestris signalé par Pourret dans l’{tinéraire au Laurenti est cité par inadvertance, et que le botaniste narbonnais a voulu parler du P. uncinata Ram.; 5° le Pinus picea L., qui est le plus commun et qui se retrouve dans la plus grande partie des forêts. Le Pinus rubra Mill, a été réuni par les auteurs de la Flore de‘France au type Lin- ‘néen du P. sylvestris. Lapeyrouse l'admettait comme espèce très | distincte. — Le Pinus Laricio existe dans les Pyrénées-Orientales à la montagne de : e, aux environs de Fillols et dans le bas des Albères, . mais il est d'introduction récente.
* Mo. Bot. Garden,
Coder et mon neveu Clément Barrera que pat: ‘ aient fait more ne pour le trouver. Nous seron
: nr, Fe PI Fe quand vous nous aurez
rouse projet | depuis hogtenps une A Fe &
de Lapeyr pins connues et les variétés qu'il avait pu assiste: nm ut à l'académie des sciences de Toulouse en 1818, année de sa
naica Lap. des Pyrénées centrales, r ii les variétés du P. larieio Poir., et rétabli comme d'Espagne
ie Tout à l'heure on vient d'imprimer que c’est une plante étrangère, qui ne vient pas aux Pyrénées, et à laquelle il faut donner un autre nom. J'espère que malgré la guerre, vous et M. Coder aurez pris ou prendrez vos mesures pour en obtenir, la saison prochaine, une douzaine de beaux échantillons bien
fleuris, bien séchés avec la racine, et un bon cornet degraines
bien mûres, si non de jeunes pieds bien racinés, enveloppés dans de la mousse bien sèche.
« Ilest des noms que je ne trouve nulle part; par exemple
Anas, souvent cité par Pourret !. La Gourgue est du côté de Mosset? Deux allemands y ont herborisé et m’en ont rapporté de jolies plantes. Vous rectifierez et complèterez tout cela... Ah! si j'eusse su tout ce qu’il devait m'en coûter de pr je n'aurais jamais entrepris un pareil ouvrage... in « Il est impossible de juger des espèces de pins, sur la.
simple inspection du port des arbres. Il faut absolument voir
les cônes et être très familier à leur observation. Jen aï vu immensément, j'en ai ici sous les yeux une magnifique plantation, je les ai bien étudiés et j'hésite souvent. Le , Pinus sylvestris L. et le P. rubra Mill. qui en est une forte variété,
ont les cônes pendants et non pas droits. La couleur rougeâtre des jeunes rameaux, indique une espèce différente. Jai traversé le bois de la Matte, la beauté des arbres me frappa, mais je n’ai aucun souvenir de leurs caractères. Il faut absolüment que je voie pour juger. Il en est temps encore, les
cônes sont sur les arbres, Si M. de Batenne ne vous en procure pas, c’est qu’il ne veut pas vous obliger. Ecrivez-lui
de suite qu’il vous procure des Angles, trois ou quatre bouts de
(1) Anas, montagne au sud-ouest de Puigcerda, dans la vallée de
t de la montagne de Nohèdes, canton de Prades. Le rocher des Gourgues est une localité botanique bien différente, car il est situé au nord de Vicdessos, département de l’Ariége, {Note de Barrera.) à
Sn branches de pin d’un pied de long auxquelles les cônes sont encore attachés. [année prochaine il ne sera a plus temps. Je vais faire imprimer.
« J'en dis de même pour M. Coder. Priez-le instamment de Ÿ ‘occuper de suite du catalogue de son herbier, et d’y mettre surtout les stations. L'hiver est très favorable à cette opération. Les neiges empêchent les insurgés d’aller vous faire visite ; ils Sont allés à Ax, mais pas chez vous. Priez M. Coder de m’envoyer en mars ce qu’il aura fait. Renvoyez-moi ma liste des localités après lecture attentive; fixez-moi je vous prie sur Anas et la Gourgue.
« Je suis, etc.
« P. LAPEYROUSE
Cette lettre a été la dernière reçue par Barrera. Le médecin botaniste de Prades est mort, et dorénavant Lapeyrouse va correspondre directement avec Coder. Ce dernier a provoqué la communication suivante du professeur de Toulouse.
- « Toulouse, le 27 août 1811.
