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CHAPITRE PREMIER

Plexus cervical.

Le plexus cervical, [plexus cervical superjiciel des auteurs ), résulte de la réunion de la branche antérieure des premier, second, troisième et quatrième nerfs cervicaux. Il est très simple : pour le former, les branches nerveuses indiquées s’envoient de haut en bas et de dedans en dehors un rameau qui les réunit angulairement , et qui embrasse en avant 1 apo physe transverse voisine. Le rameau qLii va du premier au second nerf cervical est le plus petit. Celui qui se porte du second au troisième est ordinairement un peu plus gros que celui qui va du troisième au quati’iènie.

Le plexus cervical est placé à la partie latérale et supérieure du col , au dessous du muscle sterno-niastoidien , sur les attaches supérieures des muscles angulaire de l omoplate et scalene postérieur , en dehors des apophyses transverses des vertèbres cervicales, du muscle grand droit antérieur de la tête et de la veine jugulaire interne. Il est entouré de nombreux ganglions lymphatiques, et s’avance en haut jusqu’à la base du crâne. Eu bas , il se réunit directement et par l’intermédiaire du nerf phrénique , avec la partie supérieure du plexus brachial. En dedans, il communique avec le grand sympathique à l’aide de fdets oblic[uement dirigés, qui traversent le plus souvent l’intervalle des faisceaux du muscle scalène antérieur. En dehors, il communique avec le nerf spinal par deux ou trois rameaux , et donne naissance à de nombreuses branches qui se portent vers

les parties supérieures du col et vers ia tête, ou qui descendent vers la poitrine, et qu’on distingue , pour cette raison, en branches ascendantes et descendantes.

Du reste, il est facile de reconnaître que parmi ees branches, il en est qui procèdent directement et exclusivement de tel ou tel nerf cervical ; tandis que d’autres sont fournies par leurs rameaux d’anastomose. Ces dernières seules , à vrai dire , devraient être attribuées au plexus cervical • mais l’habitude a consacré une autre manière de présenter les choses.

ARTICLE PREMIER

Branches ascendantes du plexus cersncaU

Ces branches sont les moins nombreuses. On les distingue en cervicale superficielle , auriculaire et mastoïdienne.

Branche cervicale superficielle.

Quelquefois double , plus souvent simple, cette branche se détache de la deuxième et de la troisième paires cervicales. Elle se dirige d’abord en bas, en dehors et en arrière, au-dessous du muscle sterno-mastoïdien • puis bientôt elle se réfléchit à anse sur le bord postérieur de ce muscle, au milieu de sa hauteur environ , se porte un peu obliquement en avant et en haut, entre lui et le peaucier, se glisse au-dessous, rarement en dehors delà veine jugulaire externe , et se divise de bonne heure en rameaux nombreux. Ces ranieaux s’écartent en divergeant , et se répandent dans la peau des régions sus et soiishyoidiennes, et s’anastomosent en haut , comme je l’ai déjà dit, avec les branches sous-maxillaires du nerf facial.

Branche auriculaire.

Cette branche , une des plus grosses du plexus cervical , naît de la deuxième et de la troisième paires cervicales; elle est cjuelquelois double. Elle se recourbe de bas en haut et d’arrière en avant, sur le bord postérieur du muscle sterno-mastoïdien qu’elle embrasse , remonte perpendiculairement vers la région parotidienne, en arrière de la veine jugulaire externe , en dehors du muscle précédent et en croisant sa direction. Ensuite , elle se glisse en arrière de la glande parotide , gagne la partie inférieure du pavillon de l’oreille , et se divise

en un grand nombre de filets qui se distribuent au lobule , à la peau qui recouvre l’aiititragus et à celle de la re'gion mastoïdienne; un d^enx traverse le cartilage de Tantitragus ou l’incisure qui sépare celui-ci de l’hélix , gagne la face externe du pavillon , suit la saillie de rantliélix jusqu’à la fosse naviculaire, et se distribue à la peau qui revêt ces diverses parties.