« Vous m'avez prévenu, Monsieur, de la manière la plus . “obligeant, par votre aimable lettre du 29 juillet dernier. J’at- | ‘tendais pour avoir l'honneur d'y répondre que les plantes . qu'elle m ’annonçait me fussent parvenues. Je les ai reçues hier. Je les ai vite vérifiées, et je m'empresse de vous remercier de l'attention -obligeanfe que vous avez eue de me les communiquer. J'y trouverai en eflet un bon nombre de sta- tions et quelques espèces à ajouter. Il en est de mème de celles
sont notre ami M. Xatart a accompagné cet envoi.
« Mais comme j'ai reçu beaucoup de plantes presque coup . sur coup de divers points des Pyrénées, que l’imprimeur me
Crest Le seul moyen que rien ne ne
Ancoco an
nn temps de: lén dents Derare Mont-Louis qui n'intéressérent à raison de
" ma l'examen : de ces curieuses
+ on à pas se par la ie Fe épreuves, je trouve à propos ee s observé dans ce couru par Barrera et Lapeyrouse, et que vient de orable
morable confrère M. Timbal-} e.
m ignon ss 4 rene si non un genre nouveau, encore observé. Le a été
au Laurenti. pl se. montrait se
Mn — | yazons. ('Fâcher: surtout de les obte-
- 0 — ne « I en est de même de la fructification des to, ne
pour avoir ceux qui ne se séparent pas de la pierre, il faut en casser des fragments, et lorsque le lichen est trop grand, faire en sorte de conserver une partie du centre et du rebord, } qu’ils fournissent souvent des caractères... Obtene le Lichen ne a L. Le en a le ns Tournon a cité mal à p ic avec ter he autres espèces propres seulement à aux sommets de nos mon J hs ù
dans le Roussillon, près de € Colliour. , mêlé an B pt A ah. mousse qu’il avait rencontrée cinq ans avant dans la Bretagne. rbula cæspitosa He nn ane de Saint-An
Barbula « Galamus..
grotte he eo
Grimmia ‘elatiot Be. æ Se (Tmen incurvum He Esplce Far jar lé nigou, et dans la vallée de Ta:
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4 | HE dti a ta ” Mielichoferia nitida Hornsch.. Vi Nes dns et Lo Aa. . sur Les rochers > de la Collada de
: … 6 | à fureur Poe les cryptogames, » reprenait . On se souvient que cédant à
MES il avait sollicité le CENEn
— d'amitié qui l'unissaient depuis le commencement du siècle à Lapeyrouse, et qui de loin (Persoon était fixé à Paris), entretenait le goût chancelant parfois de son confrère pour ces merveilleuses productions fungiques où tout déjà à cette époque semblait nouveau, inattendu et curieux à apprendre. Schleicher fournissait depuis quelque temps les Mousses et les Lichens des Alpes à l'herbier de Lapeyrouse ; Wildenow, le savant commenta- teur du Sys/ena de Linné, accordait aussi à son Coë- respondant Toulousain des types authentiques, précieux pour les comparaisons, et offrait son concours pour élucider les cryptogames critiques. Thore, cet autre correspondant de Lapeyrouse, ajoutait à ses offres de services l'envoi en nature de sa C'Aloris des Landes. Plus près de Lapeyrouse, Gattereau avait abordé, gràce à Izarn de Cäpdeville, l'examen des mêmes plantes dans sa Flore de Montauban. Le Docteur Tournon’, l'ami de l'abbé Duvernois, connu par ses heureuses récoltes cryptogamiques dans Îles bois de Grammont, représentait à Toulouse une école d'herborisation que semblait jalouser l'école officielle dirigée par Lapeyrouse, et cette première école avait produit une #/ore Toulousaine où la cryptogamie était esquissée et dans
en : 1859, et on ignore aujourd'hui, à Toulouse, ce qu'il est devenu. (Cette derniére indication m'a été fournie par M. Timbal-Lagrave, qui
- avait feuillet£ dans le temps la collection de C. de Puylaroque).
bien rempli toute sa vie. Lap | ment engagé, pReqie a dernière page l « Le re on
x ne firent défaut à ce moment à Lapey vue ss notre botaniste commençait à baisser, 5° pondaient plus à sa msi à il nr déjà 1 il mourut d d ‘ailleurs
up Le œuvre riche en néghigences
; j'a relevé parfois les torts … que des de 5 cés dans la science . tiré are
de Us vint” cobtrese: M. nn > peux que plañidre Lapeyrouse d'a avoir r de
ent et,
| pas \ voir dans les procédés d'au d'autres tard en ae avec es une
J'ai eu un instant en ma possession Fherbier des Lichens : de Lapeyrouse. Il était représenté par un millier de types non déterminés à la vérité, mais bien. choisis, complets et accompagnés de lAabitat précis. Je n'eus pas le temps d'utiliser cette collection: elle faisait partie du Musée de Saint-Bertrand qui fut brusquement dispersé, à la mort de Nérée Boubée son propriétaire. Les lichens furent emportés par un étranger. .…. Le bijou bibliographique qui a survécu à la perte de cette portion des collections du botaniste pyrénéen, est le Houssier de Schwaegrichen, dessins et types de mousses européennes tracés et réunis par le savant continuateur des œuvres d'Hedwig. Renonçant à garder ce trésor pour moi seul, j'ai autorisé un éditeur à en livrer un /#c-simile accompagné de la correspondance de Schwaegrichen, et cette publication, aide précieux dans la recherche des mousses aux Pyrénées et aux Alpes, dont il confirme 321 types, est aujourd'hui dans les mains de tous les bryologues. Dans ce recueil les dessins sont exacts, et on eût atteint le desiderata le plus complet, s’il eût été possible d'extraire du type lui-même fourni par Schwaegrichen, les cent échantillons exigés par la publication. Force a été
ménager son compétiteur plutôt que AE du moins à être scru-
puleusement juste pour les droits des es. Ses rapports aigre-doux vec Gouan (1780, ses sonne assez rh sans le … de Lamarek (1789) avai t pu faire naître « les finesses
que révèle déjà son désert de l’année 1797; re les difficultés ne .
sérieuses avec Ramond ne survinrent qu'en 1800 e ses attaques envers De Candolle qu'après 1813, ear c'est uniquement pas sa Flore abrégée et dans le supplément (1818). qu'il s’oublia souvent et fit bon marché des communications qu’il devait à la générosité de Pourret et des botanistes méridionaux, alors que quelques-uns de ces bota tanistes, absents ou. dérédés, ne pouvaient rertainement pas se plaindre.
d'emprunter, se l —— des échantillons déterminés avec soin.
Revenons à la correspondance. Voici la dernière lettre que Lapeyrouse fit parvenir à Prades.
© « Toulouse, le 47 mars 1814. »
‘« Il y a un siècle, Monsieur, que je n’ai eu de vos nouvelles; faut-il que parce que nous ne parlons plus de plantes nous rompionstout commerce”? Je ne m ’accoutumerai jamais à cette pri-
vation. Nous avons tant d’autres choses à nous dire! Comment vous portez-vous ? Comment vont les affaires? Vos voisins vous ont-ils laissés so RUN Je cé pe Le viviez en paix, et
que vous jouissiez de t lité et de bonheur.
« Ma santé est assez Luis Les temps sont ici des plus malheureux, nous sommes dans la misère, menacés par les ennemis ; on fait de grands travaux de fortification en avant de notre ville, les Anglais ont occupé Bordeaux.
€ La botanique me console un peu de cette fâcheuse perspective. Je m'occupe toujours des corrections, que des études plus approfondies et des observations nouvelles me mettent en même d'ajouter à mon livre. Je sais le plus grand gré à ceux qui relèvent mes erreurs, qui m’indiquent les fautes qui me sont échappées, ou qui par les nouveaux envois de plantes me fournissent les moyens de corriger, d'effacer ou d’additionner, Si done, dans la saison dernière, vous avez fait quelques récoltes et que vous ayez recueilli quelques objets nouveaux,
vous me ferez grand plaisir de me les communiquer.
€ Vous aurez peut-être la visite au printemps prochain de M Léon Dufour, médecin de l’armée d’Aragon, stationné actuellement à à Perpignan. C’est un de mes amis, homme d’un: grand mérite, très habile en botanique; il a fait des récolles
ea 71 Fu Coder ne lui transmette rien pour son futur Supplément, Jui aussi va cesser dès ce moment ses relations.