Jusqu’au niveau de l’angle de la mâchoire, le rameau auriculaire ne fournit aucune ramification , quelquefois seulement il se bifurque, et ses deux divisions remontent accolées l’une à l’autre vers la région parotidienne. Mais à la hauteur de l’angle de la mâchoire, il fournit un grand nombre de filets qui s’écartent en divergeant , se portent vers la partie antérieure du pavillon de l’oreille , sur la parotide , vers la joue , et se terminent dans la peau de cesp’égions, en s’anastomosant avec les radiations du facial et du maxillaire inférieur qui s’y rendent. Quelques-uns des derniers peuvent être suivis en dehors du rnasséter et jusque dans la lèvre inférieure. D’autres^ plus profonds , se glissent entre la parotide et le muscle sternomastoïdien , et vont se réunir , au-dessus du ventre postérieur du muscle digastrique, avec le nerf facial ou avec son rameau mastoïdien.

Branche mastoïdienne.

Un peu moins grosse que la précédente , quelquefois double , et placée en arrière de celle-ci, cette branche {petit nerf occipital^ Arnold, occipito- auriculaire Chaüss. } , procède du deuxième nerf cervical , se dirige d’abord obliquement en haut et en arrière, au-dessous du muscle sterno-mastoïdien ; puis elle se dégage bientôt de sa position profonde en arrière de ce muscle, longe son bord postérieur appliquée sur le splénius , et se divise plus ou moins promptement en deux rameaux secondaires, qui sont aussi quelquefois produits isolément par le plexus, comme je l’ai dit; l’un s’épuise en fines ramifications dans la région mastoïdienne, et s’y anastomose avec les divisions du filet auriculaire du facial et de la branche postérieure du second nerf cervical ; l’autre gagne le pavillon de l’oreille, envoie quelques filets à la région mastoïdienne , mais se perd plus spécialement dans la peau de la partie postérieure du pavillon, en s’y anastomosant avec la branche auriculaire du nerf cervical.

ARTICLE SECOND

Branches descendantes du plexus cervical.

Les brandies descendantes du plexus cervical sont beaucoup plus nombreuses et plus importantes que toutes celles qui précèdent. On les distingue d’après leur direction et leur destination, en descendantes externes, descendantes postérieures, des-cendanie interne et phrénique ou diaphragmatique^

Branches descendantes externes ou superficielles .

Ces brandies procèdent de la partie la plus inférieure du plexus cervical, le long du bord postérieur du muscle sternomastoïdien. Ordinairement réunies en un seul tronc supérieurement, nombreuses au contraire et divergentes inférieurement , elles se portent en bas et en dehors , quelques-unes obliquement en avant , celles-ci verticalement, celles-là obliquement en arrière; toutes sont placées au-dessous du peaucier et en dehors de l’extrémité supérieure des scalènes. Ensuite elles croisent la direction du muscle scapulo-liyoïdien et delà clavicule, parviennent à la partie supérieure de la poitrine, sur le moignon de l’épaule, et s’y divisent en nombreux filets qui se répandent dans le peaucier, dans le tissu cellulaire , dans la peau de ces régions, et peuvent être suivis jusqu’à la mamelle et à la partie externe et supérieure du bras.

Au col , quelques-unes des divisions de ces branches , très grêles et très peu nombreuses ( rameaux sous- claviculaires des auteurs), se glissent au-dessous du muscle scapulo-hyoïdien , du feuillet moyen de l’aponévrose cervicale , et vont se répandre dans le muscle sous-clavier et dans le tissu cellulo-graisseux de la partie supérieure du creux de l’aisselle. D’autres traversent le bord externe du trapèze , y laissent quelques ramifications , et se perdent dans la peau qui le recouvre. M. Cruveilliier a vu un des rameaux descendans externes du plexus cervical traverser la clavicule, à l’union de son tiers externe avec ses deux tiers internes.

Branches descendantes postérieures.

Au nombre de deux ou de trois, souvent réunies supérieurement avec les précédentes, inaisbeaucoup plus profondes qu’elles infé-

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