Après Pyrame de Candolle et concurremment avec ce savant botaniste dont l’ardeur scientifique et les vues nouvelles inspirent un si louable élan dans l'étude et la recherche des plantes en France, divers naturalistes distingués, E. Duby, Léon Dufour, C. Montagne, De Bré-
| bisson, Dunal, Auguste de Saint-Hilaire sont venus dans les Pyrénées-Orientales, et ont noué des rapports avec Coder. Ces rapports se continueront jusqu'en l'année 4840. Avant de parler de la seconde portion de la correspondance scientifique du botaniste de Prades et pour ne pas trop m’éloigner du commerce épistolaire de Lapeyrouse avec lui, lié comme on l’a vu jusqu'à un certain point avec celui de Xatart, un autre ami non moins heureux de la botanique dans le Roussillon, j'intercale ici quelques fragments de la correspondance de ce dernier.
Dès le mois d'avril 4841, dans une de ses lettres au docteur Barrera, Lapeyrouse avait justement apprécié le zèle et le savoir du pharmacien de Prats-de-Mollé. « M. Xatart, dit Lapeyrouse, a une ardeur singuhère et un tact admirable. C'est étonnant tout ce qu'il a trouvé. Il à certainement la collection la plus nombreuse de plantes du Roussillon qni ait jamais été faite et rigoureusement dénommée. I m'a singulièrement enrichi. »
Quelques mois après, le 30 juin, Lapeyrouse écrit encore à Barrera : «J'ai eu le plaisir de voir chez moi
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M. Xatart, et avec lui un recueil charmant de ul. portugaises et espagnoles que je ne m'attendais pas de trouver dans votre département. Il est bon botaniste, il a un tact fin, et ma flore lui doit un de ses principaux ornements; nous avons beaucoup parlé de vous, bu et
célébré votre santé, et je l'ai prié, en nous ne dé
vous faire parvenir cette lettre. »
Cette opinion intime à propos de son autre correspondant, nous conduit directement à l'éloge public que Lapeyrouse réservait deux ans plus tard (1813) à Xatart dans son ÆZistoire abrégée. « Les plantes des Pyrénées- Orientales, dit Lapeyrouse (Préface, page xiv), ont été
observées avec beaucoup d'assiduité par M. Xatart, . pharmacien à Prats-de-Mollé ; peu de botanistes ontune
ardeur aussi vive, un coup-d'œil aussi perçant, un tact aussi sûr. Son herbier contient un grand nombre de plantes rares qu'on chercherait vainement dans toute autre partie des Pyrénées; il l'a mis à ma disposition. » Cinq ans après, dans son Supplément, le floriste Pyrénéen cita Xatart en tête de la liste de ses amis et de ses correspondants, qui «au premier signal avaient repris leurs courses et recommencé leurs recherches, avec un zèle et une ardeur attestant leur amour pur et sincère pour les progrès de la botanique des montagnes Œ ‘is habitent. »
Les Reliquie de Lapeyrouse contenaient vingt lettres autographes datées de 1809 à 1817, écrites par Xatart et se rapportant chacune à une herborisation particulière. La lettre qui concerne le territoire de, Banyuls-sur -Mer intéressa vivement. Lapeyrouse, à cause de là fécondité
point fait le sujet de du découvreur dans les” al régée. Mais, dans le is slafin del'année ne
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a Prats, 26 avril 1812, à id. Quint; au Theligonum cynocrambe, celte plante est celle pour laquelle vous éprouvâtes il y a un ou deux ans tant de difficulté, et que vous prites alors pour l’Isnardia palustris. Je ne doute plus que ce ne soit cette première. Je l'aitrouvée à Can Campa (Bagnols-de-Mer), lieu frais et
pierreux; fleurit en avril, mai. Je vous en renverrai l’échan-
tillon avec mes collections de ce printemps ainsi que vous le
désirez !, Mais je dois vous observer de ne point porter Ja sta-
tion de l'Isnardia palustris à Bagnols-de-Mer, puisqu'elle
: n'y existe pas. L’Azerolier que je vous avais dit de trouver
aussi à Bagnols n’y croit point, d’après une vérification rigoureuse que j'en ai faite dans mon dernier voyage dans cette
commune ; aussi, je vous prie de ne point y donner sa station car je serais mortifié qu'il y eût la moindre erreur dans mes renseignements ?.
| retourne cette fois bien élérminés.. « J'étais piqué au vif, éerit-il à son correspondant, grecs r commis une si grande bêtise, et de n'avoir pu arr ur la —. prise pour le £L. Jinum-stellatum; je m'y suis
s yeux. » Cette lettre inédite de Lapeyrouse, conservée sans doute à Montpllier avec les collections Xatart, se citée dans les imté- ressantes observations de M. Le docteur Loret. L'Isnardia n’a jamais
été. rencontré à Banyuls, ni en 1809, ni depuis, et malgré la réserve expresse que Xatart fait dans sa lettre 26 avril 1812, Lapeyrouse mentionne cependant dans la Flore abrégée qu'il publia l’année suivante, l'habitat inexact de Banyuls. Aujourd'hui c'est uniquement aux environs de Saint-Génis et dans le territoire de Toulouges qu'on rencontre cette
. rareté des Pyrénées-Orientales
(1) Le génre Tionan:e) qui ebostituar pour Eudlicher une famille distincte, à été réuni aux Urticées par MW. Grenier et Godron. L'habitat de Xaïart est mentionné dans la Flore de France. Lapeyrouse à omis de citer le nom du premier collecteur dans da localité pyrénéenne, alors un. rs Depuis quelques années le Theligo num s'est onde jusqu'au près de Maurellan, rs ” re " Saint-Mar
apeyrouse Ra ni, vite (Flore abregéo le (3 ‘asarolus L. aux environs de Banyuls ét de Prades. Cet arbris-
« 7. vais aller à Prades. dans le commencement prochain. Je tâcherai d'aller moi-même au Mazos qui a ne: de Prades, pes avoir V'Echium ë
seau og n médeanénne re pi
— 1 …— Desf. 1 et, s'il n’était point en fleurs à cette époque, jele recommanderai à M. Coder. Il yaurait bien du malheur si nous ne pouvions pois l'un ou l'autre, nous,en proeurer quelatillon On vient de m’annoncer le décès de M. Barrera, médecin. Ilest mort le 17 de ce mois, et je ny mets aucun oute, car je le trouvai déjà bien malade, dans le mois ide, février, où À ‘eus le. RP de Je voir. chez lui à ù
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ous reprenons . RSR Mais die oder. C’est tout d'abord deux lettres sueCessiy es et très
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ilier u ele p pour. les de à ie qué MM. Miguei rer “ t sen les rameaux de la plante. vivante, eñt
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mère de ré fil sont longues, non ‘pustilenses, » les fleurs petites, ‘blanc :blenâtres ou anis exe La pur est mullitige (le 4e, on }. Son as aspécl. est , see eus ler et
ë “ à V'Erhém que vous avez à remarqué hé cu ‘1, selon mai, de eontou- . he de parceque ce M a té. al observé ou ide lei et je ne le vois ja S varier; la germi
: aisément du Pyreaieun qui, Jui aussi, conserve
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intéressantes du savant auteur de la Flore francaise. Pyr. de Candolle donne à une Euphorbe nouvelle le nom de son intelligent correspondant; il initie celui-ci à la géographie des plantes. La précisiom de l'habitat, quant à l'altitude, était nouvelle pour Xatart, qui jusqu'alors s’était borné à étudier la végétation de la contrée, c'està-dire la Flore proprement dite ; mais elle devait compléter pour De Candolle une investigation poursuivie depuis plusieurs années : la multiplication et le mode de groupement des éléments de la végétation, etces données devaient appuyer bientôt sa Géographie botanique. Le Linné Français avait entrevu, en même temps que le savant de Humboldt, les lois de la première création des espèces et de leurdistribution actuelle à la surface du globe; il allait jeter un jour nouveau sur les plantes sociales et les aires occupées par les espèces et les familles.
« Montpellier, 22 décembre 1814.
« Monsieur, j'ai recu avec beaucoup de plaisir et de reconnaissance le bel envoi que vous avez bien voulu me faire des plantes que vousavez ramassées dans votre pays, et je vous prie d’en agréer mes remerciements les plus sincères. Le nombre et le choix de vos plantes prouve l’activité éclairée que vous apportez à leur recherche et me confirme dans loprnion of j'étais déjà, que votre pays est le point le plus riche ‘de Ja France par la variété de ses productions végétales. Déjà à un premier aperçu, j'ai remarqué plusieurs des espèces que vous m'adressez qui me paraissent nouvelles ; votre Euphorbe n° 219 me parait très caractérisée par les rameaux de l’ombelle feuillés, et si mes recherches à cet égard continuent à me démontrer qu’elle est inconnue aux botanistes, je la ferai con-
En Rare D Euphor.
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